Histoires universelles et philosophies de l'histoire. De l'origine du monde à la fin des temps
Escudier Alexandre ; Martin Laurent
SCIENCES PO
28,01 €
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EAN :9782724616606
De l'origine du monde à la fin des temps L'histoire globale et ses divers avatars - histoire connectée, comparée, internationale, transnationale, etc. - séduisent le monde académique et le grand public aujourd'hui sensibilisé au thème de la mondialisation. En invitant à la prise en compte des interactions entre individus et groupes humains relevant d'unités géoculturelles distinctes, elle permet un décentrement du regard et le détourne de l'ethnocentrisme scientifique et politique. Ce paradigme devenu quasi dominant de nos jours est l'héritier d'une longue tradition intellectuelle, qui trouve ses prémices dans l'antiquité gréco-latine : la tradition des histoires universelles et des philosophies de l'histoire que présentent dans cet ouvrage des philosophes, des historiens, des anthropologues, des géographes, ainsi que des spécialistes d'aires culturelles non occidentales, chinoises et arabes notamment. Par histoire universelle, on entend le projet de considérer l'humanité, à la fois unie et diverse, dans son ensemble et dans son devenir historique commun ; par philosophie de l'histoire, l'ambition de donner un sens à ce devenir, c'est-à-dire autant une orientation qu'une signification. Illustrées, pour la première, par les travaux de penseurs tels que Ibn Khaldûn, Spengler, Toynbee, pour la seconde, par ceux de Hegel, de Marx ou de Comte, ces deux traditions ont fait de l'histoire pensée par la philosophie la clef de compréhension ultime des sociétés humaines.
Nombre de pages
405
Date de parution
19/03/2015
Poids
483g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782724616606
Titre
Histoires universelles et philosophies de l'histoire. De l'origine du monde à la fin des temps
Auteur
Escudier Alexandre ; Martin Laurent
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
140
Poids
483
Date de parution
20150319
Nombre de pages
405,00 €
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Dans son essai marquant de 1997, Comment naissent les valeurs, le sociologie allemand Hans Joas s'attaque à la difficile question de l'origine et du rôle des valeurs. En puisant dans la tradition du pragmatisme américain, il récuse la définition de la modernité en tant que processus de sécularisation et soutient que les valeurs (justice, bien, etc.), que nous lèguent l'histoire et la foi, peuvent être, précisément par la transcendance de leurs manifestations, les vectrices de l'émancipation moderne. Alexandre Escudier a réuni plusieurs chercheuses et chercheurs pour discuter de cette oeuvre. Hans Joas leur répond en clôture de ce dossier, dans une perspective qui invite à prolonger la discussion.
L'Etat doit-il nous rendre meilleurs ? Doit-il chercher à influencer la manière dont nous conduisons nos vies ? Le libéralisme politique répond habituellement par la négative. En démocratie, chacun devrait pouvoir choisir librement les valeurs qui guident son existence et être protégé contre les abus d'un Etat moralisateur et paternaliste. Dans une société pluraliste, les divers modes de vie devraient être traités impartialement par les autorités publiques. Les philosophes partisans du "perfectionnisme libéral" refusent pourtant cette réponse à leurs yeux trop simple, qui exige de l'Etat une impossible "neutralité axiologique". La fragilité des démocraties libérales réclame plutôt que les valeurs et vertus sur lesquelles elles reposent, telles l'autonomie et la tolérance, soient activement défendues. Les politiques publiques dans le domaine de la santé ou de la famille, des religions ou de l'éducation civique devraient ainsi guider les citoyens en les détournant du pire, voire en les orientant vers le meilleur. Le présent recueil, qui introduit à ce courant original de la pensée politique contemporaine, réunit douze textes fondamentaux, tous inédits en français.
La gauche se concentre généralement sur les questions de distribution interne, ce numéro entend contribuer à la constitution d'une approche proprement socialiste des questions internationales et géopolitiques.
Escudier Alexandre ; Gisel Pierre ; Tétaz Jean-Mar
Résumé : Ce livre collectif rassemble des universitaires autour de la pensée de Hans Joas, enseignant en sciences sociales aux Universités de Berlin et de Chicago, qui n'a de cesse de travailler les rapports entre société moderne et religion. Les contributeurs reviennent plus particulièrement sur son livre Les pouvoirs du sacré. Une alternative au récit du désenchantement (Seuil 2020), dans lequel Joas discute la théorie de la sécularisation que Max Weber rattache aux processus de rationalisation moderne. Joas souligne que si la modernité s'est décalée des traditions religieuses, elle connaît pourtant des formes de sacralisations novatrices. Autour de cette production d'idéaux et de symbolisations qui passent souvent inaperçus, les apports du livre sont à la fois historiques, sociologiques, théologiques et politiques. Le collectif rassemble un politiste de Science-Po Paris (A. Escudier), un grand connaisseur de l'oeuvre de Joas (J. -M. Tétaz), un théoricien du religieux dans ses rapports au social (P. Gisel), un spécialiste du pragmatisme étasunien (S. Madelrieux), un penseur du politique (B. Karsenti), une spécialiste de Weber (C. Colliot-Thélène) et un théologien catholique réputé (Ch. Theobald).
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.