Aux premiers siècles du christianisme, les païens restaient aux yeux des chrétiens les maîtres des formes traditionnelles de l'historiographie. Ainsi, il n'y eut aucune tentative sérieuse de christianiser Thucydide ou Tacite, qu'on étudiait pourtant encore avec soin. Il fallait donc soit inventer de nouvelles formes, comme l'histoire de l'Eglise, soit se cantonner à des genres déjà connus, comme la chronographie, en y ajoutant toutefois un message : c'est ce dernier chemin qu'emprunta Eusèbe de Césarée (env. 260339/340) dans sa Chronique. Dans cette oeuvre en deux livres, la chronologie devient philosophie de l'histoire. Tout antiquisant a un jour ou l'autre affaire à cette oeuvre labyrinthique, qui va d'Abraham jusqu'à l'époque romaine et couvre tous les peuples connus, des Chaldéens aux Assyriens, Mèdes, Lydiens, Perses, Hébreux, Egyptiens, Grecs et Romains. Ainsi, la Chronique est une référence indispensable pour le spécialiste d'histoire du christianisme, pour le chercheur en historiographie (Eusèbe étant une mine de fragments d'historiens perdus), mais aussi pour l'assyriologue, l'helléniste, le romaniste ou tout spécialiste d'autres secteurs, cherchant à dater tel ou tel épisode. L'original grec est perdu, mais on en conserve une version arménienne, qui remonte au ve ou au vie siècle. Le présent volume fournit la première traduction française de la première partie de la Chronique.
Nombre de pages
560
Date de parution
06/03/2020
Poids
680g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251450797
Titre
Chronique. Tome 1
Auteur
EUSEBE DE CESAREE
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
680
Date de parution
20200306
Nombre de pages
560,00 €
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Résumé : De l'exégèse au panégyrique, Eusèbe, évêque de Césarée de Palestine, écrivain prolixe et érudit, a cultivé presque tous les genres littéraires. Mais c'est surtout son ?uvre historique qui a fait sa renommée. Premier historien du christianisme, Eusèbe rapporte dans les dix livres de l'Histoire Ecclésiastique les événements qui se sont produits depuis la naissance du Christ, véritable fondateur de l'Église, jusqu'à la victoire de Constantin (313). Témoin du triomphe de l'Église après avoir été celui des persécutions, lecteur attentif des ouvrages contenus dans la bibliothèque de Césarée, Eusèbe livre une documentation inestimable, qui servira de base aux travaux historiques postérieurs. Il puise en effet aux sources mêmes de l'ancienne littérature chrétienne dont il recueille minutieusement les témoignages et dont il cite des textes aujourd'hui perdus. Ce volume contient les Livres I-IV de l'Histoire Ecclésiastique. La traduction est l'?uvre du chanoine Gustave Bardy (?) qui fut un grand spécialiste de l'antiquité chrétienne.
Résumé : Eusèbe de Césarée (vers 270-vers 340) lui-même a souhaité la fusion des deux discours présentés ici, pour justifier les constructions de l'empereur Constantin à Jérusalem. Le premier chante les louanges de Constantin à l'occasion de ses trente ans de règne, en 336. Il expose ce qui sera la théologie politique de l'Empire byzantin, mais qui aura aussi une longue postérité dans tous les royaumes chrétiens : le gouvernement du monde est donné par le Père au Christ-Logos, qui le délègue à l'empereur, et celui-ci règne à l'imitation du Logos, lequel règne sur le monde à l'imitation du Père, roi universel. Dans cette conception qui sacralise l'institution impériale et son titulaire, l'unité de l'empire va de pair avec celle du christianisme. Le second discours expose la théologie du Logos et procure une synthèse de la pensée d'Eusèbe sur la création et l'oeuvre de salut du Christ.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.