L'intersectionnalité : enjeux théoriques et politiques
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
LA DISPUTE
22,00 €
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EAN :9782843032820
L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.
Nombre de pages
282
Date de parution
28/11/2016
Poids
379g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843032820
Titre
L'intersectionnalité : enjeux théoriques et politiques
Auteur
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Editeur
LA DISPUTE
Largeur
140
Poids
379
Date de parution
20161128
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A l'heure où les pratiques d'enquête et de recherche en sciences sociales se trouvent de plus en plus sauvent troublées par les enjeux éthiques qui s'y font jour et par l'importance croissante des dispositifs qui prétendent les réguler, cet ouvrage entend offrir un cadre de réflexion innovant et documenté. Conflits de loyauté à l'égard des enquêtés, poursuites en justice, accusations d'excuser les délinquances, multiplication des chartes et des comités d'éthique, recours aux big data, pressions exercées sur les chercheurs, mise en cause de la sociologie critique au nom de l'impératif de neutralisation axiologique, impossibilité d'enquêter en raison de l'exigence de consentement des acteurs, pression des commanditaires... La liste des difficultés auxquelles le chercheur est susceptible de se heurter pourrait encore s'allonger. S'appuyant sur de nombreux exemples où enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques s'entrecroisent, l'ouvrage constitue un outil précieux pour le chercheur confronté aux dilemmes éthiques de sa pratique.
Depuis plusieurs décennies, de nombreux pays occidentaux ont reconnu l'identité des personnes LGBTQ par divers dispositifs allant dans le sens d'une égalité juridique, et notamment en créant des cadres légaux pour les unions des couples de même sexe. A l'heure où le peuple suisse est amené à se prononcer sur le mariage pour toutes et tous, ce livre retrace l'histoire de ces revendications dans notre pays. Sinueuse, cette entreprise est parsemée de nombreux tâtonnements, avancées et compromis. Un processus lent qui relève de plusieurs instances : associatives, politiques, ecclésiales, puis citoyennes, notamment lors des votations référendaires. C'est en éclairant ces différentes arènes que sont relatés les progrès vers l'accès au mariage pour les couples de même sexe, mais aussi les résistances et oppositions qui l'ont freiné, des années 1960 jusqu'à nos jours, avec un regard sur la situation dans les pays avoisinants.
Schultheis Franz ; Roca i Escoda Marta ; Cousin Pa
En juin 1999, les ministres de l'Éducation de 29 États européens signaient la " Déclaration de Bologne " sur l'harmonisation des systèmes d'enseignement supérieur. En théorie, il s'agissait d'apporter une dimension culturelle à la construction économique, de créer une " Europe du savoir " contre l'" Europe des banques ". En pratique, l'" esprit de Bologne " consiste à fondre les traditions universitaires des divers pays dans un moule concurrentiel largement inspiré du " modèle " américain. Universitaires ou chercheurs européens, les auteurs de ce livre ont entrepris une tâche essentielle, quoique ingrate : décortiquer et analyser les textes européens consacrés à l'enseignement supérieur. Ils évaluent les conséquences du processus de Bologne en Allemagne, en Belgique, en France, en Italie et en Suisse. Elles sont lourdes. La course à l'excellence par la mise en concurrence des universités découle d'un vieux principe darwinien. Mais veut-on vraiment éliminer les filières "inadaptées" aux besoins des entreprises...
Depuis 1971, les femmes suisses ont investi les arènes politiques. Si leur proportion au sein des instances parlementaires et gouvernementales n'a cessé d'augmenter, la parité entre femmes et hommes en politique n'a toujours pas été atteinte. Cet ouvrage dresse un bilan de la présence et de la représentation des femmes en politique en Suisse, avec un regard rétrospectif sur tes cinquante dernières années, tout en s'interrogeant quant aux défis qui restent à relever. Dix contributions écrites par des personnes de divers horizons - académique, militant, des bureaux de l'égalité - composent cet ouvrage collectif. L'étude des difficultés d'accès des femmes aux plus hautes instances de la politique nationale retrace les luttes passées et encore présentes pour contourner nombre d'obstacles structurels enracinés dans une culture politique et sociale fortement androcentrée. Collectivement, mais aussi parfois en suivant des chemins individuels particuliers, les femmes ont réussi à pénétrer le bastion masculin du monde politique. C'est grâce à une multitude de stratégies et de tactiques, soutenues par les actions des bureaux de l'égalité et par de nombreuses associations, mouvements, et collectifs, que les femmes ont réussi à faire imposer leur voix et qu'elles continueront à le faire.
Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.
Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Peut-on changer la vie sans changer l'Etat ? A l'inverse, gagner les élections suffit-il à réorganiser en profondeur la société et à rendre le pouvoir au peuple ? Coordonné par la philosophe Isabelle Garo, ce livre propose de mettre à jour ces questions anciennes au regard de la situation contemporaine. Face à un Etat de plus en plus néolibéral et autoritaire, comment envisager sa démocratisation radicale en vue d'une rupture véritable avec l'ordre économique, social et politique responsable de la crise actuelle ? Les expériences passées de la gauche au pouvoir - Front populaire, Amérique latine, Grèce... - nous offrent autant de leçons pour penser les défis auxquels devra faire face un éventuel gouvernement de rupture : articulation avec les mobilisations sociales, mise en oeuvre de la planification écologique, invention de formes de production non marchandes, ou encore extension de la logique de la Sécurité sociale. De la préface d'Álvaro Garcia Linera, ancien vice-président de la Bolivie, à la postface de Jean-Luc Mélenchon, ce livre de L'Institut La Boétie dessine l'horizon d'une possible révolution citoyenne pour le XXIe siècle. Reste à la faire advenir.