Inscriptions latines de Narbonnaise (ILN). Volume 8, Valence
Faure Patrice ; Tran Nicolas ; Rémy Bernard
CNRS EDITIONS
60,00 €
Epuisé
EAN :9782271074454
Depuis la publication par Otto Hirschfeld, en 1888, du tome XII du Corpus Inscriptionum Latinarum et du supplément qu'Emile Espérandieu lui ajouta en 1929, les découvertes épigraphiques se sont multipliées sur le sol de la province romaine de Narbonnaise. Des prospections ont permis de retrouver des inscriptions que l'on croyait perdues du temps d'Otto Hirschfeld. De nouvelles lectures ont amélioré certaines leçons du CIL. Dirigée à l'origine par Jacques Gascou, la collection des Inscriptions latines de Narbonnaise s'est donnée pour objectif de publier, cité par cité, toutes les inscriptions latines connues à ce jour (à l'exception des inscriptions chrétiennes et des textes de l'instrumentum), en les accompagnant systématiquement de photographies ou de dessins et en leur adjoignant un substantiel commentaire onomastique et historique. Ce volume, consacré à la cité de Valence (ILN, tome VIII), comprend quatre-vingt-cinq inscriptions provenant du territoire de l'ancienne colonie, qui s'étendait sur les deux rives du Rhône et sur une grande partie des actuels départements de la Drôme et de l'Ardèche. Les cinquante-six inscriptions découvertes à Valence illustrent la prééminence du centre urbain, mais l'épigraphie témoigne également du développement de la petite agglomération installée à Soyons, sur la rive droite du fleuve. Le corpus se compose de dédicaces aux divinités, d'hommages aux empereurs ou à de hauts personnages, de bornes milliaires et surtout de nombreuses épitaphes. Il est précédé d'une longue introduction où sont étudiées les limites du territoire et l'histoire de la cité, de la conquête romaine au IIIe siècle. Le réexamen des sources permet de formuler des hypothèses nouvelles sur le statut originel et sur la date de fondation de la colonie de Valence. Des discussions approfondies traitent des institutions municipales, de la société, de la présence de Lyonnais sur le territoire valentinois, des cultes, niais également de la provenance des textes, de la typologie des monuments inscrits et de l'historique des recherches épigraphiques. Des cartes, des tableaux, des indices très détaillés et des tables de concordance complètent ce recueil.
Nombre de pages
214
Date de parution
05/12/2013
Poids
808g
Largeur
219mm
Plus d'informations
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EAN
9782271074454
Titre
Inscriptions latines de Narbonnaise (ILN). Volume 8, Valence
Auteur
Faure Patrice ; Tran Nicolas ; Rémy Bernard
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
219
Poids
808
Date de parution
20131205
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Faure Patrice ; Tran Nicolas ; Virlouvet Catherine
L'histoire de Rome que dépeint ce volume est celle de l'apogée d'un empire "mondial". Comment une petite cité est-elle parvenue à dominer un ensemble de terres s'étendant de l'Ecosse et du Danube au désert africain, de l'Atlantique au Proche-Orient, et à établir cette domination de manière assez durable pour marquer profondément l'histoire de tous ces territoires ? Le succès de la domination romaine tient pour bonne part à une conception ouverte de la citoyenneté. Le recensement de 70 av. J.-C. régla un conflit qui avait opposé Rome aux Italiens, une vingtaine d'années auparavant. Tous les hommes libres de la péninsule formèrent désormais le populus Romanus. Près de trois siècles plus tard, en 212 apr. J.-C., Caracalla attribua le bénéfice de la civitas Romana à tous les habitants libres de l'empire. Or, durant la période délimitée par ces deux mesures, les possessions romaines s'étaient étendues bien au-delà des rivages de la Méditerranée. Cette expansion fut l'oeuvre collective des soldats romains et de leurs chefs. Garants d'une domination qui se prétendait universelle, et qui avait pour siège la plus grande ville de l'Antiquité, les princes adaptèrent la Cité au gouvernement du monde. L'ouvrage examine cette histoire en recherchant la cohérence d'une construction impériale singulière, qui servit ? plus tard ? de modèle à bien d'autres.
Résumé : L'exposition créée par le musée Lugdunum, sous le commissariat de Patrice Faure et de Frédéric Hurlet, a pour thème les modalités d'accession au pouvoir sous le Principat à travers le phénomène de l'usurpation. Le point de départ est la guerre civile de 193-197. Le principat d'Auguste est un régime issu des guerres civiles qui prétend restaurer la res Publica et la concorde civique. Foncièrement ambigu, ce régime n'affiche pas son essence monarchique et n'établit pas à ce titre de principe de succession héréditaire, créant ainsi un terreau favorable à la guerre civile au moment où la dynastie s'éteint, en 68, 96 et 192. Entre 193 et 197, entrent en scène tous les organes du pouvoir à Rome et dans les provinces, proclamant et défaisant des empereurs : armée (garde prétorienne et légions), Sénat, peuple romain, élites provinciales et chevaliers. L'exercice du pouvoir dépend de la capacité du prince à établir un consensus entre tous ces acteurs. Fil narratif Le 31 décembre 192, l'empereur Commode meurt sans avoir désigné de successeur. Cet événement déclenche une crise politique conduisant à une guerre civile. Publius Helvius Pertinax est tout d'abord désigné par le Sénat pour succéder à l'empereur, mais il est rapidement assassiné par la garde prétorienne. Quatre prétendants au pouvoir s'affrontent alors : Didius Julianus successeur accepté par le Sénat, dont la légitimité est remise en cause par Caius Pescennius Niger, légat de Syrie d'une part et Septime Sévère, légat de Pannonie alors allié à Décimus Clodius Albinus, légat de Bretagne d'autre part.
Virlouvet Catherine ; Faure Patrice ; Tran Nicolas
L'histoire de Rome que dépeint ce volume est celle de l'apogée d'un empire " mondial ". Comment une petite cité est-elle parvenue à dominer un ensemble de terres s'étendant de l'Ecosse et du Danube au désert africain, de l'Atlantique au Proche-Orient, et à établir cette domination de manière assez durable pour marquer profondément l'histoire de tous ces territoires ? Le succès de la domination romaine tient pour une bonne part à une conception ouverte de la citoyenneté. Le recensement de 70 av. J.-C. régla un conflit qui avait opposé Rome aux Italiens, une vingtaine d'années auparavant. Tous les hommes libres de la péninsule formèrent désormais le populus Romanus. Près de trois siècles plus tard, en 212 apr. J.-C., Caracalla attribua le bénéfice de la civitas Romana à tous les habitants libres de l'empire. Or, durant la période délimitée par ces deux mesures, les possessions romaines s'étaient étendues bien au-delà des rivages de la Méditerranée. Cette expansion fut l'oeuvre collective des soldats romains et de leurs chefs. Garants d'une domination qui se prétendait universelle, et qui avait pour siège la plus grande ville de l'Antiquité, les princes adaptèrent la Cité au gouvernement du monde. L'ouvrage retrace cette histoire et restitue la cohérence d'une construction impériale singulière, qui servit ? plus tard ? de modèle à bien d'autres empires.
Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
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En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.