Poétique de l'horreur dans l'épopée et l'historiographie latines
Estèves Aline
AUSONIUS
30,00 €
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EAN :9782356133304
Ce travail vise à reconstituer la vision romaine de l'horreur, au sens d'émotion extrême de peur et de phénomène horrible. L'étude porte sur l'épopée et l'historiographie latines, afin de cerner l'originalité du thème, qui relève normalement de la tragédie, dans deux genres dont il est a priori exclu. La revue des termes désignant la peur permet d'abord d'établir le champ sémantique de l'horreur au sens d'émotion ; s'en extrait l'imaginaire de l'horreur au sens de phénomène, qui s'organise en thèmes et motifs centrés autour des notions de noirceur, de grandeur et de laideur, se partage entre vision péjorative et laudative (horror ad odium/ ad uenerationem) et relève du profane ou du sacré. Sur le plan esthétique, l'horreur pose des problèmes de transposition aux poètes épiques et aux historiens, particulièrement dans le domaine de la violence : pour rendre compte du caractère excessif des violences horribles, ils mobilisent des procédés d'amplification dérogeant aux attendus génériques, l'emphasis, l'euidentia et le tumor. Enfin, l'horreur perturbe l'horizon d'attente du lecteur : la delectatio qu'elle induit allie paradoxalement un goût trivial pour le sensationnel et un plaisir intellectuel de reconnaissance des problématiques de la mimèsis, fonctionnant en aemulatio avec les arts littéraires, plastiques ou scéniques ; l'utilitas qu'elle recèle relève essentiellement du questionnement éthique, puisque l'horror ad uenerationem peut prêter le flanc à la critique, et l'horror ad odium donner lieu au grandissement ambigu du mal. Au final, la notion d'horreur se structure dans les deux genres autour de deux thématiques dont la symbolique interfère : les Enfers et les guerres civiles.
Nombre de pages
468
Date de parution
24/09/2020
Poids
878g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782356133304
Titre
Poétique de l'horreur dans l'épopée et l'historiographie latines
Auteur
Estèves Aline
Editeur
AUSONIUS
Largeur
170
Poids
878
Date de parution
20200924
Nombre de pages
468,00 €
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Les enseignants de langues anciennes trouveront ici une aide pour faire lire des textes latins et grecs à leur élèves ou étudiants, tous niveaux confondus. La notion de "lecture" est envisagée dans cet ouvrage comme un exercice distinct de la version : il s'agit de renouer avec le plaisir et l'intérêt du texte abordé en langue originale, tout en limitant les erreurs de compréhension littérale. Pour remédier aux différentes causes de blocage potentielles (linguistiques, psychologiques, culturelles), trois leviers principaux sont identifiés comme autant de facteurs facilitateurs : les images fixes ou mobiles, supports du développement d'une posture d'enquêteur ; l'oralisation ou la théâtralisation, qui facilitent l'appropriation du texte ; la construction de parcours littéraires donnant du sens à l'effort de compréhension. Les protocoles d'action proposés reposent sur des corpus variés, associant aux textes classiques des sources souvent méconnues (textes néo-latins, inscriptions issues du paysage urbain, bandes-dessinées, etc.). Les contributions présentent des outils concrets, directement exploitables en classe, et transposables selon le niveau d'enseignement visé.
A l'heure où la "dématérialisation" prétend nous simplifier la vie tout en nous dépouillant de notre substance, cet ouvrage interroge ce qu'il reste de l'Humain quand tout devient virtuel. Entre essai, roman psychologique et fable moderne, la narratrice se souvient d'un temps où le "nous" existait encore, pour mieux mesurer l'ampleur de l'Humanicide qui guette notre ère égocentrique. Dans une langue de Molière apprise "juste" en lisant des livres, elle révèle comment la lecture, la mémoire et le lien à l'autre peuvent empêcher que nous soyons réduits à de simples données. Refusant de confondre résilience et résignation, elle invite à réinventer notre façon d'être au monde plutôt qu'à nous abandonner aux promesses creuses du progrès. Cri d'alarme autant que main tendue, cette oeuvre nous pousse à méditer sur ce que nous voulons vraiment sauver : notre confort, ou notre âme collective.
