Faisant suite au 1er volume de La Fabrique de Méditerranée (2019) ce deuxième opus nous emmène vers des champs de réflexion en lien avec l'actualité de cette année 2020. L'homme est la mesure de toute chose, nous apprenaient les Grecs anciens. Il semble que notre civilisation soit sortie de ses gonds. Fille de la démesure, elle nous entraîne là où nous ne voulons pas aller : bouleversement du climat, montée inexorable des eaux, extinction massive des espèces? Tous ces phénomènes sont désormais amplifiés par la course à la mondialisation. La pandémie du coronavirus, le temps de quelques mois, a tout arrêté. Et si c'était l'occasion de nous remettre en cause ? Le moment opportun pour changer nos modes de vie ? Ce livre à plusieurs voix nous interroge et nous invite à tracer enfin des limites, à l'échelle de notre milieu du monde, de notre bio-région méditerranéenne, fragile et singulière. Ou comment retrouver le sens de la mesure, face à la démesure du monde qui vient...
Nombre de pages
192
Date de parution
20/10/2020
Poids
406g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782369801702
Titre
Mesure et démesure
Auteur
Fabre Thierry
Editeur
ARNAUD BIZALION
Largeur
170
Poids
406
Date de parution
20201020
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
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Comment vivre ? Sans doute plus comme avant, si nous voulons enfin prendre la mesure des bouleversements climatiques et des métamorphoses de notre écosystème. Chaque grande région du monde est appelée à répondre à ces défis pour les années à venir. La Méditerranée de son côté, comme bio-région en devenir, nous invite à tracer d'autres chemins pour habiter le monde autrement.
Un style de vie, à la méditerranéenne ? Il s'agit d'explorer ici les différentes facettes du prisme. Rien d'exhaustif et encore moins de définitif, mais une invitation à aller plus loin. Le début d'une recherche qui trouve, à travers ces textes, ces images et ces oeuvres, l'expression d'une quête, d'une façon de vivre et d'habiter le monde. La Méditerranée n'est pas une étoile morte. Elle existe, bien au-delà du désastre et fabrique toujours des formes, du sens et de la vie.
Un avertissement perturbant qui s'impose à la conscience, la sensation que quelque chose est annoncé. Une prémonition. La vision récurrente d'une très jeune enfant courant dans les dédales d'un labyrinthe sombre ou en équilibre sur les anneaux de Saturne, sont un cheminement aux confins du réel, avec la nostalgie de la douleur de l'avant, mais aussi la peur de l'après qui fait revenir en arrière. Le travail de Cécile Menendez, inspiré d'événements survenus dans sa propre vie, nous ouvre les portes d'un univers, mystérieux, onirique. Le temps y est suspendu, le récit est flottant, entre prophétie et réalité.
Bourret Eric ; Cogne Olivier ; Spillemaecker Chant
En réponse à l'invitation du musée Dauphinois (Grenoble), animé par la découverte de nouveaux espaces, il a consacré les hivers 2015-2016 à arpenter, photographier les montagnes situées en Belledonne, Dévoluy, Oisans et Vercors, quatre massifs emblématiques de l'Isère et des Alpes. Nées de cette collaboration, ses images transcrivent cette nature remarquable.
Entre 1975 et 1995, alors que les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles sont en pleine adolescence, Pierre-Jean AMAR, tout jeune homme côtoie les plus grands photographes du monde. Débats, stages, soirées au théâtre antique, réceptions, vernissages, .. le monde (alors petit) de la photographie se retrouve, discute, s'aime, invente, innove, ... Dans ces photographies nous retrouvons toute l'ambiance de ces fortes années, quand les Rencontres d'Arles s'appelaient RIP.
Dans les années 1990, si tant est que j'avais compris quelque chose à la photographie, je photographiais en sonnets. Vingt - six, et puis deux autres, ont traversé les ans : vingt et quelques ans, trente en comptant large. Une paroi de temps. Des images, des photographies peut - être, nées ultérieurement, par hasard plus ou moins dans le lieu d'écriture de chaque sonnet, voudraient leur ouvrir des portes vers le dehors de ce qu'ils sont. Retrouvé ces lignes dans mon journal, en date du 28 novembre 2014 : J'aimerais tant, j'ai peur que ne pas, j'aimerais tant qu'il y ait une continuité. Que tout cela ne soit qu'un seul geste, qu'une seule répétition, tendue d'un seul fil... Parfois j'ai l'impression que tout se réduit à une seule image perdue : bord de Semois, été 1982, grillant des tartines sur la braise, un foulard autour du cou... Ce fut l'apprentissage des arbres et des rivières, et d'une exaltation un peu mièvre qui continue de me jouer des tours. Serait- ce juste la perte de cela ? Tous ces mots et ces images pour reconnaître la perte de cela ? F. L.