Vous avez dit écocitoyenneté ? Repères pour une éducation au politique
Fabre Michel ; Chauvigné Céline
BORD DE L EAU
20,00 €
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EAN :9782385191238
Qu'est-ce que l'éco-citoyenneté ? Quels en sont les fondements ? Comment former des citoyens éco-responsables ? Cet ouvrage propose une réflexion philosophique sur l'idée d'éco-citoyenneté, ses multiples racines, ses interprétations politiques, ses niveaux de réflexivité et d'agentivité. Il interroge les politiques éducatives et le curriculum scolaire. L'école est-elle à la hauteur des problèmes écologiques de l'anthropocène ? Les auteurs tentent de définir les fondements d'une éducation au politique, émancipatrice et critique, axée sur la compréhension des problèmes de l'anthropocène. Ils forgent un certain nombre de repères théoriques et didactiques pour la formation des éducateurs et des enseignants. Ce livre s'adresse aux chercheurs en éducation, aux formateurs, éducateurs, enseignants et à tout citoyen désireux de penser la signification et les enjeux de l'éco-citoyenneté et les formes éducatives qu'elle peut prendre.
Nombre de pages
283
Date de parution
04/04/2025
Poids
304g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782385191238
Titre
Vous avez dit éco-citoyenneté ?
Auteur
Fabre Michel ; Chauvigné Céline
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
131
Poids
304
Date de parution
20250404
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283,00 €
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Un paradis perdu ? Mille royaumes divers, mille enfers aussi : le Sud, l'oncle Tom, mai aussi la révolte de Nat Turner. A travers les récits de voyageur européens, le témoignage des planteurs, les chants et les plaintes des esclaves noirs, voici un monde disparu, et qui pourtant vit encore, dans la nostalgie et dans la haine, comme un moment essentiel de la conscience américaine.
La philosophie de Bachelard, cet éternel professeur, est une pensée de l'éducation, ou mieux de la formation. Seule la perspective de formation peut sauver la cohérence de cette anthropologie double qui promeut les deux figures complémentaires mais opposées du chercheur et du poète. Le travail scientifique forme, déforme et réforme les concepts et la rêverie poétique vit la métamorphose des images. Penser, rêver, relèvent d'un dynamisme psychique toujours sur le point de se défaire, de retomber. La psychanalyse de la culture, qui s'incarne dans une pédagogie cathartique, s'impose alors comme méthodologie générale de l'éveil de l'esprit. Elle s'accomplit dans un cogito original, à la fois épistémologique, ontologique et pédagogique où l'être se consolide en s'assurant de sa pensée et en s'appropriant son temps. Bachelard prolonge ainsi la tradition des Lumières comme celle du roman de formation. La lecture de Bachelard permet de remonter aux sources de la recherche didactique actuelle, de revitaliser les concepts d'obstacle épistémologique, de situation problème, de travail des représentations. Elle conduit également à repenser bien des problématiques contemporaines : spécifiques (enseignement des sciences, formation professionnelle des enseignants) ou plus générales (idée de formation permanente, temps et formation...). La pensée de Bachelard est désormais incontournable en formation.
La forme problème hante désormais les théories et les pratiques pédagogiques, comme en témoigne le souci omniprésent de la situation-problème. Ni Pangloss pontifiant, ni Mentor non-directif, ni moniteur ni contremaître, l'enseignant apparaît aujourd'hui en Renard bienveillant ourdissant ses pièges à apprendre. Comment penser cette irruption de la métis en pédagogie ? Pourquoi le traitement des problèmes devient-il aujourd'hui le paradigme même de la pensée et de l'apprendre ... Ne faut-il pas d'ailleurs décliner au pluriel ce souci du problème et en dévoiler, sans concession, les hésitations, les ambiguïtés et les promesses aussi ... Penser les situations-problèmes exige d'articuler éclairages épistémologiques et enquêtes didactiques. C'est le pari de cet ouvrage ! Qu'essayons-nous de faire quand nous mettons en place (à l'école, au collège, au lycée voire à l'université ou en formation professionnelle) des situations-problèmes ...
Nous vivons dans un monde problématique, sans certitudes fixes. Désormais l'expérience est celle d'un flux héraclitéen. Nous sommes devenus des marins. Les intégristes voudraient jeter l'ancre en pleine tempête et les relativistes se laisser aller au fil du courant. La seule issue est d'apprivoiser le devenir dans un processus de problématisation dont la démarche scientifique fournit le paradigme, processus qui articule doutes et certitudes sans remettre tout en question à chaque fois et qui permet des résultats provisoires certes mais suffisamment assurés pour progresser. Il faut donc concevoir l'éducation comme problématisation. Ce qui implique de doter les jeunes de nouveaux types de repères: boussole et cartes avec lesquels ils pourront s'orienter eux-mêmes sur le fond d'un héritage, d'une expérience transmise. Une philosophie de l'éducation inspirée de la problématologie de John Dewey et de Michel Meyer, permet un autre regard sur l'évolution des normes éducatives, sur les schèmes qui les sous-tendent, sur le savoir et la culture scolaire, sur l'émancipation.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...