Surnommé le Vauban de Napoléon, Marescot fut, de 1800 à 1808 - date de sa chute spectaculaire - un lointain successeur du maréchal de Louis XIV, comme lui à la tête du Génie et des fortifications. Il a contribué à nombre des célèbres victoires de son chef, mais dans l'ombre. Il est aussi le grand « fortificateur » de l'Empire français. Au sommet de la hiérarchie militaire et de la haute société impériale, il est un des supports du trône, sans être un proche de Napoléon. Mais rendu coupable de la catastrophe de Baylen en 1808, il est dégradé, humilié et paye sa prétendue faute de quatre ans de prison sans jugement. Après la chute de Napoléon, il entame une carrière de libéral et devient pair de France sous la Restauration, jusqu'à sa mort en 1832. Une telle existence chahutée, dramatiquement romantique, illustre ce que fut la vie de tant de jeunes officiers depuis les Lumières jusqu'aux premiers moments du « roi bourgeois » Louis-Philippe. Une époque terrible. L'Histoire roulait alors un train d'enfer. C'est aussi un des intérêts de cette biographie singulière que d'éclairer ce moment si particulier de notre histoire.
De l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, il y a une chose qui ne change pas à côté de tous les champs de bataille de l'Histoire : ce sont les tentes et les soldats qui s'ennuient à l'intérieur... Orveillon et Pinchon vous invitent à découvrir les discussions surréalistes et désopilantes des militaires dans les coulisses des grandes batailles. Loin des généralissimes brillants ou des combattants invincibles, ils racontent l'histoire, la vraie : celles des anonymes et des râleurs, des déserteurs et des opportunistes, de tous les héros malgré eux... Vous ne verrez plus jamais Waterloo, Camerone ou le Débarquement de la même manière !
Les Américains les regroupent au sein du Silent Service car malgré l'engouement régulier du cinéma, les sous-marins restent très méconnus du grand public et même les amateurs d'histoire militaire et navale se limitent le plus souvent aux loups gris de l'Atlantique. Pourtant les sous-marins n'ont, depuis le premier conflit mondial, jamaiscessé de peser dans les conflits déclarés ou non. Le dioptre, cette séparation entre l'air et l'eau, les dissimule à nos yeux et à nos esprits. Et avec leur navire, sont aussi dissimulés le mode de vie des sous-mariniers, leurs missions, leurs combats. Avec Invisibles et Silencieux, je vous invite à plonger dans les entrailles des sousmarins pour comprendre leur fonctionnement technologique, ce qui fait leurs forces et leurs limites au combat et les objectifs stratégiques qu'ils suivent. Nous rencontrerons aussi des sous-mariniers de toutes les époques et nations afin de tenter de saisir ce qui fait d'eux des combattants exceptionnels. Alors fermez les panneaux et ouvertures de coque, ouvrez les purges de ballasts, on plonge.
GIGN. Quatre lettres qui imposent le respect. Depuis sa création en 1974, cette unité antiterroriste s'est imposée comme un modèle mondial, toujours en première ligne face aux menaces les plus extrêmes.Sous l'impulsion du lieutenant Christian Prouteau, le GIGN s'est forgé une identité unique : efficacité, rigueur, respect de la vie humaine. De l'affaire du forcené retranché aux prises d'otages terroristes, il incarne le « dernier recours ».Uniformes, armes mythiques, entraînements exigeants, interventions décisives : l'histoire du GIGN est jalonnée de moments qui ont marqué la mémoire collective.Cet ouvrage richement illustré s'appuie sur plus de 60 témoignages inédits. Il vous entraîne dans les coulisses de l'unité : ses origines, ses opérations les plus marquantes, son quotidien et ses 50 ans d'évolution. Entrez dans la légende des super-gendarmes.
Si les victoires fascinent et entrent immédiatement dans l'imaginaire collectif, si chaque décision du chef victorieux est décortiquée pour mieux comprendre comment le succès a pu être obtenu, le traitement réservé aux défaites est bien différent. Analysées a posteriori à travers des filtres sociaux, politiques et historiques, elles sont presque toujours caricaturées. Les historiens rarement à en donner une interprétation objective. Leur jugement est souvent faussé par un paramètre qui occulte les autres et ils finissent presque toujours par en donner une explication simpliste. Mais les erreurs commises par le tacticien sont souvent variées, complexes, et de nombreux facteurs sont à l'origine des plus grands désastres tactiques. Après le succès de L'Art de conduire une bataille, Gilles Haberey et Hugues Perot analysent maintenant les causes des grands désastres tactiques et révèlent les 7 péchés capitaux que ne doit pas commettre le chef militaire.
