La Comédie-Italienne de Paris et Carlo Goldoni. De la commedia dell'arte à l'opéra comique, une dram
Fabiano Andrea
SUP
19,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9791023105971
En 1762, Carlo Goldoni quitte à jamais Venise pour Paris où la Comédie-Italienne met à sa disposition ses acteurs, son théâtre et son public. Sur cette "scène bâtarde", déconsidérée par les uns, investie par les ambitions créatives des autres, Goldoni réalise une hybridation nouvelle du savoir-faire dramaturgique français et de la tradition théâtrale italienne, sur fond constant de bilinguisme et d'équilibre - sans cesse remis en cause - entre voix et musique, entre parole et corps. Comment légitimer l'art italien dans la capitale européenne du théâtre ? Comment réunir les masques séculaires et l'esprit des Lumières ? Comment renouveler la commedia dell'arte, intégrer dans le même espace et le même temps "réalisme" et féérie ? Quelle relation artistique s'établit entre la dramaturgie comique italienne et celle, française, de l'opéra-comique moderne ? Quelle réception réserveront les spectateurs parisiens au plus grand dramaturge italien du siècle ? Andrea Fabiano, à partir de l'analyse de canevas manuscrits, de sommaires de comédies, de documents d'archives et de comptes rendus parus dans les périodiques parisiens, donne une première lecture globale de la diversité théâtrale présentée par la Comédie-Italienne de Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Une telle étude permet d'appréhender dans sa complexité le long parcours d'auteur ainsi que le processus d'expérimentation et de métissage que mène Carlo Goldoni, qui propose in fine une théâtralisation de son propre théâtre, une histoire de son cheminement unique et transfrontalier de dramaturge, d'explorateur des âmes et des fantasmes.
Nombre de pages
256
Date de parution
26/04/2018
Poids
430g
Largeur
161mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791023105971
Titre
La Comédie-Italienne de Paris et Carlo Goldoni. De la commedia dell'arte à l'opéra comique, une dram
Auteur
Fabiano Andrea
Editeur
SUP
Largeur
161
Poids
430
Date de parution
20180426
Nombre de pages
256,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les études qui constituent cet ouvrage mettent en scène des trajectoires interprétatives de l'opéra afin de faire ressortir la plasticité de cet objet culturel qui est, dés sa naissance au XVIIe siècle, le symbole de l'altérité et de la modernité théâtrale, mais aussi le relais entre la culture et la consommation culturelle, entre les savoirs poétiques nationaux et un format standardisé universel souvent banalisé. La constitution omnivore de ce genre dramatique parait, en effet, incarner le souhait de Schiller de confrontation et contamination interculturelles ainsi que de globalisation du savoir, instrument pour construire une nouvelle et véritable culture cosmopolite. La perspective de cette approche interdisciplinaire de musicologues, théatrologues et linguistes est donc celle de l'opéra en tant qu'objet et sujet de traductions culturelles, comme instrument opératoire privilégié dune confrontation (hybridante ou opposante) de cultures, langues et genres littéraires et musicaux.
Au milieu du XVIIIe siècle, le modèle français de théâtre musical entre en crise: asphyxie du répertoire, malgré le génie novateur de Rameau; crise poétique du modèle classique; crise institutionnelle de l'Académie royale de musique, détentrice d'un privilège exclusif sur toute la France; crise de la réception car les exigences du public changent. Dans ce contexte de fragilisation et de transformation, le débat, toujours larvé et jamais éteint, entre les partisans de l'opéra français et lespartisans de l'opéra italien, prend une ampleur inattendue et inimaginable, qui révèle, derrière la motivation musicale, l'exigence profonde de mettre à nu le modèle politico-culturel de l'absolutisme de l'Ancien Régime. La "Querelle des Bouffons" déborde largement le cadre d'une controverse au sujet de l'opéra italien provoquée en 1752 par lamise en scène de La Serva padrona de Pergolèse à l'Académie royale de musique. Bien au contraire, elle se révèle comme une surprenante jonction conflictuelle dont les retombées marqueront une transformation fondamentale dans la culture française de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.Cet ouvrage a l'ambition d'analyser de manière interdisciplinaire l'objet culturel qu'a été la "Querelle des Bouffons" afin d'en mettre en valeur toute la complexité et le réseau d'interférences et deretombées politiques, esthétiques, littéraires, linguistiques et musicales. Biographie de l'auteur Andrea Fabiano est professeur de Littérature et Civilisation italiennes modernes à l'UniversitéParis-Sorbonne et chercheur à l'Institut de recherche sur le patrimoine musical en France(IRPMF). Spécialiste des transferts dramaturgiques entre la France et l'Italie, il a publié de nombreuxarticles et livres sur l'opéra et le théâtre au XVIIIe siècle.
Andrea Fabiano est professeur de Littérature et Civilisation italiennes modernes à l'Université Paris-Sorbonne et chercheur à l'Institut de recherche sur le patrimoine musical en France (IRPMF). Spécialiste des transferts dramaturgiques entre la France et l'Italie, il a publié de nombreux articles et livres sur l'opéra et le théâtre au XVIIIe siècle dont le dernier en date, La "Querelle des Bouffons" dans la vie culturelle française du XVIIIe siècle paru en 2005 dans cette même collection.
Une analyse du théâtre italien du XVIIIe siècle par thématiques et problématiques, afin d'éviter un récit chronologique ou une approche par genres théâtraux qui réduit la spécificité de la dramaturgie italienne à une série de clichés. Le point de départ est le constat de l'impossibilité de se fonder sur un "grand récit" pour tracer une histoire du théâtre italien sans tomber dans la logique finaliste qui a nourri la construction d'un canon historiographique et interprétatif aujourd'hui remis en question. L'idée d'une linéarité évolutive du théâtre italien des XVIIe et XVIIIe siècles est la conséquence de la conviction d'une progression améliorative de l'écriture dramatique, qui n'aurait acquis une consistance littéraire et un fondement éthique qu'à partir de la dramaturgie goldonienne, en effaçant la comédie à l'impromptu et l'héritage de la dramaturgie baroque. Cette conception de la littérature marginalise la fonction dynamique et plurielle de plaisir et de divertissement socialisés propre au théâtre.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.