Le sexe de la mondialisation. Genre, classe, race et nouvelle division du travail
Falquet Jules ; Hirata Héléna ; Kergoat Danièle ;
SCIENCES PO
24,99 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782724611458
Le genre est un organisateur central de la mondialisation néolibérale actuelle. Qu'il s'agisse de comprendre la division internationale du travail, les mobilités et les migrations, les guerres ou encore la transnationalisation des mouvements sociaux, le genre est, avec les rapports de classe et de race, une clé d'analyse indispensable. En effet, les femmes constituent l'une des principales sources de profit pour le capitalisme global et, simultanément, l'un des groupes sociaux les plus actifs dans la conception et la mise en oeuvre d'alternatives à cette mondialisation. En réunissant des spécialistes Internationaux sur des thématiques rarement abordées, comme le rôle des femmes du Sud et leurs mouvements, la militarisation ouverte et les guerres "de basse intensité", ou encore le travail non rémunéré des femmes, cet ouvrage renouvelle fondamentalement la critique des conséquences économiques, sociales, politiques, culturelles et idéologiques de la mondialisation.
Nombre de pages
278
Date de parution
04/03/2010
Poids
338g
Largeur
138mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724611458
Titre
Le sexe de la mondialisation. Genre, classe, race et nouvelle division du travail
Auteur
Falquet Jules ; Hirata Héléna ; Kergoat Danièle ;
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
138
Poids
338
Date de parution
20100304
Nombre de pages
278,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce livre part d'un point de vue inhabituel: celui des femmes en lutte. Il montre comment, de gré ou de force, les femmes sont au c'ur de la mondialisation. Parce que les institutions internationales et les gouvernements tentent de s'appuyer sur elles, sur leur immense désir de " participer " et sur leur force de travail, pour en faire un pilier du néolibéralisme. Un certain discours sur l'égalité des sexes et sur le développement est mobilisé pour les engager à participer à leur propre domination et pour légitimer la mondialisation. Sur le plan économique, la surexploitation des paysannes, des ouvrières, des migrantes dans le travail sexuel et les " services " permet de dégager de nouveaux profits. Sur le plan de la contrainte par la force, à la violence " classique " les rapports hommes-femmes, contribuent à renouveler la compréhension des sociétés. contre les femmes s'ajoute un état international de guerre permanente. Ces deux formes de " guerre de basse intensité " contre la population civile font partie des nouveaux modes semi-privatisés de gestion de la force de travail mondialisée et féminisée.
La combinatoire straight est un outil original pour repenser les liens entre le développement du capitalisme et la colonisation européenne du continent "américain", marquée par le génocide des populations autochtones et la traite esclavagiste. Concrètement, la combinatoire straight régit "qui se marie avec qui, et à qui appartiennent les enfants". Mais, dans ce processus colonial, l'imposition de nouvelles logiques de race et de genre vient compliquer l'équation classique. Car tout le monde n'a pas le droit à l'union matrimoniale légitime ni à la filiation. De multiples stratégies sont à l'oeuvre pour (faire) produire la nouvelle population qui occupera le continent et travaillera dans les mines, dans les champs, dans les armées ou dans les bordels. Le viol colonial et esclavagiste, mais aussi le viol incestueux ou dans les pensionnats tenus par l'Eglise, jouent là un grand rôle. En analysant en profondeur les liens entre colonialisme, violences sexuelles, métissages forcés et bâtardise, Jules Falquet nous montre comment la combinatoire straight moderne-coloniale a produit le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.