Notre division était anéantie; ne pouvant avancer par la route, je passais par les champs où s'entassaient derrière moi des horreurs et des chevaux blessés et mutilés, clans un état des plus horribles. Décrire ces horreurs est au-dessus de ares firmes." Sous la plume du lieutenant Andreev, (lui eu 1812 combattait, tout jeune borine, dans les rangs (le l'armée russe, l'atroce bataille de la Moskova se dérobe. Comment saisir ce que tilt la campagne de Russie pour ceux qui la vécurent ? Proposer pour la première fois une histoire humaine de la guerre qui opposa l'Empire français à l'Empire russe, en s'appuyant sur des sources jusque-là négligées et des matériaux d'archives inexplorés: tel est l'objet de ce livre. Les sans-grade, civils ou simples soldats, y tiennent le même rang que les héros de guerre; la voix du peuple russe s'y mêle à celle des grognards de la Grande Armée, pour éclairer d'un jour nouveau l'affrontement des deux géants qui déchira l'Europe.
Histoire et légende de l'île la plus célèbre du monde, avec une iconographie exceptionnelle et des textes non moins exceptionnels, de tous les spécialistes reconnus.
Un personnage au caractère ambigu Junot est le plus célèbre des inconnus de l'entourage de Napoléon ! En effet, aucune biographie sérieuse ne lui a été consacrée depuis celle de Jean Lucas-Dubreton en 1937. Il a fallu utiliser en priorité les archives émergeant directement du passé, en direct du " présent " de Junot, en particulier les correspondances des tous les intervenants, les nominations, les comptes rendus, les journaux... puis les mémoires, bien sûr, mais avec parcimonie et méfiance, y puisant avant tout les témoignages directs, introuvables ailleurs, pour tenter de restituer un portrait plus proche de la réalité. Junot renait, reprend une forme première il apparait un personnage complexe, à la fois attachant, et, de temps en temps, il faut bien le reconnaitre, emporté et décevant. Il était un être de paradoxes, se montrant toujours un sujet dévoué, un camarade irremplaçable, un mari consciencieux ; mais aussi, à l'inverse, poussant son amour pour Napoléon, la gloire, l'argent et les femmes, à l'extrême, jusqu'à l'exagération... jusqu'à l'exaspération de ceux-là même. Un jour courageux jusqu'à la témérité, le soldat idéal et, soudain, le lendemain, doutant et hésitant. Junot est un héros atypique de l'épopée napoléonienne : on trouve, en cherchant un peu, un vrai soldat, humainement attachant, avec ses enthousiasmes et ses angoisses... ses forces et ses faiblesses... ses amours et ses haines. Sa plus grande crainte sera toujours de n'être plus aimé de Napoléon et c'est pourquoi la seule fonction à laquelle il tiendra toute sa vie le plus fut celle de Premier aide de camp, une distinction plus amicale que hiérarchique. Il l'a d'ailleurs été chronologiquement et en titre. Le général Junot fût un soldat qui paya très cher son dévouement : il perdit pieds peu à peu, tourmenté dans ses chairs et dans sa conscience ; il souffrit jusqu'à l'insupportable. La malheureuse fin du général acheva de jeter un voile sombre, semé de doutes et de calomnies, sur son histoire. On ne meurt pas impunément dans la démence...
En trente ans de passion pour Napoléon et l'Empire, Pierre-Jean Chalençon a, au fil des ventes aux enchères internationales, acquis les objets les plus précieux, les reliques les plus rares et les oeuvres les plus prestigieuses. Aujourd'hui sa collection, qui rivalise avec celles des plus grands musées, couvre toute la vie de l'Empereur, va à la rencontre des grandes figures qui ont marqué son règne et est un inestimable témoignage du savoir faire des artisans et artistes de l'époque. Présentant près de deux-cents objets, ce livre raconte l'Empire, les batailles, l'intimité de Napoléon et ouvre la porte du palais Vivienne, l'incroyable cabinet du curiosité parisien de "l'empereur des collectionneurs" .