Altermondialistes en Turquie. Entre cosmopolistisme politique et ancrage militant
Erdi Lelandais Gülçin
L'HARMATTAN
36,50 €
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EAN :9782296562318
Longtemps dominés par le militantisme traditionnel au sein des partis politiques souvent clandestins, les milieux contestataires trouvent aujourd'hui, en Turquie, de nouvelles possibilités d'action sous l'égide de l'altermondialisme. Inexistants dans les années 1980-1990, des mouvements de contestation sur des problèmes liés à la société néo-libérale prennent de l'élan. Ils sont également le reflet des changements observés dans le champ politique turc depuis l'arrivée au pouvoir de l'AKP et l'affaiblissement du rôle politique des militaires. Cet ouvrage est issu d'une étude réalisée en Turquie entre 2003 et 2006. Entretiens formels et informels ont été menés avec plus de cent militants, dirigeants syndicaux et politiques. Des observations participantes dans plusieurs rassemblements, meeting et réunions des altermondialistes en Turquie ont été réalisées. Ce livre, tout en étudiant ce mouvement en détails, propose également des pistes pour comprendre une société en pleine transformation.
Nombre de pages
377
Date de parution
12/10/2011
Poids
580g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296562318
Titre
Altermondialistes en Turquie. Entre cosmopolistisme politique et ancrage militant
Auteur
Erdi Lelandais Gülçin
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
580
Date de parution
20111012
Nombre de pages
377,00 €
Disponibilité
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Dans un contexte de mondialisation et d'urbanisation néo-libérale, les citadins ont souvent le sentiment d'avoir peu prise sur les décisions qui les concernent et touchent leur vie quotidienne. Cependant, loin d'être passifs ou anomiques, ils mettent en oeuvre des stratégies - plus ou moins visibles, discrètes, éphémères - d'appropriation de l'espace, de défense territoriale, d'opposition ou de contournement. Nous postulons que ces actes ordinaires émanant des "subalternes" peuvent être qualifiés de résistance dès lors qu'ils nient, négligent, adaptent ou contestent les règles du jeu introduites par les acteurs dominants. Ce numéro de Cultures & Conflits propose une analyse des résistances à partir de terrains et d'acteurs diversifiés mais qui ont en commun d'être situés aux marges de la ville et aux marges de la société. Ici, la ville n'est pas un arrière-plan des résistances : lieu de déploiement des conflits, elle est également l'enjeu des luttes. Enfin, les contributions ouvrent plus particulièrement le débat sur la dimension subversive et contestataire de ces résistances ordinaires.
Les villes sont au cur des luttes socio-politiques : ghettoïsation, gentrification, morcellement communautaire. Dans ce contexte, des groupes citoyens revendiquent leurs droits culturels et politiques, prétendent à une certaine visibilité dans l'espace public et tentent d'investir les villes. Le " droit à la ville ", qui se nourrit du concept de justice spatiale, amène les citoyens à refuser de se laisser écarter de la réalité urbaine par des logiques discriminatoires, inégalitaires et ségrégatives. A partir d'exemples recueillis dans des villes du monde entier (en Argentine, Inde, Turquie, Bulgarie, France...), cet ouvrage interroge les obstacles à la citoyenneté, mais aussi son expression politique. Analysant les effets de la montée des identités collectives sur la citoyenneté et, plus largement, sur les démocraties dites représentatives, il permet de saisir au plus près du terrain l'émergence en actes de mouvements citoyens inédits soucieux de défendre leurs conceptions de la citoyenneté.
Ankara, autrefois ville anatolienne ordinaire, est devenue le coeur de la République en soutenant la lutte nationale en 1920. Ayant joué un rôle clé dans la guerre d'indépendance et la modernisation, elle incarne les transformations politiques et sociales de la Turquie. Ce livre explore son parcours centenaire, analysant la production symbolique et politique de l'espace urbain. Il étudie ses mutations, des débuts de la République jusqu'à aujourd'hui, en soulignant les efforts de modernisation, l'impact des idéologies et l'évolution architecturale. Il révèle comment Ankara, née de la steppe, est devenue un symbole de laïcité et de modernité, tout en exposant les résistances et les adaptations des habitants face à un urbanisme planifié « par le haut ».
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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