La fabrique du sens syndical. La formation des représentants des salariés en France (1945-2010)
Ethuin Nathalie ; Yon Karel
CROQUANT
24,00 €
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EAN :9782365120524
Chaque année, des dizaines de milliers de salariés suivent des stages de formation syndicale. Les profils sont variés, à la mesure d'un droit à la formation sociale et syndicale qui s'est étoffé au nom de la démocratie sociale mais qui reste fragile et menacé. Ce livre propose un éclairage historique et sociologique sur les dispositifs de formation syndicale en France, largement méconnus. Grâce aux archives et témoignages, l'histoire des stages destinés aux syndicalistes, leurs contenus et méthodes, en perpétuelle évolution, sont mis en lumière. Grâce à l'observation de ce qui se passe en formation (à la CGT, à F0, à la CFDT, à la CFE-CGC, à SUD) sur des thèmes différents, ce livre explore les usages variés des savoirs et savoir-faire produits dans ces espaces militants. Trois fils directeurs traversent l'ouvrage. La formation syndicale est tout d'abord une école de la démocratie : des salariés acquièrent des compétences civiques et s'accordent sur une définition du vivre-ensemble. Elle est aussi un observatoire de la professionnalisation du syndicalisme, entendue comme la reconnaissance sociale des savoirs acquis dont dépendent l'autonomie des représentants syndicaux et leur marge de man?uvre. Elle révèle aussi des enjeux idéologiques plus larges : les frontières de l'action syndicale, son rapport légitime à la vie de la cité et au monde politique.
Nombre de pages
407
Date de parution
18/09/2014
Poids
480g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365120524
Titre
La fabrique du sens syndical. La formation des représentants des salariés en France (1945-2010)
Auteur
Ethuin Nathalie ; Yon Karel
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
480
Date de parution
20140918
Nombre de pages
407,00 €
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Les partis politiques sont parmi les institutions suscitant la défiance la plus forte aujourd'hui. Le phénomène n'est pas nouveau. Les partis ont toujours été associés dans les représentations dominantes à des "organisations oligarchiques", des machines à "diviser", à "exercer le pouvoir à tout prix", "cultiver des clivages artificiels", à des bureaucraties... Ces critiques se sont exacerbées avec "la crise de la représentation". Les fonctions des partis politiques semblent s'être affaiblies : ils ne produisent plus d'offres politiques discriminantes, ne sont plus ni des creusets idéologiques ni des intellectuels collectifs, n'encadrent plus à gauche des milieux populaires dont on souligne la déshérence politique, l'abstention ou "la droitisation". Avec le déclin du militantisme et le processus d'hyperprofessionnalisation de la politique, leur ancrage et leur représentativité sociale se sont à l'évidence érodés. Le poids des médias et des sondages et la personnalisation politique qui en découle contribuent également à les délégitimer. Les partis politiques, liés inévitablement à la démocratie représentative et électorale qu'ils encadrent, sont ainsi condamnés à se "réinventer", se "rénover", à s'adapter à la nouvelle donne et à trouver de nouvelles réponses, notamment sur le terrain des pratiques démocratiques (primaires). Certaines vieilles organisations mettent en scène le changement de leurs discours ou de leurs méthodes. De nouvelles formes s'inventent faisant place à plus d'interactivité (via Internet notamment) avec des modalités plus horizontales ou directes de participation. Ce numéro de la revue est consacré à ce travail multiforme et très différencié selon les organisations cherchant à se dépasser ou à se "réinventer".
On vit des tourbillons de sable mêlés de feuilles, de branches, d'arbresentiers, puis des blocs de terre, des lambeaux de forêts, puis des bois de Meudon, de Saint-Cloud, de Ville-d'Avray, avec la motte, ceux mêmes de Marly et de Saint-Germain, enfin la plus belle moitié des environs de Paris, traverser les airs et couronner ses ruines.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.