Le vocabulaire du problème et de la problématisation envahit le champ de l'éducation et de la formation. On s'en réjouirait s'il s'agissait bien de conjuguer apprentissage et pensée, selon le souhait de Dewey. Malheureusement, une sorte de malédiction affecte les bonnes idées qui ne manquent pas de se dénaturer au fur et à mesure qu'elles se répandent, au point de susciter l'indignation des pères la rigueur, prompts à jeter le bébé avec l'eau du bain. Il importe donc de poser la question dans sa radicalité: qu'est-ce qu'un problème? Que veut dire problématiser? On s'efforcera de retracer la genèse plurielle du paradigme du problème à travers les philosophies de John Dewey, de Gaston Bachelard, de Gilles Deleuze et de Michel Meyer qui toutes s'efforcent d'imaginer des alternatives au dilemme de Menon et à ses avatars modernes. Comment penser la recherche et l'apprentissage autrement que comme réminiscence? Quel rôle y jouent le questionnement la problématisation? Peut-on imaginer - contre toutes les théories de la connaissance de la modernité - une épistémologie, voire une logique de la découverte, de l'invention? Et une pédagogie du problème? Car épistémologie et pédagogie s'avèrent inséparables dès le début, comme Socrate l'avait bien vu, dans la leçon du Menon. A travers ces études philosophiques, il s'agira d'éclairer si possible les questions pédagogiques ou didactiques qui se posent aujourd'hui à l'enseignant ou au formateur en mal de problématisation.
Date de parution
27/01/2009
Poids
410g
Largeur
215mm
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EAN
9782711621644
Titre
PHILOSOPHIE ET PEDAGOGIE DU PROBLEME
ISBN
2711621642
Auteur
FABRE
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
410
Date de parution
20090127
Nombre de pages
0,00 €
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À l'antisémitisme du régime de Vichy, qui ne cesse de se rappeler à la mémoire de notre temps, les historiens ont consacré de très nombreuses recherches. Au Conseil d'État, qui vient de célébrer son deuxième centenaire au sein de l'organisation administrative française, les juristes ont réservé une littérature non moins prospère. Pourtant, sur les relations troubles entretenues par le Conseil d'État avec la politique antijuive de Vichy, la bibliographie disponible, malgré quelques récents apports, s'avère beaucoup plus restreinte. Le fond de ces quelques contributions, en outre, est parfois contradictoire, souvent discutable, toujours environné de crispations individuelles ou collectives. C'est partant de ce constat que le présent ouvrage s'est engagé dans la double voie d'une synthèse et d'un approfondissement des travaux existants. Ainsi trouvera-t-on d'abord en ces pages la matière des plus fiables recherches qui intéressent le sujet, mais aussi une analyse exhaustive, à ce jour la seule, des arrêts rendus par le Conseil d'État dans le contentieux né de l'application du droit antisémite édicté par les autorités de Vichy. L'étude, alliant selon une démarche originale l'approche historique au raisonnement juridique, s'efforce de réexaminer posément les conclusions qui ont été formulées sur cette jurisprudence. À cet effet, elle opère d'amples comparaisons, tant avec le reste de l'activité des membres du Conseil durant la période 1940-1944 qu'avec l'attitude des juridictions judiciaires et de l'ensemble des juristes alors confrontés aux lois raciales. Loin des révisionnismes feutrés, dont la généalogie se trouve également retracée ici, qui depuis la Libération et aujourd'hui encore tentent d'oblitérer les aspects les plus sombres de ce " contentieux de l'antisémitisme ", l'auteur retient un bilan nuancé, soucieux de comprendre les errements passés comme d'ouvrir la réflexion à ce qu'est un juge aussi bien qu'à ce qu'est le droit. Issu d'un mémoire soutenu en 1998 dans le cadre du DEA de droit public interne de l'Université de Paris I (Panthéon -Sorbonne), cet ouvrage, qui a reçu le soutien du Conseil scientifique de l'Université, constitue le premier volume de la collection de l'École doctorale de droit public et de droit fiscal, " De Republica ".
Un petit bloc de 10 cartes à gratter avec des stickers avec des effets sur la thématique des animaux. Grâce au stylet, en grattant les cartes, l'enfant révèle de superbes effets. Cette activité demande à l'enfant de la patience et de l'application et lui procure à la fin le plaisir d'offrir des tableaux très réussis !
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.