Hériter 1962. Harkis et immigrés algériens à l'épreuve des appartenances nationales
Fabbiano Giulia
PARIS OUEST
23,00 €
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EAN :9782840162445
Plus d'un demi-siècle après la fin de la "guerre d'Algérie", les descendants d'immigrés et de harkis sont légataires de la fracture créée au moment de l'indépendance, en 1962. Ils sont présentés comme appartenant à deux mondes tenus pour distincts, porteurs de mémoires conflictuelles. Or, en dépit d'une rivalité trop souvent exploitée sur la scène publique, ils partagent des références et des imaginaires culturels, des espaces, des moments, des interstices du quotidien. Ils se fréquentent, se lient d'amitié, nouent des relations amoureuses, fondent des familles. L'auteure souhaite rompre avec une représentation stéréotypée des Français d'origine algérienne et en historiciser le devenir identitaire. En posant, comme hypothèse initiale, que l'altérité algérienne a connu au moment de la décolonisation une mutation profonde, elle mène une ethnographie située de "l'effet 1962". Ainsi est-il question de dénouer les fils d'une appartenance éclatée afin d'en comprendre les sources et les lieux d'inscription, d'en appréhender les narrations et d'en évaluer les retentissements au quotidien. Cet ouvrage apporte un éclaircissement empirique important sur les zones d'ombre qui hantent l'universalisme républicain et, plus généralement, les sociétés postmodernes: la saillance de l'ethnicité, la nature et la place des frontières entre groupes, les dynamiques et les imaginaires postcoloniaux.
Nombre de pages
266
Date de parution
13/09/2016
Poids
416g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782840162445
Titre
Hériter 1962. Harkis et immigrés algériens à l'épreuve des appartenances nationales
Auteur
Fabbiano Giulia
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
155
Poids
416
Date de parution
20160913
Nombre de pages
266,00 €
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La guerre d'indépendance algérienne est une séquence centrale dans la construction nationale et étatique aussi bien de la France que de l'Algérie. Au lendemain de l'indépendance, l'Algérie héroïse son peuple qui s'est levé comme un seul homme, tandis que la France peine à accueillir ceux qui ont fait l'expérience de l'Algérie coloniale. L'ensemble de ces acteurs expriment des narrations et des exigences mémorielles plurielles, parfois antagonistes. Chacun prend "son" morceau dans lequel il se reconnaît, participant de la construction d'une mémoire-puzzle. En pleine actualité mémorielle, cet ouvrage se propose de déplacer le regard sur les agissements du passé et de quitter le terrain passionnel et les instrumentalisations politiciennes. Les contributions réunies ici s'interrogent sur l'actualité de la colonisation, de la guerre d'indépendance et de leurs mémoires dans différents domaines et différents milieux. Une démarche salvatrice qui ouvre un champ plutôt que de clore un débat.
Par le prisme de la question du " retour ", Revenir propose un regard original sur les migrations en Méditerranée. Les expériences de retour mettent en effet à nu la complexité des formes de déplacements humains, des déracinements aux voyages mémoriels, et permettent d'explorer la relation transgénérationnelle au lieu d'origine, aux mémoires et aux imaginaires qui y sont liés. Désir, rêve, acte, mythe, horizon possible ou impensable : revenir est une expérience à la fois intime, collective et politique. Elle fabrique des récits de lieux investis ou réinvestis, des lieux vécus, perdus, retrouvés, interdits, occupés, parfois disparus ; des récits de situations migratoires qui se déploient dans l'espace méditerranéen contemporain, connectant ou séparant ses rives. Réinstallations, vacances au pays, tourisme des racines, mobilisations pour le droit au retour, contournements des frontières ou encore rapatriements post-mortem, les pratiques du revenir témoignent toutes des trajectoires de femmes et d'hommes qui ont dû, volontairement ou sous la contrainte, quitter leur pays et habiter l'exil. Ce livre et l'exposition qu'il accompagne s'emparent de ces fragments de vie. Les textes, oeuvres, objets et documents rassemblés ici nous emmènent en Algérie, Cisjordanie, France, Galilée, Grèce, Italie, Liban, Macédoine du Nord, Syrie. Ils invitent à réfléchir au rapport intime et mémoriel au chez-soi, à parcourir ses territoires, à prendre en compte les multiples formes de sa reconnaissance et les voix de sa transmission, génération après génération.
La mobilité interpelle les sciences sociales autant du point de vue théorique que de celui des défis méthodologiques qu'elle pose, mais est à ce jour très peu explorée quant à ses potentialités éducatives. Les apprentissages, les expériences subjectives, les transformations du regard, et par conséquent du positionnement social, que les pratiques mobilitaires produisent et rendent possible, demeurent des champs marginaux de l'investigation en sciences de l'éducation et plus largement en sciences sociales. Que nous apporte concrètement la mobilité ? Quels changements produit-elle au niveau individuel et collectif ? Quelles dynamiques éducatives la traversent et quels apprentissages contribue-t-elle à développer ? Cet ouvrage collectif répond à ces questions en se focalisant sur une expérience de mobilité spécifique le tourisme, et pour la majorité des chapitres, le tourisme associatif, en ce qu'il articule, dès son apparition, temps de loisirs et temps éducatifs. Les contributions ici rassemblées s'attachent à historiciser et à cerner, avec une approche ethnographique, les pratiques touristiques en les posant comme des espaces d'interactions et de socialisation, aussi bien du point de vue des organisations touristiques, que de celui des touristes. L'ambition est de mieux saisir les différentes modalités d'apprentissage en dehors des espaces sociaux qui leur sont dédiés.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.