Mgr Paul Etoga premier évêque autochtone d'Afrique noire française. Un pasteur discret et dévoué, mo
Etoga Mvondo yves innocent ; Messina Jean-Paul
L'HARMATTAN
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EAN :9782140304323
Paul Etoga est le premier évêque autochtone du Cameroun et de l'Afrique noire française. Formé et ordonné prêtre, puis évêque le 30 novembre 1955, dans un contexte de crise politique et ecclésiale, il est le symbole d'un pasteur courageux et bienveillant qui sut concilier tradition et exigences évangéliques. Libre et désintéressé, il milite pour la reconnaissance du clergé indigène et la dignité humaine dans une conscience du "politiquement apolitique" . Dans un pays et un continent où l'Eglise donne l'impression de se mettre à genoux devant le politique, il incarne la dignité sacerdotale et épiscopale dans un sacerdoce évangélique et engagé. Une biographie écrite dans une démarche interdisciplinaire croisant histoire, théologie, ecclésiologie, droit canonique.
Nombre de pages
382
Date de parution
21/03/2023
Poids
596g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140304323
Titre
Mgr Paul Etoga premier évêque autochtone d'Afrique noire française. Un pasteur discret et dévoué, mo
Auteur
Etoga Mvondo yves innocent ; Messina Jean-Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
596
Date de parution
20230321
Nombre de pages
382,00 €
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Okala Etoga Claude Bertin ; Bitjaa Kody Zachée Den
Dans cet ouvrage, l'auteur présente les traits fondamentaux de la culture bëti : ses coutumes, ses traditions, son évolution, sa dégénérescence et ses mutations actuelles. Son originalité se perçoit sur le groupe retenu : les Mëbarkdnd et surtout sur la pratique du rite Mboman. Le cosmos et la pratique des rites ne distinguent pas les Bai des autres groupes de la savane et de la foret. La colonisation, principal facteur déstabilisateur de cette organisation endogène, a déraciné ces groupes qui se retrouvent désormais sans repères. Aussi, le Mboman a été rétabli par les Mëbarkdnd dont l'objectif était de rétablir le rayonnement de la société. Ce rite trouve sa pertinence dans le souci de ce peuple de relancer le débat sur l'héritage culturel d'un peuple qui tend à se complaire dans le chaos culturel. Le dessein de l'auteur est donc de susciter la prise de conscience des peuples qui ploient sous la paresse et la passivité, en vue d'enrayer l'imbroglio culturel dans leur sein et de cultiver l'esprit d'entreprise. Il s'agit finalement de reconquérir les soubassements d'un épanouissement harmonieux de cette communauté.
Les colons allemands, après s'être assurés de déposséder les rois africains de leurs prérogatives royales, ont établi une hiérarchie traditionnelle au Cameroun. La France, sous l'arrêté n° 244 du 4 février 1933, a officiellement reconnu cette structure. Après l'indépendance, les dirigeants camerounais ont réorganisé cette institution en édictant le décret n°77/245 en juillet 1977. En effet, en raison des défaillances de l'institution dans la sphère culturelle b ? tí, des lacunes dans l'application des règles, de l'arrivée de nouvelles forces en jeu et de l'émergence de nouveaux paradigmes, la chefferie traditionnelle semble être devenue une illusion pour les sociétés africaines situées au sud du Sahara, qui l'ont pourtant utilisée comme un rouage pour la colonisation. Tout comme dans le reste du monde, la démocratie et la décentralisation sont en train de supplanter l'autorité traditionnelle. La présente étude vise donc à vérifier si ces principes sont pertinents pour les peuples du Cameroun, en particulier pour le groupe b ? tí, et à proposer leur maintien, ou, à défaut, leur remplacement par une institution ad hoc dans l'Etat moderne.
Cet essai introduit une nouvelle démarche dans le domaine des études monographiques des sociétés africaines. Elle consiste à élaborer un examen critique sur l'anthropologie coloniale. Pour ce faire, elle procède plutôt à l'étude d'un peuple par des approches hypothéticodéductives, graduelles, comparatives, et par une projection méthodologique perspectiviste. S'agissant de l'ensemble du continuum linguistique pahouin, l'auteur défend la thèse selon laquelle, contrairement aux allégations longtemps soutenues par les thèses généalogiques endogènes qui prétendent que ce groupe relève d'un ancêtre commun, ce dernier résulte plutôt d'une mosaïque de peuplades dont les critères de rapprochement sont principalement l'appartenance territoriale et la langue pahouine. Mais, ses membres partagent un certain nombre de coutumes, traditions et rites avec les groupes de divers horizons. Les migrations, les alliances et les conquêtes ont donné naissance au phénomène d'assimilation des diverses composantes. Ainsi, de la plus petite entité (mvg) à l'ethnie ou même à la nation, ce n'est pas uniquement le lien de sang qui conditionne la formation des regroupements humains, ils sont également élaborés par d'autres facteurs socio-culturels et des contingences historiques. Le souci d'appartenance à cet ensemble pose le problème de sa désignation. L'auteur ayant parcouru les traditions endogènes de l'onomastique, aboutit à la conclusion que l'ensemble linguistique dit pahouin se nomme " Btí ", c'est-à-dire un peuple libre ou épris de liberté.