Bornéo, la mémoire des grottes est le témoignage d'une aventure hors du commun, racontée par les protagonistes eux-mêmes: la découverte exceptionnelle d'un art pariétal vieux de plus de 10000 ans qui éclaire les processus de peuplement entre Asie et Australie. Depuis 1988, mission après mission, se dessine le profil des populations anciennes de Bornéo, probablement apparentées aux Aborigènes d'Australie, et les relations particulières qu'elles ont tissées avec les cavernes en créant un art rupestre caractérisé par l'abondance de mains négatives: on en a dénombré près de 2000, qui permettent de proposer de nouvelles interprétations de ce motif universel. Cet ouvrage magnifiquement illustré nous fait découvrir la richesse, la complexité et l'ancienneté de cette région du monde aujourd'hui menacée.
La peinture permet de dire l'indicible pour celui qui la fait et pour celui qui la regarde. C'est dans ce plus que j'espère apporter, que se situe la justification de mon parcours de peintre. En entrant dans le sujet dont je m'imprègne, je tente d'approcher l'âme en allant au-delà des formes et des couleurs. Ainsi peut se résumer cette aventure. Aujourd'hui l'art peut se permettre de délaisser l'anecdote pour l'essentiel. Cette porte ouverte sur la guète de la beauté existe, sans quoi nous ne serions ni émus, ni combatifs, ni vivants".
Et si l'aventure existait encore ? Dans un monde qui semble déjà totalement cartographié, certains continuent de repousser les limites. Des glaces de l'Antarctique aux sables du désert de Gobi, des jungles impénétrables aux fonds marins, jusqu'aux confins de l'espace, huit explorateurs hors du commun nous embarquent dans leurs expéditions les plus spectaculaires. À travers leurs récits, ils nous relient à l'essence même de ce qui fait de nous des êtres vivants. C'est dans l'aventure que certains retrouvent le souffle de la liberté, le vertige de l'inconnu, et l'envie de créer du sens là où tout semble figé. Chaque récit est un voyage autant physique que littéraire, un acte de dépassement de soi, une manière de faire de sa vie une ?uvre en mouvement. Ouvrage édité sous l'égide de la Société des Explorateurs Français. Préface de son président, Olivier Archambeau.
Après Le journal sentimental d'une mauvaise herbe et La vie d'un balayeur créatif, deux livres publiés dans la collection Varia, Gottfried Honegger nous livre " un conte entre fée et réalité ". Une vision d'un monde saturé de couleurs dans lequel la morale et la consommation n'ont qu'à bien se tenir. Des milliards d'années pour créer une nature riche et abondante. Une génération pour épuiser les sources naturelles, pour appauvrir la richesse de la terre. Arrêtons !
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.