Théâtre de femmes de l'Ancien Régime. Tome 1, XVIe siècle
Evain Aurore ; Gethner Perry ; Goldwyn Henriette
PU SAINT ETIENN
10,00 €
Epuisé
EAN :9782862724249
Le théâtre des femmes a une longue tradition qui remonte à la Renaissance et qui s'est développée dans de multiples genres, en remportant souvent beaucoup de succès. C'est à sa rencontre qu'invite cette anthologie, en commençant par les premières grandes autrices françaises connues: la reine Marguerite de Navarre, la poétesse lyonnaise Louise Labé et l'animatrice d'un célèbre salon poitevin, Catherine Des Roches. Leurs oeuvres nous entraînent dans l'étonnant théâtre du XVI, siècle, alors en pleine effervescence et mutation. La soeur de François Ier, se lança la première sur ce terrain traditionnellement si masculin; sensible aux idées de la Réforme, favorable à la liberté de conscience, elle composa des pièces aussi originales qu'audacieuses. La savante Louise Labé s'inscrivit pour sa part dans le débat des humanistes sur le théâtre antique, les genres italiens "modernes" et les philosophies dans l'air du temps; son impertinente comédie-débat devait avoir une longue postérité. Catherine Des Roches, enfin, s'exprima dans la pastorale, la tragicomédie, les dialogues dramatiques... Illustrant l'inventivité, la richesse et la variété du théâtre qui précède celui de "l'âge classique", ces trois pionnières se rejoignaient en outre dans leur volonté de faire entendre la voix des femmes. Ce ri est pas le moindre des intérêts qu'on trouve aujourd'hui à les lire - ou à les jouer. Biographie de l'auteur A. Evain est comédienne et prépare une thèse sur les autrices de théâtre de l'Ancien Régime; E Gethner, professeur à Oklahoma State University, a publié la première anthologie consacrée aux femmes dramaturges françaises de cette époque; H. Goldunyn, professeure à New York University; a consacré plusieurs études à celles du XVIIe siècle.
Nombre de pages
562
Date de parution
11/01/2007
Poids
450g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782862724249
Titre
Théâtre de femmes de l'Ancien Régime. Tome 1, XVIe siècle
Auteur
Evain Aurore ; Gethner Perry ; Goldwyn Henriette
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
110
Poids
450
Date de parution
20070111
Nombre de pages
562,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les actrices ne furent pas de tout temps les bienvenues sur la scène de nos théâtres. Leur apparition entre le XVIè et le XVIIè siècles suscita de vives polémiques. Pourtant, partout où elle fut accueillie, l'actrice évinça l'acteur travesti, et devint en quelques années une figure centrale du théâtre. A travers cette nouvelle figure féminine, se dessinent en effet les profondes mutations culturelles qui agitaient l'époque, et dont le théâtre se faisait l'écho. De la prostituée à l'artiste accomplie, des personnalités variées et inattendues émergent de cette Histoire originelle de l'actrice.
Laissez-vous emmener par Aurore Evain dans cette palpitante investigation ! A travers une plume légère, drôle et entraînante, l'autrice nous présente les deux principaux suspects qui pourraient être le fameux Shakespeare, ainsi que les éléments probants (ou non) pour l'un comme pour l'autre. Les étapes de composition, la langue, les éléments historiques, les personnages et l'unité esthétique sont décortiquées avec l'appui de nombreux experts, et vous douterez rapidement du génie de ce William Shakespeare !
Quatre siècles après sa mort, celui qui est considéré comme le plus grand auteur du théâtre anglais se retrouve devant le tribunal de l'histoire. À la barre : William Shakespeare. Chef d'accusation : usurpation littéraire. Aurore Évain interroge : l'oeuvre de Shakespeare a-t-elle été écrite par une femme ? Dans cette enquête menée comme un procès, les pièces à conviction s'accumulent. Comment l'homme de Stratford, à la biographie lacunaire et aux origines modestes, aurait-il acquis une telle connaissance de la vie de cour, des langues, du droit ou de la géographie ? D'indices troublants en recoupements probants, émerge une figure inattendue : Mary Sidney, comtesse de Pembroke. Poétesse, traductrice, mécène, au coeur des cercles littéraires élisabéthains, elle possède l'érudition et l'expérience du monde que révèle le corpus shakespearien. Se dessine alors une autre histoire : celle d'un matrimoine effacé et d'un génie peut-être dissimulé sous un nom d'emprunt...
Après les premières expériences, rares mais foisonnantes, du XVIe siècle, et après une éclipse de plus de cinquante ans, le théâtre des femmes prend son essor dans les années 1650. Des animatrices de salons, des poétesses, des romancières, une religieuse même voient leurs pièces publiées, recensées dans les grands journaux, jouées par des troupes professionnelles à l'Hôtel de Bourgogne, au théâtre du Marais, à la Cour... Les neuf pièces rassemblées ici, qui s'échelonnent de 1655 à 1680, relèvent de tous les genres alors pratiqués : la comédie en un acte, la tragi-comédie, la comédie-ballet et la tragédie. Elles sont l'?uvre de la Lyonnaise Françoise Pascal, l'une des dramaturges les plus prolifiques, qui donne un nouveau souffle à la " petite comédie " ; de Mme de Villedieu, adulée dans les salons pour son esprit et ses vers, pensionnée par Louis XIV, qui questionne sans relâche l'histoire, la politique, les rôles de sexe, tout en adhérant aux nouveaux codes du classicisme ; de la s?ur de La Chapelle, dont l'Illustre philosophe ou l'histoire de sainte Catherine d'Alexandrie montre une autre face du débat sur les femmes savantes ; d'Anne de La Roche-Guilhen, protestante réfugiée en Angleterre, qui fait jouer sa comédie-ballet devant Charles II ; et enfin de la célèbre poétesse Deshoulières, qui sonne le glas de cette période lumineuse et galante avec une tragédie d'un pessimisme inédit.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.