Le prolétariat ne se promène pas nu. Moscou en projets
Essaïan Elisabeth
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EAN :9782863643327
«?On dit que la forme nue, les boîtes nues, c'est le principe du prolétariat. Cependant le prolétariat ne se promène pas nu, il met une petite cravate, une veste, un pantalon et tout le reste. Et quand il a mis un costume plus propre, il marche avec plus de joie.?» Lazare Kaganovitch Dans quelle mesure la production architecturale et urbaine de la Russie soviétique rompt-elle avec les formes, les idées et les pratiques de la Russie tsariste?? Comment les bouleversements politiques, sociaux, économiques et juridiques se sont-ils traduits dans la définition des nouveaux modes de vie et d'occupation du territoire?? Jusqu'où les orientations stylistiques du réalisme socialiste se sont?elles substituées aux positions des avant?gardes des années vingt?? Quel rôle les urbanistes, les architectes et les autorités ont-ils joué dans cette vision renouvelée de la ville avec les divers arbitrages qui en ont résulté?...Le présent ouvrage, qui a pour objet central l'étude du Plan général de reconstruction de Moscou de 1935, propose de nuancer l'histoire urbaine soviétique écrite à travers l'unique prisme de la verticalité du pouvoir. Il met en évidence les nombreuses permanences, matérielles, idéelles et humaines, ainsi que les approches pragmatiques du projet de la part des décideurs, en premier lieu Staline et Kaganovitch.Servie par une riche iconographie, cette analyse, au-delà du cas moscovite, met en lumière comment les architectes et les urbanistes se positionnent, créent et innovent, dans et malgré un contexte de contrôle absolu
Nombre de pages
285
Date de parution
14/10/2021
Poids
1 378g
Largeur
242mm
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EAN
9782863643327
Titre
Le prolétariat ne se promène pas nu. Moscou en projets
Auteur
Essaïan Elisabeth
Editeur
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242
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1378
Date de parution
20211014
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285,00 €
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Essaïan Elisabeth ; Leloup Mathilde ; Fleury Cécil
Dans les conflits armés du XXIe siècle, le patrimoine apparaît comme bien plus qu'un héritage à conserver : il devient une cible, un témoignage, un terrain d'action. Conçu dans le prolongement de l'exposition "Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa", présentée à la Cite de l'architecture et du patrimoine en 2026, cet ouvrage propose une réflexion collective sur la valeur du patrimoine à l'épreuve de la guerre. Cartographes, juristes, historiens, acteurs Institutionnels, architectes, archéologues et artistes y croisent leurs perspectives pour penser les formes inédites de destruction, les actions de terrain et lb puissance des images. Ils montrent comment le patrimoine peut devenir lieu de mémoire, objet de lutte et horizon de réparation.
Parmi les designers et les architectes de sa génération, que ce soit Charlotte Perriand, Ray Eames ou Jane Drew, Lina Bo Bardi (1914-1992) est une des femmes architectes les plus prolifiques du XXe siècle avec une vingtaine de bâtiments construits - maisons, musées, théâtres, églises, centres culturels et sportifs. Fruit d'une collaboration entre l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville (ENSA-PB) et le Département d'Architecture et Projet de l'Université de Roma Sapienza, le catalogue de l'exposition Lina Bo Bardi : Enseignements partagés offre une interprétation originale de son oeuvre, à travers les regards croisés d'architectes, historiens, artistes, étudiants en architecture et en design et les objets produits dans le cadre des enseignements.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?