L'intégration régionale est un phénomène touchant tous les continents. Madagascar participe au mouvement d'intégration régionale. En effet, la Grande Ile est membre, non seulement de l'organisation continentale qu'est l'Union Africaine mais aussi de la COMESA (Common Market Eastern and Southern Africa), de la SADC (Southern African Development Community), de la Zone de Libre Echange Tripartite (COMESA - SADC - Eastern African Community) et de la Communauté de l'océan Indien. Ce phénomène intégratif régional a de nombreuses implications juridiques, économiques, politiques, culturelles, sans que pour autant la cohérence soit assurée. Comment renforcer le commerce infra-zone ? Comment assurer la sécurité juridique pour les opérateurs économiques ? Comment faire face aux conséquences économiques et budgétaires de l'intégration pour l'île Rouge ? L'objectif du colloque d'Antananarivo de décembre 2018 dont ce livre est issu était de croiser les regards du monde académique, des praticiens, des bailleurs de fonds et du secteur privé pour envisager les voies et moyens d'optimiser l'efficacité et l'efficience de l'intégration régionale pour Madagascar.
Nombre de pages
262
Date de parution
04/05/2020
Poids
459g
Largeur
155mm
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EAN
9782343201320
Titre
Madagascar et l'intégration régionale. Etat des lieux, défis et perspectives
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...