L'espace pictural, l'espace d'un tableau, n'est pas une portion d'espace, mais un mode de l'apparaître. Les formes et les modalités historiales de l'apparaître, de la " venue à soi du visible ", de l'ex-ercice et de l'ek-stase du regard à même les choses, sont cela même que l'espace du tableau, chaque fois de façon singulière, met en oeuvre. De l'eidos de l'espace pictural comme mode de l'apparaître on tente ici l'explicitation, grâce à des réseaux de concepts élaborés par Husserl ou Heidegger, Merleau-Ponty ou Henri Maldiney. L'éclatante singularité des oeuvres - l'espace de la diminutio de Paolo Uccello et Piero della Francesca, les paysages de Caspar David Friedrich, les constructions cubistes de Braque et Picasso, la composition de l'espace abstrait de Kandinsky et enfin les peintures noir-sur-noir de Pierre Soulages - qui font l'objet des études rassemblées ici, donne lieu et puissance à une phénoménologie de l'espace pictural. La seconde édition, présentée ici, est augmentée d'un chapitre inédit : " Une polyphonie picturale : Paul Klee et le rythme ". Dix-sept reproductions de tableaux accompagnent ces études.
Nombre de pages
205
Date de parution
23/05/2011
Poids
418g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782350880471
Titre
L'espace pictural. Edition revue et augmentée
Auteur
Escoubas Eliane
Editeur
ENCRE MARINE
Largeur
162
Poids
418
Date de parution
20110523
Nombre de pages
205,00 €
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L'esthétique naît au XVIe siècle, au confluent de théories jusqu'alors distinctes : la théorie du sensible (aisthêsis), celle du beau et du goût, celle de l'art. Ainsi apparue sous l'égide de la subjectivité des modernes, et entrant en connexion avec d'autres disciplines : philosophie de l'art, histoire et science de l'art, elle assiste bientôt à la dissociation de la poésie et des arts plastiques - ces derniers seuls devenant son domaine propre ; elle est également contrainte, avec Hegel, à l'exclusion du " beau naturel ", au profit du seul " beau artistique ". Elle promeut dès lors un concept d'art comme " expression ", puis comme " style ". Le XXe siècle voit se produire une crise fondamentale de la notion de subjectivité ; le champ qu'occupait l'esthétique est désormais le lieu, non plus de l'expression de la subjectivité, mais de l'exploration de l'apparaître. L'esthétique reste-t-elle alors encore la tâche de notre temps ?
Résumé : L'esthétique naît au XVIe siècle, au confluent de théories jusqu'alors distinctes : la théorie du sensible (aisthêsis), celle du beau et du goût, celle de l'art. Ainsi apparue sous l'égide de la subjectivité des modernes, et entrant en connexion avec d'autres disciplines? philosophie de l'art, histoire et science de l'art?, elle assiste bientôt à la dissociation de la poésie et des arts plastiques?ces derniers seuls devenant son domaine propre ; elle est également contrainte, avec Hegel, à l'exclusion du " beau naturel" au profit du seul " beau artistique ". Elle promeut dès lors un concept d'art comme "expression ", puis comme "style ". Le XXe siècle voit se produire une crise fondamentale de la notion de subjectivité ; le champ qu'occupait l'esthétique est désormais le lieu, non plus de l'expression de la subjectivité, mais de l'exploration de l'apparaître. L'esthétique reste-t-elle alors encore la tâche de notre temps ?
Nous tentons de présenter l'oeuvre de Heidegger, non pas comme une oeuvre faite, mais comme une oeuvre se faisant, une oeuvre en oeuvre. Les thèmes ne se donnent pas comme des " thèses ", des " positions ", mais comme des moments d'engendrement d'une pensée en acte dont deux topoï-limites articulent le chemin : celui de la " question " (die Frage), qu'explicite Sein und Zeit, et celui de " l'écoute " (das Hören) à partir des années cinquante. Deux questions insignes de la pensée de Heidegger font ainsi l'objet de notre investigation. D'abord, la question de la Stimmung, tonalité affective, qui n'est en rien psychologique, mais topologique. Ensuite, après le " Tournant " (die Kehre), vers 1935, la question qui articule le phénomène primordial du " langage ", dans une triple singularité : historiale, avec la notion de logos à partir de son initialité grecque jusqu'à son détournement dans la ratio des modernes, traductologique, avec une notion de traduction qui ne s'épuise pas dans la considération de la multiplicité babélienne des langues, mais encore concerne les mouvements internes à une langue, et poétologique, dont Hölderlin constitue pour Heidegger la figure emblématique, mais aussi Rilke, Trakl, George.