
La laisse du temps
Par analogie avec la mer, la laisse du temps serait l'espace de mémoire qu'après l'avoir submergé le temps découvre en se retirant ; ou le limon, sable des illusions et vase des regrets, qu'il dépose au bord de la vie en forme de rides ; ou les débris, algues de rêves, coquillages de nostalgie, qu'il disperse aux grands moments de l'existence. Par analogie avec la louveterie, la laisse du temps indiquerait les points du coeur et de l'esprit où le temps se fait les griffes. Par analogie avec l'horlogerie, la laisse du temps signifierait la détente que le temps accorde au ressort remonté de la passion de vivre ; entre l'amour et la mort. Enfin, littérairement, laisse veut dire tirade ou couplet. Ces différentes acceptions, ensemble et séparément, sont toutes recevables pour les trente-trois poèmes ici recueillis.
| Nombre de pages | 65 |
|---|---|
| Date de parution | 04/10/1977 |
| Poids | 110g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782070297122 |
|---|---|
| Titre | La laisse du temps |
| Auteur | Estang Luc |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 140 |
| Poids | 110 |
| Date de parution | 19771004 |
| Nombre de pages | 65,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les quatre éléments (1937-1955)
Estang LucCet ouvrage de Luc Estang s'offre comme le passage d'une appréhension à une compréhension de l'univers. Après une démarche initiale de la recherche qui restait proche de la confidence et de l'élégie (c'est Le Mystère apprivoisé, 1937-1943), - puis un tâtonnement au gré des circonstances avec Prise du temps (1943-1946), Les Quatre Eléments, écrits de 1946 à 1955, nous ouvrent de nouvelles perspectives pour déchiffrer la création, et nous proposent - mer, terre, ciel et feu... - plutôt qu'une cosmogonie, une cosmosophie poétique.EpuiséVOIR PRODUIT5,20 € -

D'un nuit noire et blanche
Estang LucUne nuit, à la fin de l'été, sur la côte provençale où souffle le mistral, le poète, puisqu'il faut l'appeler par son nom, est tenu éveillé. Comme chacun en pareil cas, il remâche ses soucis. Que les siens prennent forme imagée et rythmée, c'est fatalité d'état : la mer est proche ; et aussi la cinquantaine ! Cette nuit, durée conventionnelle, pendant laquelle les phantasmes suscitent le poème, se révèle "critique". D'une sensation immédiate aux impressions les plus lointaines, du souvenir tout frais aux troubles réminiscences, de bords ensoleillés à des quais brumeux, elle réfléchit et fait basculer, kaléidoscope mélancolique, rêves, désirs, échecs ; tournant à la secrète remise en cause des raisons de vivre. D'où l'invocation nervalienne, la dernière qu'ait laissée à notre entendement le poète des Chimères : "Ne m'attends pas ce soir car la nuit sera noire et blanche." L'appropriation, ici, se prête au double sens, propre et figuré, avec cette différence, essentielle, que le matin attend le veilleur et son acte de foi lucide. Pour intime que s'avoue l'élégie, elle ne désespère pas de fournir prétexte à sentiments communs : "Ô insensé qui crois que je ne suis pas toi ! Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère !" Sinon, hors de l'épique ou du descriptif, quel poète oserait livrer au public ses hantises, qu'elles soient diurnes ou nocturnes ?" Luc Estang.EpuiséVOIR PRODUIT3,45 € -

Corps à coeur
Estang LucRoman, au sens originel, d'amour assez durablement fou, du moins chez le partenaire masculin, pour que ce dernier, hors saison, cultive un genre littéraire illustré entre tous par Maurice Scève : le Blason d'un corps féminin. D'après des exemples prestigieux, de Dante à Pétrarque, de Ronsard à Shakespeare, voire à Baudelaire, il semblerait que la forme fixe du sonnet fût la mieux appropriée à une certaine célébration amoureuse. Projet ici : cent sonnets, plus ou moins "réguliers", avec une part de gageure quant aux limites poétiques de la dissection. Or, environ à mi-course de l'entreprise, surgit un contretemps, le Malamour, qui en assure le terme par le passage de corps à coeur du blasonnement. Sous des formes libres, Elégies et romances évoquent, heureux ou tourmentés, des épisodes du même roman "toujours près de finir qui toujours recommence". " Luc Estang.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,50 €
Du même éditeur
-

Comme un flambeau, dans ces ténèbres noires. Anthologie poétique 1961-1995
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier JeanL'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.En stockCOMMANDER11,40 € -

Au fond des années passées
Grondahl Jens Christian ; Gnaedig AlainCe n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

Oeuvres complètes. 2 volumes : Tome 2, 1845-1851 ; Tome 3, 1851-1862
Flaubert Gustave ; Gothot-Mersch ClaudineLe premier volume desEpuiséVOIR PRODUIT146,00 €
De la même catégorie
-

Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinEpuiséVOIR PRODUIT68,30 € -

La répudiée
Abécassis ElietteJ'ai été aimée, c'est la fin de l'amour, aimée et adorée, c'est la fin de l'amour, aimée et répudiée".EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

La commode aux tiroirs de couleurs
Ruiz OliviaÀ la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.EpuiséVOIR PRODUIT21,40 €

