Chers Européens! Frottons-nous les yeux ensemble : l'ère industrielle est révolue. Au lieu de vivre ce tournant en faisant l'autruche, mieux vaut l'assumer. Si c'est, assurément, la fin d'un chapitre, ce n'est pas pour autant la fin du monde. Quelles nouvelles perspectives s'ouvrent à vous? Faisons plus qu'un pronostic - un pari : l'Europe se transformera en une gigantesque villégiature, splendide et un rien désuète. Qu'elle le veuille ou non (et il est alors préférable qu'elle le veuille), elle deviendra un parc balnéo-culturel et, par la même occasion, un monument à l'épisode européen, parfois glorieux, en tout cas extraordinairement fécond, mais désormais achevé, de l'histoire universelle. Oisif par choix ou par contrainte, l'Européen pourra servir de guide aux visiteurs, mais surtout aura enfin du temps pour prendre soin de lui, pour jouir pleinement de ses désarrois et des aléas de son destin.
Nombre de pages
157
Date de parution
01/05/2007
Poids
190g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782841863990
Auteur
Maiatsky Michail ; Pozner Valérie
Editeur
MICHALON
Largeur
133
Date de parution
20070501
Nombre de pages
157,00 €
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L'?uvre de Platon fait non seulement un vaste usage philosophique du vocabulaire optique, mais aussi opère la première thématisation du visuel. La tradition a prêté beaucoup plus d'attention à l'utilisation qu'à la thématisation: elle a fait de Platon le fondateur de l'alliance ou, plutôt, de la mésalliance entre la philosophie et l'optique, en sous-estimant l'appareil analytique et critique déployé dans son ?uvre afin de maîtriser philosophiquement les rapports entre ces deux partenaires-rivales. Si dans ce qu'on peut appeler opsodicée - en tant que procès contre et justification voire disculpation de la vision - Platon est cité comme complice, il est aussi le premier instigateur de l'enquête et, pour poursuivre l'image judiciaire, à la fois procureur, avocat et juge du visuel. S'il est vrai que Platon est un philosophe visuel, ce qui aura pour la philosophie -et pour la vision - des conséquences considérables, il est surtout un grand penseur du visuel.
Et si le désir n'avait pas d'âge ? Et si la tendresse, la séduction, la sensualité demeuraient des compagnons de l'âge qui avance aussi essentiels que la mémoire ou la santé ? Serge Guérin lève le voile sur un tabou qui persiste : celui de la vie amoureuse et sexuelle après 55 ans. Loin des clichés d'une vieillesse asexuée ou résignée, il montre combien la maturité peut être le temps d'une sexualité souvent plus épanouie. Entretiens et chiffres à l'appui, il explore la transformation des corps, la redéfinition du couple, la place du plaisir, mais aussi les nouvelles solitudes. Dans une société qui glorifie la jeunesse et l'apparence, ce livre propose une autre vision : celle d'un vieillissement sensible et sensuel, où la relation à l'autre devient un acte de résistance, de vitalité et de liberté. Une invitation à penser la sexualité comme une composante du bien-vieillir - ; un langage du corps et du coeur qui ne connaît pas de date de péremption !
Maria Deraismes (1828-1894), contemporaine de Louise Michel, ardente défenseure des droits des femmes et des enfants, protectrice des animaux et oratrice hors pair, fut une figure majeure de la fin du XIXe siècle. Injustement négligée par la postérité, elle fut pourtant l'une des premières républicaines à revendiquer l'urgence d'un front commun, s'associant aux plus grandes personnalités de l'époque sans reculer devant la controverse. En explorant ce destin hors norme, ce livre propose de redécouvrir une penseuse exceptionnelle par sa radicalité qui n'excluait ni le sens de la nuance ni celui des alliances stratégiques. Convaincue que la raison devait être mise au service d'un exercice partagé de la liberté, Deraismes n'eut de cesse de prouver par sa verve et sa passion de l'égalité qu'une société en crise ne devait jamais renoncer à l'espoir d'un progrès juste.
Que nous dit un corps qui vieillit - un corps vieux ? Faut-il résister, sous l'injonction au bien-vieillir (comprendre : rester jeune et tonique) ou bien l'assumer ? Dans un essai nourri de témoignages et d'expériences vécues, Catherine Vincent explore la réalité du corps vieillissant sous toutes ses facettes pour mieux souligner son enjeu politique. Quelle réponse, en effet, la société offre-t-elle à un corps devenu dépendant, engoncé dans la maladie, objet de soins intimes, parfois trop encombrant ? Connaît-on suffisamment ses spécificités, ne pourrait-on mieux les entendre ? Et si se réapproprier son corps vieux était aussi se donner une meilleure chance de participer aux décisions le concernant ?
Connu comme le procureur américain du procès de Nuremberg, Robert H. Jackson (1892-1954) fut aussi un acteur-clé du New Deal et un juge influent de la Cour suprême des Etats-Unis. Autodidacte sans formation académique stricto sensu, humaniste, il incarne une figure singulière dans l'histoire politique et juridique du XXe siècle. Devenu la conscience juridique de l'Amérique, Jackson pensait le droit comme un instrument au service du bien commun. De la réforme fiscale aux Etats-Unis à la naissance du droit pénal international en passant par sa défense des libertés publiques et sa critique du pouvoir judiciaire, cette biographie intellectuelle met en lumière une philosophie juridique ancrée dans l'histoire mais d'une brûlante actualité, qui questionne nos démocraties sur le rôle du droit, la fonction du juge et les finalités de la puissance publique. A l'heure où se délitent les consensus démocratiques et où le droit international chancelle, la pensée de Jackson invite à repenser le droit comme le socle d'une société capable d'assurer la paix, les libertés et la justice.