Principalement issus du sous-continent indien, les premiers migrants musulmans de Grande-Bretagne ont d'abord été attirés par une prospérité en trompe-l'oeil, celle d'une nation industrielle en déclin. Très vite leurs enfants ont été confrontés au chômage massif et à la remise en cause de l'État providence. Se sentant, comme ailleurs en Europe, à la fois étrangers aux traditions culturelles de leurs parents et rejetés par la majorité blanche britannique, certains d'entre eux ont été tentés par un retour aux traditions islamiques, par le militantisme politique, voire par l'extrémisme. L'expérience britannique d'événements tels que le scandale des Versets sataniques (1989), l'opposition à la guerre en Irak (2003) ou encore les attentats de Londres (2005), mais aussi les violences urbaines, l'évolution des discriminations raciales ou religieuses, les discours politiques ou médiatiques islamophobes, la force du white backlash, les débats sur les questions d'éducation, sur la représentativité des minorités dans l'espace public... peuvent, au-delà des oppositions rituelles entre " modèle français " et " modèle britannique " d'immigration, aider à réfléchir au cas français. Islamisme, terrorisme, communautarisme... autant de mots devenus peu à peu synonymes, notamment depuis septembre 2001 et les attentats de Londres en juillet 2005. C'est tout l'intérêt du livre d'Olivier Esteves que de suggérer te parallèle entre trajectoires postcoloniales françaises et anglaises, et d'aller au-delà de schémas médiatiques simplistes où " tout ce qui est modéré à Londres serait considéré comme extrême à Paris ".
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Issu des XXIVe rencontres franco-italiennes sur l’épigraphie du monde romain, ce volume explore la place et l’usage des inscriptions au cœur urbain et architectural des cités du monde romain, sur le forum mais aussi sur son équivalent dans la partie hellénophone de l’empire, l’agora.L'étude des inscriptions est devenue inséparable de leur mise en contexte archéologique. Lieu stratégique au c'ur de la cité, scène de ses jeux de pouvoir et de ses enjeux de mémoire, la place publique est investie par des pratiques épigraphiques aux fonctions multiples : expression de l'évergétisme, célébration et hommages pour les notables, les protecteurs et le pouvoir impérial, mais aussi publicité des règlements, témoignage d'un quotidien institutionnel, jusqu'à l'expression individuelle à travers les graffitis... À travers des études de cas , les contributeurs du volume replacent les inscriptions dans leur contexte archéologique et historique mais aussi social, institutionnel et culturel afin de mieux comprendre et illustrer la diversité des usages de l'écrit sur la place publique.
Cet ouvrage est l'un des premiers travaux collectifs issus du projet ANR intitulé RIIG Recueil informatisé des inscriptions gauloises. Comme son nom l'indique, il s'inscrit dans la continuité d'un recueil en format papier antérieur, le Recueil des inscriptions gauloises (RIG), publié entre 1985 et 2002 comme supplément n.45 à la revue Gallia. Le projet du RIIG s'est attaché à mettre à jour et à enrichir les données publiées dans les volumes du RIG, I (textes gallo-grecs) et du RIG, II.1 (textes gallo-latins sur pierre) en les mettant à disposition de la communauté scientifique sur une plateforme informatique. Avec cet ouvrage, nous avons souhaité réaliser une synthèse problématisée de données disponibles concernant l'épigraphie lapidaire en gaulois transalpin et dépasser la notion d'inventaire. Notre propos vise donc à mieux comprendre en quoi l'épigraphie en langue gauloise sur pierre nous renseigne sur la structuration de la société celtique de Gaule transalpine entre le IIe s. a.C. et le Ie s. p.C. Cette synthèse rassemble le travail de plusieurs spécialistes, archéologues, épigraphistes, linguistes et historiens et constitue une monographie collective la plus à jour possible de nos connaissances actuelles sur ce dossier.