La société russe dans l'Europe du XVIIIeme siècle. 2 Tome II
Fabry Franck
L'HARMATTAN
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EAN :9782140341106
Devenue l'une des premières puissances militaires européennes, la Russie restera paradoxalement un nain économique recroquevillé autour de l'institution du servage. Politiquement, le système autocratique ne cessera de se renforcer, ce qui n'empêchera pas d'immenses révoltes de soulever le pays à plusieurs reprises. Durant ce XVIIIème siècle, l'Eglise orthodoxe deviendra une institution rattachée à l'Etat. Elle verra ses biens lui être confisqués. L'expression littéraire et artistique, qui connaissait alors en Occident un développement extraordinaire, sera réduite en Russie à sa plus simple expression. Ce sera donc un paradoxe remarquable que de voir Voltaire, notamment, se prendre de passion pour ce modèle politique. L'humaniste habité par la foi en la raison et la liberté d'opinion allait devenir un indéfectible soutien de l'Etat autocratique russe, le système politique pourtant le plus brutal, le plus hostile à toute réforme et le plus éloigné, dans les faits, de l'Europe des Lumières.
Nombre de pages
196
Date de parution
24/04/2023
Poids
336g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140341106
Titre
La société russe dans l'Europe du XVIIIeme siècle. 2 Tome II
Auteur
Fabry Franck
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
336
Date de parution
20230424
Nombre de pages
196,00 €
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Après avoir développé, du Xe au XIIIe siècle, une société originale, la Russie a été submergée par les invasions mongoles entre 1223 et 1240. Elle a depuis lors vécu à l'écart des civilisations européennes. De ce fait, elle n'a connu ni le renouveau économique consécutif à la guerre de Cent Ans et aux Grandes Découvertes, ni la Renaissance sous tous ses aspects. A l'image du territoire, les habitants, leur culture et leur religion ont connu un long isolement, caractéristique de la seule Russie dans l'espace européen. A partir du XVe siècle, le pays s'agrandit de façon considérable, sans s'ouvrir pour autant aux influences étrangères, toujours suspectées d'être malfaisantes ou hérétiques. Corrélativement, le pouvoir politique prit un caractère toujours plus brutal et despotique. Le grand-prince de Moscovie devint le tsar, le tsar autocrate de toutes les Russies. Cette spécificité du développement historique de la Russie constitue une raison de plus pour parcourir les premiers siècles de sa douloureuse épopée, depuis les origines jusqu'à l'avènement de Pierre le Grand à la fin du XVIIe siècle.
Au XVIIIème siècle, la vieille Russie moscovite se transforme en un gigantesque empire multiethnique s'étendant désormais sur trois continents. L'extension territoriale du pays est alors phénoménale. La puissance slave dirigée par Pierre Ier s'étend au nord sur des terres jusque-là suédoises. La nouvelle capitale de l'empire y est bientôt édifiée, Saint-Pétersbourg. A l'ouest, les tsars mettent la main sur de vastes contrées appartenant à une Pologne agonisante. Au sud, la pénétration russe dans le Caucase se confirme mais surtout les troupes russes s'imposent face aux armées turques et tatares. Catherine II se rend alors maître de toutes les provinces situées sur les rives septentrionales de la mer Noire. Cette prodigieuse extension finit même par déborder au continent américain : la lointaine Alaska devient un territoire russe.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...