Parlons forte langue claire et verte, trempée à chaud et à froid cimentée d'adjectifs retentissants.
Ensor James
WAKNINE
9,00 €
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EAN :9791094565780
Disséminés entre 1882 et 1946 dans différents journaux et revues plus ou moins confidentiels, les écrits de James Ensor peuvent donner au premier abord l'effet d'un ensemble hétéroclite, d'autant qu'il s'agit pour nombre d'entre eux de textes de circonstance. On peut en effet y trouver pêle-mêle une interview, une autobiographie ramassée, des réflexions sur l'art, des discours prononcés à telle ou telle occasion. Il n'en reste pas moins qu'au fil de la lecture apparaît une profonde cohérence : celle d'une véritable et profonde liberté. Liberté de ton, liberté d'invention, de position, où peuvent grossir jusqu'à l'enflure et l'artifice telle humeur du moment, telle défense de l'esthétique, telle répudiation, telle vue sur le monde et ses turpitudes : en somme la proclamation d'une subjectivité qui n'aurait pour seul mot d'ordre impératif que l'invention, la création d'une langue à même de toucher juste, sérieusement et dérisoirement. Autrement dit encore, un style, provocant, débordant, fulgurant, bouillonnant, cocasse, fulminant et jouteur, uppercuteur, direct et franc, et criard, et rieur, comme si tous ces écrits étaient nés de la plume d'un drôle homme de lettres : d'un écrivailleur, un écribateleur, un écribouilleur. Un cas, comme le rappelle si justement Franz Hellens, qui écrit et c'est encore du dessin, il aligne des mots et c'est autre chose que du dessin, de la forme, de la couleur, sans cesser d'être tout cela ; il construit des phrases qui ne sont d'aucune syntaxe, ou plutôt les entrelace, trouve des expressions qui ne tiennent plus de la littérature, n'appartiennent plus à la langue...
Nombre de pages
60
Date de parution
16/04/2021
Poids
96g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791094565780
Titre
Parlons forte langue claire et verte, trempée à chaud et à froid cimentée d'adjectifs retentissants.
Auteur
Ensor James
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
96
Date de parution
20210416
Nombre de pages
60,00 €
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Résumé : Au menu, en vrac et entre autres : Ensor par lui-même, ses hauts faits artistiques, sa défense du milieu naturel, ses insultes aux architectes, peintres à manières " étriquées " et autres " vivisculpteurs ", ses célébrations d'Ostende, de la mer, de la Flandre et, bien sûr, de l'Eternel (c'est-à-dire Ensor), le tout payé en devises mirobolantes. Ici, " les suffisances matamoresques appellent (toujours) la finale crevaison grenouillère "... du verbe.
Dessinateur, peintre et graveur, James Ensor (Ostende, 1860-1949) est l'un des artistes majeurs de son époque. Membre fondateur du Cercle des XX, il manque d'en être exclu en 1889 lorsqu'il achève L'Entrée du Christ à Bruxelles. Sa peinture radicale, sarcastique et insolente sera néanmoins reconnue dès le début du XXe siècle partout en Europe. Nolde, Kandinsky, Zweig et Malraux rendront visite au « prince des peintres ». Les écrits peu connus en France de James Ensor ? pas loin d"une centaine de textes rédigés de 1882 à 1946 à la faveur de circonstances diverses ? sont d'un style éblouissant et d'une virulence sans pareille. Il y célèbre la bonne peinture, y honnit les architectes qui défigurent sa belle ville d'Ostende, vitupère contre la bêtise, les arrivistes, les malfaisants de tout poil qui occupent le devant de la scène: « Ils sont laids à crever ces peintres assombris de la nuit, écumoirés, pâteux, barbouillés de suie ou de farine [...] Et que dire des architectes intempestifs autrement dangereux, insufflés de prétentions infinies, bourreaux niveleurs de nos sites. Vilains bourrus mâchonnant des projets enchifrenés au nom de la noble modernité. »"
