La grande tuerie des chiens. Mexico en Occident XVIIIe-XXIe siècle
Exbalin Arnaud
CHAMP VALLON
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EAN :9791026711230
Depuis le siècle des Lumières, des millions de chiens de rue ont été massacrés dans les villes occidentales. Eliminés à la masse, empoisonnés à la noix vomique et à la strychnine en pleine rue, noyés, électrocutés ou gazés dans les fourrières, les chiens parias n'ont guère retenu l'attention. A partir d'une découverte stupéfiante faite dans les archives de Mexico, l'auteur livre une enquête foisonnante sur l'un des premiers canicides orchestrés par les vice-rois du Mexique colonial à la fin du XVIIIe siècle. Près de 35 000 chiens ont été exterminés en quelques années dans les rues de Mexico par les gardes nocturnes. L'explication hygiéniste qui réside dans la crainte bien réelle des zoonoses ne tient pas ici : il n'y avait pas d'épidémie de rage au moment où les premières tueries furent planifiées. En s'appuyant sur une documentation inédite, Arnaud Exbalin livre une lecture policière originale des décanisations en contexte colonial. Tuer des milliers de canidés à Mexico où le chien jouait un rôle fondamental dans l'équilibre cosmique du monde n'avait pas la même portée qu'à Madrid ou à Paris où le grand partage entre nature et culture avait fait son oeuvre. Le voisinage résiste, les gardes se font insulter, certains abandonnent leur poste, les opérations doivent être suspendues avant de reprendre de plus belle. Les autorités n'en avaient jamais fini d'éliminer les canidés. L'auteur porte ensuite l'enquête de l'autre côté de l'Atlantique, dans des villes ayant connu des massacres similaires, pour élaborer un système-canicide et finalement tenter d'éclairer un phénomène méconnu de l'histoire de nos modernités urbaines : le passage d'une cité d'Ancien Régime où les hommes cohabitaient avec des animaux domestiques en liberté à la ville contemporaine où les seuls survivants d'un long processus d'éradication de l'errance animale sont les chiens de compagnie tenus en laisse et attachés à leurs maîtres. Dans ce grand livre politique se raconte une histoire de la colonisation par et avec les animaux : au centre de l'expansion européenne et de la conflictualité entre colonisateur et colonisé, les autres qu'humains, ici les chiens.
Nombre de pages
320
Date de parution
03/03/2023
Poids
412g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791026711230
Titre
La grande tuerie des chiens. Mexico en Occident XVIIIe-XXIe siècle
Auteur
Exbalin Arnaud
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
140
Poids
412
Date de parution
20230303
Nombre de pages
320,00 €
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Exbalin Arnaud ; Gaudin Guillaume ; Maldavsky Alio
Thomas Calvo est l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de l'Amérique ibérique et du Mexique colonial. Il fut enseignant et chercheur à Perpignan, à l'université de Pau, à l'université Paris Nanterre (1990-2007) et désormais au Colegio de Michoacán (Mexique). Son oeuvre qui couvre près d'un demi-siècle est absolument foisonnante. Elle présente des formats variés, articles de recherche, textes de vulgarisation, synthèses. Elle épouse les grandes orientations historiographiques de son temps, démographie historique, histoire urbaine, micro-histoire, histoire connectée. Elle touche, depuis le monde colonial de la Nouvelle-Espagne et toujours à partir d'une analyse rigoureuse de pièces d'archives, à des objets finalement très contemporains (race, métissage, insécurité, mondialisation) tant le Mexique colonial fut-il cet immense laboratoire des évolutions actuelles. Ce volume, une quinzaine d'articles publiés entre 1972 et 2020, regroupe une partie de son oeuvre rédigée dans la langue de Cervantès et désormais traduite.
Comment appliquer la loi dans les "possessions" éloignées du pouvoir royal ? C'est la question que se pose cet ouvrage, qui examine l'application du système judiciaire dans le Nouveau monde entre le XVIème et le XVIIIème siècle. Au temps de la première modernité, la « révolution judiciaire » provoque la multiplication des tribunaux, la création de nouvelles juridictions, l'augmentation du nombre des officiers de justice et l'inflation des procédures. Elle touche l'Espagne et ses possessions américaines aussi bien que les autres royaumes d'Europe occidentale. Mais si l'exercice concret de la justice se professionnalise, pour tous ses sujets le roi n'en reste pas moins la source de la justice et c'est de là qu'il tire une part de sa légitimité, de son autorité et de son prestige. Or, la distance qui sépare de l'Europe les juges des Indes, leur donne, presque toujours, une autonomie qu'ils n'ont pas dans l'Ancien Monde, une liberté dont ils profitent et souvent abusent. Peuvent-ils adapter procédures et droit aux réalités nouvelles? Comment l'image du roi de justice cohabite-telle avec les écarts des dépositaires de la justice déléguée? Quel contrôle peut-il avoir sur les justices coloniales? Voilà quelques unes des questions auxquelles ces textes, issus d'une journée d'études qui s'est tenue à l'université Paris Nanterre en novembre 2017, tentent de répondre.
Ce livre explique clairement le réchauffement climatique. Après une leçon de vocabulaire -GIEC, carbone ou gaz carbonique, empreinte écologique, El Niño et La Niña, effet de serre et albédo - l'auteur examine les causes des changements climatiques passés. Il s'intéresse ensuite aux conséquences actuelles du réchauffement climatique sur les glaciers, les banquises, les animaux, et sur les pays pauvres. Enfin, il traite des conséquences en France, et plus particulièrement en Camargue, sur les différents écosystèmes et les maladies qui en découlent.
Tous les ingrédients sont réunis dans cet ouvrage décliné en 2 tomes pour que le lecteur prenne conscience des réalités du changement climatique sur le plan global et plus particulièrement en France, avec notamment ses conséquences sur les massifs montagneux, l'agriculture, la viticulture, l'érosion des côtes, les animaux, les forêts, le développement de maladies... L'auteur a été enseignant pendant 42 ans et cela se voit : le texte est clair, vivant et très pédagogique, parfois humoristique, et il est accompagné de nombreuses photos, cartes, schémas, dessins... C'est un livre sérieux et scientifique, qui a été relu et corrigé par les meilleurs spécialistes de notre pays et qui présente des interviews d'acteurs sur le terrain (un agriculteur, un éleveur, un viticulteur, un vétérinaire, un planteur de corail...) qui oeuvrent sans relâche pour préparer un monde meilleur. C'est le livre que devraient lire tous les enseignants et les élèves des collèges, lycées, et universités, et tous ceux et celles qui s'inquiètent pour l'avenir de la planète afin qu'ils puissent agir de façon responsable, en vivant autrement, en consommant moins, en mettant en oeuvre une sobriété heureuse, joyeuse et participative. Certains le font déjà, ce qui prouve que c'est possible !
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...