Cet ouvrage se veut une description assez détaillée des situations politiques au Tchad et des conséquences d'une mauvaise gestion de ce pays due à l'incapacité des dirigeants de pouvoir se dégager du carcan ethnique et de transcender les querelles partisanes. Une telle situation a conduit à d'énormes pertes en vies humaines et a même failli aboutir à l'anéantissement de l'Etat : les mouvements politico-militaires et les tendances ont entretenu, durant des décennies, des guerres fratricides avec implication des pays voisins et des grandes puissances et ont entraîné des violations massives des droits humains. L'avènement le plus marquant, négativement, fut celui du régime de Hissein Habré avec la création d'une Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), une terrible machine à tuer qui, en huit ans de règne, fit plus de 40 000 victimes et plus de 200 000 veuves, orphelins, handicapés et personnes privées de leurs biens. Et l'événement le plus décisif, salutaire, fut la chute de ce régime qui constituait la pire des dictatures qu'ait connue notre continent. Le rôle des organisations des droits de l'homme, nationales et internationales, aux côtés des associations des victimes (plus particulièrement l'appui de Human Rights Watch) fut déterminant pour que la justice et le droit prévalent sur la cruauté, la terreur et le mépris. Le Tchad a alors commencé à respirer un air de liberté et de démocratie et a cru pouvoir entamer son développement lorsque la crise économique qui vient de le frapper a provoqué par la même occasion une crise sociale que nous espérons passagère.
Nombre de pages
380
Date de parution
23/05/2017
Poids
582g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343112398
Titre
Violences et évènements au Tchad
Auteur
Fadoul Khidir Zakaria
Editeur
IMPLIQUES
Largeur
155
Poids
582
Date de parution
20170523
Nombre de pages
380,00 €
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Les Béri constituent une communauté culturelle et linguistique émiettée en une multitude de clans. Chaque clan a son histoire sur son origine et ses murs : stratégie d'occupation des terres, superstitions diverses, rites agraires et pastoraux, etc. Le sentiment qui habite chaque individu et qui sous-tend la cohésion du clan y est suffisamment fort pour créer un complexe social de fierté, d'honneur et de solidarité. L'objectif de ce livre est ainsi de favoriser une réforme bénéfique à la communauté, en proposant une description et une interprétation fidèle des faits racontés par les intéressés.
Zakaria Fadoul est né dans un petit village de brousse de la sous-préfecture d'Iriba. Après plusieurs tentatives d'études supérieures en médecine (Taire et Sénégal), en biologie (Ndjaména) et en commerce et économie (Bruxelles et Mons), il s'oriente vers des études littéraires et s'inscrit en 1975-76 à la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université du Tchad (actuelle Université de Ndjaména). Après avoir obtenu un certificat d'aptitude professionnelle (option : français) et un diplôme d'études supérieures (D.E.S.) en linguistique à l'Université Marien N'Gouabi de Brazzaville, il revient dans son pays où il enseigne le français au lycée Félix-Eboué puis la linguistique à l'Ecole normale supérieure. Il repart en France en 1984 pour préparer un D.E.A. puis en 1987 pour un doctorat de 3e cycle en linguistique et phonétique. Il enseigne alors à l'Université. Il occupe successivement les postes de chef de département de Lettres et études linguistiques, chef de la section linguistique de l'Institut national des sciences humaines (INSH), directeur de cet institut et vice-recteur de l'Université de Ndjaména. Zakaria Fadoul est aussi l'auteur de Loin de moi-même essai autobiographique publié aux éditions L'Harmattan, de plusieurs essais littéraires inédits et de quelques articles scientifiques.
Avant la pénétration de l'islam, dans un pays où on vénère à la fois une puissance suprême, des génies et l'esprit des ancêtres, règne en maître absolu un chef respecté et jamais contesté qui se croit investi de tous les pouvoirs. On trouve dans son entourage le forgeron, être ambivalent qui appartient à une caste marginalisée et méprisée mais aussi crainte à cause de ses pouvoirs occultes. Un étrange hôte débarque dans le village: il ne parle pas la langue du pays et il croit en une puissance unique qui a pour nom Allah. C'est un faki, un savant en théologie musulmane qui n'a pour tout compagnon qu'un Coran dont il ne se sépare jamais. Chef, faki et forgeron ont chacun leur propre vision des choses. La communauté se divise et, faute de compromis, la guerre éclate.
Senta, étudiante bruxelloise, recherche les traces de la mère qu'elle n'a pas connue et qui est censée avoir disparu dans le bombardement d'une ville allemande à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Elle va rencontrer à Heidelberg celui qui généra une passion insensée chez sa mère Magda et qui fut capitaine dans les SS. Trois journées passées auprès de Hasso, devenu un photographe sans ambition dans l'Allemagne nouvelle des années soixante, vont singulièrement bouleverser la vie de la jeune femme.
A partir de 86 lettres familiales rédigées bien avant sa naissance, l'auteur engage une démarche mémorielle et réflexive : répondre - ou plutôt "retentir" - par écrit à chacune de ces voix éteintes du siècle passé. Croisant récit intime et méditation sur le temps, sont explorés les effets persistants des mots écrits et un peu de transmission intergénérationnelle. Par le truchement de lettres très anciennes et des réponses qui leur sont faites si tardivement aujourd'hui, comment redonner chair aux disparus, penser la filiation, interpréter les silences et les absences, en mettant en tension "petite" et grande Histoire, les traces encore tangibles et l'oubli inéluctable ? L'écriture épistolaire devient ici acte de reconnaissance et de recréation, tentative de dialogue posthume où l'auteur, en toute conscience de l'imaginaire de sa tentative, questionne sa légitimité autant qu'il ravive la mémoire, en un essai d'écriture entre anthropologie familiale, réflexion sur l'archive et exploration du lien entre les vivants et leurs défunts.
Ce deuxième tome tente de rappeler les principes fondamentaux du "savoir de l'Occident" , en ce qui concerne principalement le politique, l'économique, et la gestion de l'Etat moderne. Ce rappel apparaît indispensable à l'heure actuelle, afin de mieux assimiler ce savoir, de l'intégrer aux valeurs africaines pour le mettre au service du peuple.
Ce troisième tome, enfin, est l'aboutissement de cette "parole" d'espoir, et un appel à la mobilisation pour l'action. Penser l'aventure à la lumière de cette histoire, tel est l'objectif que cet écrit souhaite proposer aux élites africaines. Témoin et acteur de son temps, l'auteur a voulu transmettre et laisser une trace aux générations futures. A cet effet, le livre est truffé d'anecdotes et de détails qui aideront à une meilleure compréhension de l'Afrique et de ce Gabon que l'auteur aime de tout son coeur.