Né en 1895, Sergueï Essénine est le dernier grand nom de l'Age d'argent de la poésie russe. Poète paysan, mystico-révolutionnaire, houligan, imaginiste, filial et bisexuel, "rossignol obscène", patriote déchiré, suicidé ou assassiné à l'âge de trente ans : les poèmes scandent sa vie et parfois la précèdent, au point qu'il n'est pas toujours facile de séparer les mythes, la légende de la réalité. Restent des poésies marquées par l'adéquation parfaite de l'image au sentiment, aux intonations venues des profondeurs de la terre russe. Reste le poète du XXe siècle le plus lu en Russie, ce qui est dû à son destin exceptionnel mais aussi à une forme élaborée qui, tout en demeurant proche de la langue populaire, aborde une thématique variée "en harmonie à la fois avec l'époque tourmentée de la révolution et avec l'éternité", comme l'écrivit le poéticien russe Boris Eichenbaum. C'est dans cette optique que le présent choix ? le plus vaste à ce jour en français ? a été établi, en même temps que le traducteur, fidèle au principe de l'"équivalence fonctionnelle", s'est efforcé de restituer au mieux la forme de l'original.
Résumé : Né en 1895, Sergueï Essénine est le dernier grand nom de l'Age d'argent de la poésie russe. Poète paysan, mystico-révolutionnaire, houligan, imaginiste, filial et bisexuel, " rossignol obscène ", patriote déchiré, suicidé ou assassiné à l'âge de trente ans : les poèmes scandent sa vie et parfois la précèdent. au point qu'il n'est pas toujours facile de séparer les mythes. la légende de la réalité. Restent des poésies marquées par l'adéquation parfaite de l'image au sentiment, aux intonations venues des profondeurs de la terre russe. Reste le poète du XXe siècle le plus lu en Russie, ce qui est dû à son destin exceptionnel mais aussi à une forme élaborée qui, tout en demeurant proche de la langue populaire, aborde une thématique variée " en harmonie à la fois avec l'époque tourmentée de la révolution et avec l'éternité ". comme l'écrivit le poéticien russe Boris Eichenbaum. C'est dans cette optique que le présent choix - le plus vaste à ce jour en français - a été établi. en même temps que le traducteur. fidèle au principe de l'" équivalence fonctionnelle ", s'est efforcé de restituer au mieux la forme de l'original.
Présentation de l'éditeur Serguei Essenine (1896-1925) est sans doute le poète le plus populaire de Russie, Elevé dans les traditions de la vieille Russie des paysans de Riazan et des vieux croyants dissidents de l'orthodoxie, rebella dans l'8mo, fou do poésie, la rage do vivre au coeur, il met tout son espoir dans la révolution. très vite, il déchante au spectacle des tueries et dos ravages qu'elle provoque jusque dans la campagne de son enfance. Ecartelé, s'estimant trop vieux pour comprendre - il a trente ans - il se suicide à Saint-Pétersbourg où il avait débuté brillamment. Sa tin dramatique comme son mariage, en 1991, avec la sulfureuse et milliardaire Isadora Duncan, le contraste entre le poète au visage d'ange attaché à la toue et le voyou, licencieux, ivrogne qui lit ses vers aux prostituées, recèlent tous les ingrédients d'un personnage de légenda. Ce Rimbaud russe qui voulait ses vers pour toute biographie fascina par sa vie. Le choix de poèmes présenté par Christiane Pighetti en version bilingue redonne à la poésie sa place première.
Résumé : A qui craint de quitter cette terre, il est dit : Tu peux emporter la Ravine entière avec toi. N'aie pas peur d'oublier quelque chose, rien du coeur ne se perd.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) était un philosophe et sociologue très attentif à l'art de son temps. La sculpture de Rodin l'a particulièrement inspiré. Il publia dès 1902 une première étude (avant même celle de Rilke) et reprit régulièrement la question jusqu'à la mort de Rodin en 1917. Le paradoxe de cet art était selon lui d'installer le mouvement, propre à la modernité telle qu'il l'avait analysée par sa Philosophie de l'argent, dans l'oeuvre plastique, la déportant constamment hors d'elle-même. La reprise et l'approfondissement de ses arguments signale l'enjeu que représentait Rodin à ses yeux. Elle participe de son élaboration d'une pensée de Part originale. Pour Rodin, Simmel était, tout simplement, le "penseur" ... Le volume rassemble la totalité des écrits consacrés par Simmel à Rodin, leur correspondance ainsi que divers compléments permettant de retracer l'histoire captivante de cet échange.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".