Entre le XIe et le XIVe siècle, le sud-ouest de la France, espace jusque-là caractérisé par un réseau urbain peu dense et largement hérité de l'Antiquité, fut touché par un mouvement sans précédent d'urbanisation donnant naissance à nombre de nos villes et villages actuels. En effet, si bien des agglomérations qui naquirent alors ne sont plus considérées aujourd'hui comme des villes mais comme des "bourgs" ou de gros "villages" en raison de leur petite taille et de leur population réduite, le plan et les modes de fonctionnement de ces "habitats groupés" leur donnaient au Moyen Age un caractère véritablement "urbain" qui les distinguait très nettement des campagnes environnantes. L'exemple girondin montre que la région a pris sa part dans cet essor urbain sans précédent. Entre le XIe et le début du XIVe siècle, un réseau de nouvelles agglomérations, de taille souvent modeste et inégalement réparties dans le territoire, vint considérablement renforcer le maillage préexistant. Grâce à des fonds d'archives très inégalement conservés, il est possible de remonter aux origines et de suivre l'évolution de certaines de ces villes jusqu'au début du XVIe siècle. Les textes médiévaux, complétés par les informations plus récentes tirées de cartes, plans et autres sources figurées, nous révèlent ainsi comment ces villes se distinguent des campagnes alentour à la fois dans leur rapport au pouvoir, par leur rôle économique, leur mode de vie et leur mise en défense. Les monuments et objets hérités du Moyen Age nous rappellent qu'historiens et archéologues médiévistes doivent croiser leurs sources afin de rendre plus tangible l'image de ces villes girondines médiévales dont la topographie et le patrimoine constituent aujourd'hui des traces sensibles pour les habitants et les visiteurs.
Nombre de pages
160
Date de parution
01/02/2024
Poids
630g
Largeur
221mm
Plus d'informations
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EAN
9782356135971
Titre
Villes en Gironde au Moyen Age
Auteur
Faravel Sylvie ; Vatican Agnès
Editeur
AUSONIUS
Largeur
221
Poids
630
Date de parution
20240201
Nombre de pages
160,00 €
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Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
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Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.