L'entreprise d'État chinoise. De l'institution sociale totale vers l'entité économique ?
Eyraud Corine
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782738482648
L'entreprise d'Etat, telle qu'elle a été développée par les communistes chinois, est un type d'organisation sociale très particulier. Elle se distingue d'une entreprise occidentale par son caractère de pluri-fonctionnalité : elle possède des fonctions économiques, administratives, politiques et sociales, et peut être définie comme une institution sociale totale au sens qu'E. Goffman donna à ce terme. Du point de vue de ses activités, elle est un simple maillon de l'organisation économique nationale : de nombreux éléments de sa gestion ne sont pas du ressort de la direction de l'entreprise. Les différentes réformes concernant les entreprises d'État commencent à la fin des années 70. Leur objectif est de réaliser un nouveau modèle d'entreprise. Il s'agit de réintégrer les fonctions de gestion de la production, des approvisionnements, des ventes, du personnel et de gestion financière. Ces nouvelles entreprises sont conçues comme des entités économiques indépendantes, pour lesquelles le critère majeur est celui de rentabilité. Il s'agit finalement, dans le même objectif de rentabilité, d'externaliser les fonctions sociales de l'entreprise. L'auteur définit l'entreprise d'Etat chinoise originelle comme une " forme sociale " particulière. L'objectif de son travail est l'analyse des transformations de cette forme tout au long de ces vingt années de réformes. Mais la question ne s'arrête pas là. Chacune de ces formes sociales s'intègre en fait et même présuppose un certain type d'économie et un certain type d'organisation sociale. Ce sont ces relations entre les caractéristiques essentielles de la forme et celles de la société globale que l'auteur analyse, montrant ainsi que l'entreprise est bien une affaire de société. Nous voyons d'ailleurs, en conclusion, comment l'aboutissement de ces réformes signifierait un changement radical de l'organisation sociale et spatiale de la société urbaine chinoise.
Nombre de pages
397
Date de parution
03/05/2000
Poids
714g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782738482648
Titre
L'entreprise d'État chinoise. De l'institution sociale totale vers l'entité économique ?
ISBN
2738482643
Auteur
Eyraud Corine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
714
Date de parution
20000503
Nombre de pages
397,00 €
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DEPUIS LES ANNÉES 1990, de plus en plus d'États connaissent une transformation majeure de leur système de comptabilité: ils passent d'une comptabilité publique spécifique destinée à contrôler la régularité de l'emploi des fonds publics à une comptabilité privée d'entreprise, permettant d'évaluer un patrimoine et de calculer un résultat. C'est le cas de la France depuis le 1er janvier 2006. Cet ouvrage analyse le nouveau dispositif comptable de l'État français et le contexte dans lequel ce dispositif se déploie, en partie via le Nouveau management public. Mais quelles sont les conséquences de l'intégration de la rationalité économique au sein de l'État? Que penser, par exemple, des choix de ne pas valoriser l'éducation, la recherche, la santé comme des investissements mais de les considérer comme des charges?En s'appuyant sur le cas de l'enseignement supérieur et de la recherche, Corine Eyraud montre à quel point ces transformations se posent en termes de perte de spécificités du secteur public. Et, même si la France - contrairement à la Grande-Bretagne par exemple - ne connaît pas encore une remise en cause profonde de son secteur public, l'esprit d'un «capitalisme néolibéral» pénètre ce secteur, et des pratiques de prédation sont déjà en place au service d'intérêts privés.Dans une analyse claire et rigoureuse, l'auteur montre que nous faisons face à une nouvelle configuration acteurs privés-publics. Elle souligne la nécessité de penser ensemble les transformations de l'État et celles du capitalisme pour mieux en appréhender les enjeux, et appelle à l'émancipation de l'État.Corine Eyraud est sociologue à l'université d'Aix-Marseille, chercheur au Laboratoire d'économie et de sociologie du travail (LEST). Ses travaux croisent les champs de la sociologie économique, de la sociologie de la quantification, de la sociologie de l'État et de l'enseignement supérieur.
Acquérir les savoir-faire de base en matière statistique (calculs de pourcentages et de taux, lecture de tableaux, maîtrise du vocabulaire) et pouvoir les utiliser à bon escient, tel est l'objectif de ce manuel. Assorti d'exercices intégralement corrigés, illustré d'articles de journaux ou de revues, il offre des points de repère sur la société française et ses institutions. Il initie à la lecture critique de tous les textes et documents qui intègrent des données chiffrées. Cet outil d'apprentissage très complet s'adresse aux étudiants en sciences humaines et sociales (en particulier sociologie), en économie et sciences politiques, en écoles de commerce et de journalisme, à tous ceux qui préparent des concours (IEP, CAPES ou agrégation de SHS), ainsi qu'aux enseignants de SES.
Cet ouvrage se veut résolument transdisciplinaire, dans la mesure où les auteurs combinent réellement, dans leurs recherches, cinéma et sciences sociales. Deux axes organisent cette réflexion. Le premier, intitulé "Filmer le travail", regroupe des interventions de chercheurs en sciences sociales (sociologie, histoire, anthropologie, ergonomie) et de réalisateurs qui utilisent l'approche filmique pour observer, analyser et montrer le travail. Le second, "Films et travail", analyse les représentations sociales du travail et leurs évolutions, à travers les objets filmiques (films, séries télé...); les auteurs, le plus souvent des chercheurs en cinéma, utilisent des outils et théories empruntés à la linguistique, la sémiologie, la psychanalyse, la sociologie... L'ouvrage est accompagné d'un DVD, on y trouvera une partie des extraits de films utilisés de manière démonstrative dans les contributions écrites.
Nos sociétés sont de plus en plus régulées par des mécanismes qui se réclament de la gestion, et la place des outils (normes, indicateurs, tableaux de bord, systèmes d'information...) y est devenue considérable. Sortis des grandes entreprises où ils sont nés, ces outils ont gagné l'économie sociale, l'Etat et les organisations publiques. Le projet de ce livre est d'introduire dans l'analyse des phénomènes sociaux, organisationnels et économiques ces objets, peu visibles jusque-là malgré leur omniprésence, et de les utiliser comme des analyseurs de situations qui marquent notre époque. Depuis les années 1990, des recherches en sociologie, science politique, psychologie sociale et sciences de gestion ont commencé à s'intéresser à ces objets, constituant une production scientifique importante, mais très éclatée. Il manquait une synthèse structurée qui permette à des étudiants, des chercheurs ou des managers d'approfondir ce champ. Ce livre permet également d'éclairer des travaux qui porteraient sur des instruments de politiques publiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.