« ? Je suis la fille d'un pauvre maître d?école et la première chose à faire en ce monde, quand on est pauvre, c'est d'apprendre à gagner sa vie. Mon père le savait, tous ses enfants connaissaient un état. Il n'y a qu'un an que nous sommes partis, mais non seulement notre famille, mais tous les jeunes gens de la ville et des villages alentours, avec des fusils, des haches, des fourches et des faux, tout ce qu'on avait, pour aller à la rencontre des Prussiens.Ah ! monsieur Jacob, si l'on m'avait dit dans ce temps là qu'un jour je marcherais avec des soldats, que je conduirais mon cheval par la bride au milieu de la nuit, que je ferais passer ma charette sur des tas de morts, et que souvent, durant des heures entières, au milieu des ténèbres, je ne verrais mon chemin qu?à la lueur des coups de feu, je n'aurais pu le croire. Mais que ne fait-on pas quand de grands devoirs nous tirent de l'obscurité ! Alors le c'ur sélève, on n'est plus le même, on marche, la peur s'oublie, et longtemps après, on est étonné d?être si changé, d'avoir fait tant de choses que l'on aurait crues tout à fait impossible ! »Lues et acclamées de leur vivant, « populaires » au sens littéral du terme, on peut regretter que les ?uvres d'Erckmann-Chatrian aient disparu du paysage littéraire car leur langue est un modèle de limpidité, un mystère de transparence évocatrice.4e de couverture : « ? Je suis la fille d'un pauvre maître d?école et la première chose à faire en ce monde, quand on est pauvre, c'est d'apprendre à gagner sa vie. Mon père le savait, tous ses enfants connaissaient un état. Il n'y a qu'un an que nous sommes partis, mais non seulement notre famille, mais tous les jeunes gens de la ville et des villages alentours, avec des fusils, des haches, des fourches et des faux, tout ce qu'on avait, pour aller à la rencontre des Prussiens.Ah ! monsieur Jacob, si l'on m'avait dit dans ce temps là qu'un jour je marcherais avec des soldats, que je conduirais mon cheval par la bride au milieu de la nuit, que je ferais passer ma charette sur des tas de morts, et que souvent, durant des heures entières, au milieu des ténèbres, je ne verrais mon chemin qu?à la lueur des coups de feu, je n'aurais pu le croire. Mais que ne fait-on pas quand de grands devoirs nous tirent de l'obscurité ! Alors le c'ur sélève, on n'est plus le même, on marche, la peur s'oublie, et longtemps après, on est étonné d?être si changé, d'avoir fait tant de choses que l'on aurait crues tout à fait impossible ! »Lues et acclamées de leur vivant, « populaires » au sens littéral du terme, on peut regretter que les ?uvres d'Erckmann-Chatrian aient disparu du paysage littéraire car leur langue est un modèle de limpidité, un mystère de transparence évocatrice.
Nombre de pages
237
Date de parution
10/11/2021
Poids
244g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791097127237
Titre
Madame Thérèse - Les Volontaires de 92
Auteur
ERCKMANN-CHATRIAN
Editeur
GRANGE BATELIER
Largeur
130
Poids
244
Date de parution
20211110
Nombre de pages
237,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Extrait : "Lorsque Zacharius Kobus, juge de paix à Humebourg, mourut en 1832, son fils Fritz Kobus, se voyant à la tête d'une belle maison sur la place des Acacias, d'une bonne ferme dans la vallée de Meisenthâl, et de pas mal d'écus placés sur solides hypothèques, essuya ses larmes, et se dit avec l'Ecclésiaste : "Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel avantage a l'homme des travaux qu'il fait sur la terre".
Impression en "gros caractères" . Extrait : "Lorsque Zacharius Kobus, juge de paix à Humebourg, mourut en 1832, son fils Fritz Kobus, se voyant à la tête d'une belle maison sur la place des Acacias, d'une bonne ferme dans la vallée de Meisenthâl, et de pas mal d'écus placés sur solides hypothèques, essuya ses larmes, et se dit avec l'Ecclésiaste : "Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel avantage a l'homme des travaux qu'il fait sur la terre".
Dans le tourbillon de la gare Saint-Lazare, des voyageurs sont témoins d'une mort étrange. Un commissaire et un étudiant en droit partagent leurs talents et, de déductions ingénieuses en courses folles dans Paris et sa banlieue, traquent une suspecte hypnotique.
Histoire d'amitiés et d'amours, d'aventures graves et comiques, mélodramatiques et rocambolesques... La rencontre du chevalier de la Graverie et du chien Black nous transporte, au début du XIXe siècle, de la province française jusqu'à Taïti. Postface inédite de Christophe Mercier : "Dumas, Gotlib et Monsieur Pickwick" "Nous avons résolu, dans un moment d'humour qui nous a sans doute été inspiré par le brouillard que nous avons respiré dernièrement en Angleterre, de faire un roman complètement neuf, c'est-à-dire de le faire à l'envers des autres romans. Voilà pourquoi au lieu de commencer par le commencement, comme on le fait jusqu'à présent, nous le commencerons par la fin, certain que l'exemple sera imité, et que, d'ici quelque temps, on ne commencera plus les romans que par la fin". A. Dumas
Résumé : Tout le monde connait (ou devrait connaître) le chef d'oeuvre de Thomas De Quincey que sont "Les Confessions d'un mangeur d'opium Anglais" (1822), dont Baudelaire traduisit de larges extraits dans "Les Paradis artificiels". Mais très peu de gens savent que De Quincey s'inspira, pour les écrire, d'un petit texte tout aussi poignant du génial et méconnu Charles Lamb, qu'il aimait comme un frère d'addiction, et qui lui tint compagnie à Londres pendant les mois de solitude qu'il consacra à l'écriture du livre. A ce jour, "Les Confessions d'un ivrogne" (1810) étaient toujours inédites en français. Traduction et présentation de Sébastien Marot.
Observer son époque, l'analyser, comprendre ce qui se trame dans l'envers du décor, empoigner le réel avec le mordant qu'il faut, témoigner, ne jamais tricher avec la vérité, déjouer le mensonge en dévoilant les mécanismes et les intentions dont il procède, voilà ce qui devrait constituer le souci et le travail de tous ceux qui ont à subir la présente organisation sociale. Voilà une exigence éthique élémentaire, un enjeu épistémologique socialement vital. Une humanité un peu plus avertie aurait à coup sûr compris que c'est à cela que se distingue un peuple libre". Ce recueil de critiques, souvent jubilatoires, parfois féroces, retrace des souvenirs de luttes et de dissidences des années cinquante à aujourd'hui, de Paris, et sa banlieue, au plateau de Millevaches. Postface Une "lettre à un ami"