
La tête hors de l'eau
Dan Fante est né et a été élevé à Los Angeles. Il est le fils du romancier et scénariste américain John Fante. A vingt ans, Dan Fante parcourt les routes américaines pour se rendre à New York où il demeurera pendant plusieurs années. Il habite alors des appartements miteux, écrit de la poésie, boit du whiskey, et travaille soit comme chauffeur de taxis soit pour des emplois lugubres et sous-payés. A l'âge de quarante-deux ans, il arrête de boire, se coupe les cheveux et commence à écrire sérieusement. Récemment, dans le Los Angeles Times, sa première pièce aboutie, « Boiler Room » a été placée en tête de la liste des pièces les plus remarquables. Actuellement, Dan Fante vit à Los Angeles, écrit tous les jours sauf le dimanche, a un chat, une petite amie aux cheveux rouges, et un permis de conduire valide. Voici les dernières aventures calamiteuses de Bruno Dante, l?alter ego de Dan Fante (comme Arturo Bandini était celui de John Fante, le père de Dan). Comme dans En crachant du haut des buildings, le narrateur connaît de gros problèmes d?alcool, d?argent et, plus généralement, de rapports avec le monde et avec ses semblables. Mais ici, Bruno Dante s?est désintoxiqué: plus la moindre goutte d?alcool, pas la plus petite ligne de cocaïne, et trois séances hebdomadaires aux Alcooliques Anonymes. Et puis il travaille, dans le télémarketing, où il devient peu à peu un as pour fourguer du matériel informatique à des gens qui n?en ont que moyennement besoin. Une des forces du roman tient à la description de ce milieu de travail invraisemblable: les patrons de l?entreprise juteuse sont tous d?anciens alcooliques et drogués qui, eux aussi, émargent régulièrement aux réunions des Alcooliques Anonymes, et les employés connaissent les mêmes problèmes... Curieusement cette boîte est Numéro un dans son secteur d?activité, car il y règne une compétition implacable et une discipline digne d?un centre d?entraînement des Marines. Et l?on voit Bruno Dante jusque là guère célèbre pour sa ponctualité et son acharnement au travail, se mettre à battre tous les records de contrats décrochés en une seule journée, jusqu?au jour où il tombe amoureux de Jimmi, une splendide métis mexico-iranienne, beaucoup plus délurée que lui dont le goût pour le crack et l?alcool causeront la perte, et qui entraînera dans son sillage catastrophique le malheureux Bruno Dante. Il y a là comme une double évocation saisissante du Rêve Américain et du Cauchemar qui lui est lié, un va-et-vient continuel entre Paradis et Enfer. Une parabole du Salut et de la Perdition, sur fond de télémarketing frénétique et de passion charnelle. C?est sans doute le meilleur roman de Dan Fante et ce n?est pas un hasard si les livres de Selby sont une des lectures préférées du narrateur. Même crudité insupportable, même descente vertigineuse vers l?inhumain; mais ici du rêve « télémarketé » ou du Cauchemar alcoolisé, on ne sait lequel est préférable.
| Nombre de pages | 222 |
|---|---|
| Date de parution | 21/04/2001 |
| Poids | 260g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782267015843 |
|---|---|
| Titre | La tête hors de l'eau |
| Auteur | Fante Dan |
| Editeur | BOURGOIS |
| Largeur | 120 |
| Poids | 260 |
| Date de parution | 20010421 |
| Nombre de pages | 222,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

En crachant du haut des buildings
Fante DanDans son deuxième roman, Dan Fante est resté fidèle au ton des Anges n'ont rien dans les poches (Laffont, 1996) en troquant toute-fois Los Angeles pour New York, et les histoires de famille pour les embrouilles de petit boulots. L'auteur de En crachant du haut des buildings est bien le fils d'Arturo Bandini: grande gueule, poivrot à ses heures qui sont nombreuses, coureur de jupons, flemmard, chieur de première. Il est aussi celui de Bukowski avec sa galerie de camés, de cinglés, de ratés. Nul doute qu'une jeunesse en galère reconnaîtra en Dan Fante l'un des siens.Sur commandeCOMMANDER19,82 € -

