Le siècle du célibat. Des célibataires nobles en France au XVIIe siècle
Eyméoud Juliette ; Haddad Elie
PU RENNES
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EAN :9782753596641
Pourquoi les nobles du XVIIe siècle ont-ils destiné la moitié de leurs enfants au célibat ? Quelle pouvait être la vie d’un ou d’une célibataire noble en France durant le Grand Siècle ? Le célibat, que l’on imagine source d’exclusion et de solitude, offrait-il au contraire une vie active et entourée ? Comment désignait-on les personnes non mariées alors que le mot « célibataire » n’existait pas encore ? En répondant à ces questions, le livre interroge le XVIIe siècle comme fabrique du célibat noble et propose une réflexion sur la définition même du célibat à l’époque moderne qui peut varier selon le genre et la vocation (religieuse ou laïque) de chaque individu. Pour donner corps à l’histoire d’un groupe social oublié, l’étude se décline à plusieurs échelles, depuis l’organisation des maisons nobles jusqu’aux portraits d’hommes et de femmes restés dans le célibat. Elle apporte de nouvelles connaissances sur l’histoire socio-économique de la noblesse du XVIIe siècle en mêlant l’analyse de phénomènes structurels et l’histoire du quotidien et des émotions.
Nombre de pages
302
Date de parution
23/01/2025
Poids
509g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753596641
Titre
Le siècle du célibat. Des célibataires nobles en France au XVIIe siècle
Auteur
Eyméoud Juliette ; Haddad Elie
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
509
Date de parution
20250123
Nombre de pages
302,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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