Nul hasard si, dès 1971, le pianiste Ben Sidran sous-titrait son ouvrage Black Talk par la formule : How the Music of Black America Created a Radical Alternative to the Values of Western Literary Tradition. Dans une tradition qui a largement revalorisé la place et la fonction de l'oralité, dans une pratique musicale qui a parfois supprimé tout recours à la trace écrite et qui a souvent fait de l'improvisation un moyen d'expression perçu comme plus direct voire plus " naturel " , que nous disent les écrits de musiciens ? Notons que parmi les réponses de musiciens à la question posée en 1974 par Stanley Dance dans The World of Swing (" Musique mise à part, quelle est votre forme d'art favorite ? "), seules celles de Bud Freeman (" Literature and Theater ") et de Gene Ramey (" Poetry ") renvoient à l'univers des mots. Quant à la question " Si vous n'aviez pas fait de la musique votre métier, quelle profession embrasseriez-vous aujourd'hui ? " , un seul se rêve en écrivain (Freeman) et il n'est que Milt Hinton pour s'imaginer " writing about musicians " . Pourquoi cette apparente distance ? Et parmi ceux que l'on a pris l'habitude d'appeler jazzmen, qui écrit volontiers et qui n'écrit pas ? Pourquoi et à qui écrivent-ils, sous quelle forme, dans quel but et dans quelle relation avec leur pratique musicale quotidienne ?
Nombre de pages
400
Date de parution
30/08/2023
Poids
640g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9791037021311
Titre
Quand les musiciens de jazz (s')écrivent
Auteur
Fargeton Pierre ; Séité Yannick
Editeur
HERMANN
Largeur
170
Poids
640
Date de parution
20230830
Nombre de pages
400,00 €
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Les anecdotes et la réalité de l'écoute sont infinies " , affirmait Luciano Berio. L'attention portée à l'écoute musicale occupe aujourd'hui une part importante de la recherche musicologique et ethnomusicologique. Cet ouvrage s'inscrit dans cette actualité et rassemble dix-huit essais autour de quatre axes : paradigmes de l'écoute ; l'écoute comme expérience ; l'écoute analysée ; chemins d'écoute. Il interroge l'écoute en tant qu'elle est multiple ou qu'elle s'intéresse à des multiples. Multiple s'entend tour à tour au sens de divers, de varié, de pluriel, mais aussi de soumis à une itération ou à une réplication. Multiple(s) des musiques à l'ère de la reproductibilité technique et des outils numériques, multiple(s) des musiques de transmission orale, multiple(s) des oeuvres ouvertes ou improvisées, multiple(s) de la mémoire : autant de champs dans lesquels l'écoute est mise en question.
Résumé : Dans le milieu du jazz, comme dans d'autres, les femmes sont sous-représentées et soumises à de nombreux stéréotypes. Par exemple le rôle majeur qu'ont joué certaines médiatrices dans les champs de la critique ou de la radio a été oublié ou invisibilisé. Comment se sont construites ces représentations sexuées et genrées tout au long du 20e siècle ? Cet ouvrage, réunissant musiciens, musicologues, historiens, philosophes et sociologues, explore une grande diversité de contextes historiques et de territoires géographiques grâce à de textes scientifiques et des traductions françaises de textes phares. Il apporte une variété d'éclairages sur les effets objectifs de nos représentations et de nos imaginaires genrés, tels qu'ils s'exercent le plus souvent au préjudice des femmes dans le champ jazzistique. Mêlant analyse du discours et politiques de genre, représentation et cas d'étude, ce livre donne à entendre la polyphonie des sujets et ne dissimule pas la pluralité des approches, afin d'enrichir une réflexion plus que jamais nécessaire sur des questions encore sous-représentées dans la musicologie du jazz.
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Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
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Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?