Dommages collatéraux / L'héritage de John Fante
Fante DanEcrire, boire, survivre", telle pourrait être la devise des quatregénérations de Fante dont Dan livre ici les Mémoires. De songrand-père Pietro Nicola à son père John, des Abruzzesancestrales au soleil californien, Dan Fante retrace le parcourschaotique, brillant et torturé d'une famille de conteurs nés quioffrit au XXe siècle, avec l'auteur de Demande à la poussière,l'un de ses plus grands écrivains. "Je n'écris pas des histoiressophistiquées pour intellos, ni des récits recyclables en sériestélé; je parle de moi. Ce qui me pousse à écrire, ce n'est pasl'envie de changer le lecteur, mais plutôt de lui faire savoirqu'il peut changer. J'écris sur la vie, sur la mort, sur l'amour ettoutes les façons de le gâcher ? et d'en réchapper. J'écris sur lafolie et la mort. J'écris pour la survie de mon coeur."Sur commandeCOMMANDER19,50 € -

En crachant du haut des buildings
Fante DanDans son deuxième roman, Dan Fante est resté fidèle au ton des Anges n'ont rien dans les poches (Laffont, 1996) en troquant toute-fois Los Angeles pour New York, et les histoires de famille pour les embrouilles de petit boulots. L'auteur de En crachant du haut des buildings est bien le fils d'Arturo Bandini: grande gueule, poivrot à ses heures qui sont nombreuses, coureur de jupons, flemmard, chieur de première. Il est aussi celui de Bukowski avec sa galerie de camés, de cinglés, de ratés. Nul doute qu'une jeunesse en galère reconnaîtra en Dan Fante l'un des siens.Sur commandeCOMMANDER9,50 € -

La tête hors de l'eau
Fante DanNé à Los Angeles en 1944, Dan Fante est le fils de l'écrivain John Fante. Il a connu vingt ans d'alcoolisme au cours desquels ses déboires, assortis de malentendus juridiques, lui valurent de fréquentes arrestations. Dan Fante est l'auteur de romans, de poèmes, de nouvelles et de pièces de théâtre. Il vit avec sa femme et son fils Giovanni à Los Angeles. Dans a laissé des instructions pour que, le moment venu, ses cendres soient larguées au-dessus de L.A., mêlées à des excréments de chien. L'oeuvre de Dan Fante (traduite dans une dizaine de pays et de langues) sera traduite intégralement en 2013 chez 13e Note.Sur commandeCOMMANDER8,50 €
Du même éditeur
-

J'habite une tour d'ivoire
Handke Peter ; Petit DominiqueInvité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER7,00 € -

Lady Susan ; Les Watson ; Sanditon
Austen Jane ; Salesse-Lavergne JosetteLady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.Sur commandeCOMMANDER8,10 € -

Mémoires, rêves et réflexions
Faithfull Marianne ; Guiloineau JeanAu cours des dix dernières années, Marianne Faithfull a, selon ses propres mots, "fait quelques disques, enchaîné pas mal de tournées, tâché de retrouver le droit chemin, et... le reste est le sujet de ce livre". Observatrice ironique et distanciée de son époque, elle revient sur les années marquantes de sa vie, rappelant avec une certaine nostalgie l'ère bohème de ses débuts, sans occulter les moments de doutes ni le nouvel essor pris par sa carrière musicale et cinématographique depuis les années 1990. Chemin faisant, l'on croise ses amis de la Beat Generation, les Rolling Stones et les Beatles, ou encore son père, fondateur de la Braziers Park School of Integrative Social Research, et l'ombre de son grand-père, le baron Sacher-Masoch. Cette galerie de portraits unique constitue autant un hommage à ceux qui ont compté pour elle qu'une autobiographie en creux. "J'ai toujours été attirée par les personnages brillants et excentriques, dit-elle, et, pour une raison obscure, il semble que j'ai toujours agi comme un aimant auprès de ce genre de personnes."Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,30 € -

Le livre de l'intranquillité
Pessoa Fernando« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.Sur commandeCOMMANDER27,00 €
De la même catégorie
-