Résumé : Pour ses positions radicalement pacifistes, Rosa Luxemburg fut arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises entre 1915 et 1919, pour être bientôt assassinée, à coups de crosse de fusils et d'une balle dans la tête, avant que son corps soit jeté dans un canal. Le même jour, Karl Liebknecht, avec lequel elle a fondé la Ligue spartakiste, connaîtra le même sort. C'est à la femme de ce dernier, Sonia, que sont adressées ces Lettres de prison. A son plus grand étonnement, certainement, le lecteur y découvrira un véritable hymne, sans nul autre pareil, à la vie comme à la nature. D'un stoïcisme incomparable, en effet, Rosa Luxemburg s'attache, au fil des jours, aux mouvements du ciel et de ses couleurs, aux animaux, aux plantes qui peuvent l'entourer et qu'elle observe avec tendresse et félicité. Rien ne lui est indifférent, un moindre bourdonnement, la forme d'une pierre, les signes infimes du passage des saisons... Ce sont là des pages violemment émouvantes, d'une douceur sans équivalence. On pourrait presque dire : d'un grand bonheur. En ce sens, Marcel Conche a-t-il sans doute pleinement raison de noter que la sympathie de Rosa pour toutes les formes de la vie est si forte qu'elle trouve un réconfort dans la pensée que, quoi qu'il en soit de l'avenir de l'homme, des échecs humains, y compris de l'échec possible de la révolution, il y aura toujours la vie.
Résumé : Né à Samosate (vers 120 après J. C.) Lucien est tout à la fois rhéteur, philosophe, satiriste et grand voyageur. Son oeuvre imprégnée d'éloquence tout aussi brillante que mordante, se déploie comme un combat féroce, mené contre les superstitions, les impostures, les fanatismes et les charlatanismes. Parmi la richesse des thèmes traités se trouve ce dialogue consacré à la danse. Un dialogue digne de la culture grecque héritée de Platon et qui se fait défense et illustration de la danse comme pratique totale : comme science de tous les mouvements du corps et comme expression des passions de l'âme. Un petit chef-d'oeuvre de virtuosité et d'esprit, élevant la danse au rang d'art, et que l'on doit considérer, à n'en pas douter, comme l'une de ses plus belles apologies.
A tout le moins pourra-t-on dire qu'Emile-Allain Séguy (1877-1951) sait jouer de cette ambiguïté qui voudrait qu'il existe une différence de nature entre les Beaux-Arts et les Arts appliqués. Peintre et décorateur de formation, Séguy réalisera des illustrations de plantes, d'insectes, de papillons, qui s'inscrivent dans les styles Art nouveau et Art déco ; illustrations d'une richesse époustouflante, qui se trouveront être les modèles de motifs ornementaux et de compositions graphiques, destinés à l'industrie du textile et du papier peint. C'est très précisément ce mouvement même d'un art vers son application que désire mettre en valeur le présent ouvrage, afin de révéler combien les créations d'Emile-Allain Séguy, loin de se réduire à une simple application pratique, doivent être regardées comme des oeuvres d'art à part entière, au point de pouvoir y déceler, révélés, des compositions, des rythmes et des tonalités qui ne seraient pas sans nous rappeler des univers de musicalités nous conduisant à supposer que ces réalisations sont en leur fond comme en leur forme un art total.
Résumé : Afin d'assouvir son amour pour la botanique et plus spécifiquement encore pour les agrumes, Johan Christoph Volkhamer (1644-1720) ne se sera pas contenté de la culture, savante, de ses jardins. De cette passion dévorante, en effet, il fera un autre objet, de culture encore. Il s'agira cette fois d'un livre, comprenant deux volumes composés entre 1708 et 1714, et dans lesquels se trouvent collectés, comme semés aux cieux, citrons, oranges, cédrats. Deux cent cinquante-six planches, en tout, commandées à divers artistes et graveurs. Une obsession de premier ordre à n'en pas douter, mais qui sut accorder à ces fruits toute la primauté qu'ils méritent, au point de les voir occuper toute la place au-dessus de villes ou de scènes champêtres. Passion qui aura su fièrement élever ces fruits venus d'ailleurs au rang d'astres éminents et gorgés de couleurs, comme des sortes de soleils à flotter librement, et qui aura donné, sans doute, à ces natures mortes l'exceptionnel statut de natures vivantes.