Rien dans la nuit que des fantômes
Benz Chanelle ; Fauquemberg DavidLe passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé." (William Faulkner)Voici trente ans que Billie James n'a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s'installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n'avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n'en a conservé aucun souvenir.Alors que les voisins font preuve d'un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d'olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de lourds secrets, dévoilant peu à peu l'histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d'un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.Campé dans le décor à la fois somptueux et inquiétant du Sud profond, le premier roman de Chanelle Benz fourbit les armes du polar pour nous raconter ce qu'a été - et ce qu'est encore - l'Amérique tourmentée par les spectres les plus sombres de son Histoire.Traduit de l'anglais par David FauquembergChanelle Benz, britannique et antiguaise d'origine, vit et enseigne aujourd'hui à Memphis, dans le Tennessee. Elle est diplômée de l'université de Syracuse, où elle a eu pour mentor l'écrivain George Saunders, qui a salué en elle " une nouvelle voix sidérante de la fiction américaine ", et a également étudié l'art dramatique à l'université de Boston. Après un virtuose premier recueil de nouvelles, Dans la grande violence de la joie (Seuil, 2018), elle signe avec Rien dans la nuit que des fantômes son premier roman.Sur commandeCOMMANDER21,00 € -

Front de lune
Mandanipour Shahriar ; Sarotte Georges-MichelAvant de s'engager dans l'armée iranienne pour combattre l'ennemi irakien, Amir Yamini était un playboy, qui passait le plus clair de son temps à séduire les femmes et exaspérer sa très pieuse famille. Cinq ans plus tard, sa mère et sa soeur le retrouvent, amputé de son bras gauche, dans un hôpital psychiatrique pour soldats traumatisés. Quasi amnésique, Amir est hanté par la vision d'une mystérieuse femme sans visage, au front orné d'un croissant de lune. De retour à Téhéran, le fils prodigue est tour à tour salué comme un martyr de la Révolution islamique et confiné dans sa chambre comme un fou dangereux. Avec la complicité de sa soeur, il s'évade en escaladant le mur de leur jardin et repart sur le champ de bataille à la recherche de celle qu'il surnomme "Front de lune" , accompagné dans ce périple au fil de la mémoire par deux scribes perchés sur ses épaules - l'ange de la vertu et l'ange du péché - qui consignent depuis toujours son histoire. Avec cette épopée amoureuse, guerrière et poétique d'une inventivité exubérante, porteuse d'un regard subtil sur la société iranienne contemporaine et empreinte d'une sensualité tout droit héritée de la grande tradition des contes persans, le grand romancier iranien Shahriar Mandanipour signe une oeuvre forte, envoûtante et pleine d'humanité.Sur commandeCOMMANDER23,00 € -

Là où chantent les écrevisses
Owens DeliaUn roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !Sur commandeCOMMANDER22,50 € -

L'apiculteur d'Alep
Lefteri Christy ; Lalechère KarineNuri est apiculteur, sa femme, Afra, est artiste. Ils vivent tous deux avec leur jeune fils, Sami, dans la magnifique ville d'Alep, en Syrie. La guerre éclate et ravage tout, jusqu'aux précieuses ruches de Nuri. Et l'inimaginable se produit. Afra ne veut plus bouger de sa chambre. Pourtant, ils n'ont pas le choix et Nuri déploie des trésors d'affection pour la convaincre de partir.Fous de douleur, impuissants, ils entament alors un long périple où ils devront apprendre à faire le deuil de tout ce qu'ils ont aimé. Et apprendre à se retrouver, peut-être, à la fin du voyage, dans un Londres où les attendent des êtres proches. Pour reconstruire les ruches et leur vie.Christy Lefteri est née à Londres de parents chypriotes. Elle anime un atelier d'écriture à l'université Brunel. L'Apiculteur d'Alep, son deuxième roman, lui a été inspiré par son travail de bénévole dans un camp de migrants à Athènes."Derrière l'immense tragédie impersonnelle des réfugiés, Christy Lefteri fait émerger une histoire personnelle subtile et bouleversante." Kirkus Review"Impossible de ne pas être touché par cette ode à l'humanité." The GuardianTraduit de l'anglais par Karine LalechèreSur commandeCOMMANDER20,00 €
