Environ une semaine après avoir enterré son mari au cimetière de Chicago où reposaient presque tous les Bliss, Dorothy Bliss, revenue à Miami où elle vivait, fut abordée par un homme du nom d'Alcibiade Chitral. Le señor Chitral était natif du Venezuela et nouveau venu aux États-Unis. Il voulait faire une proposition à Dorothy. Il lui offrait d'acheter la voiture de son défunt mari. Quand Mrs. Bliss entendit ce qu'il disait, elle devint folle de rage, furieuse et, malgré son sourire, elle lui aurait, si le chagrin ne l'avait pas tant envahie, claqué la porte au nez. Vautour, pensa-t-elle, vautour charognard sans vergogne ! À quatre-vingt-deux ans, Mrs. Ted Bliss, qui affectionne les tailleurs-pantalons en polyester aux couleurs chatoyantes, est une veuve respectable. Mais elle va faire une grosse bêtise le soir où, finalement, elle accepte l'offre du gentleman vénézuélien qui, après tout, lui propose plus du double de la valeur du vieux tacot dont elle n'a pas l'usage et qu'il convoite. Seulement voilà, il s'agit d'un trafiquant de drogue. Et notre charmante retraitée, touchante et ridicule à la fois, va se trouver embarquée dans une série d'aventures qu'elle prendra avec sang-froid mais qui donneront des sueurs froides à ses enfants et petits-enfants. À travers elle, sur ce ton à la fois burlesque et désespéré qui n'appartient qu'à lui, Stanley Elkin, très malade quand il a écrit ce livre, son dernier, nous administre une sacrée leçon de vie.
Nombre de pages
434
Date de parution
20/03/2002
Poids
415g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782715222229
Titre
Mrs Ted Bliss
Auteur
Elkin Stanley
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
139
Poids
415
Date de parution
20020320
Nombre de pages
434,00 €
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Elkin Stanley ; Carasso Jean-Pierre ; Huet Jacquel
En quoi consiste donc la folie de Marshall Preminger ? Que dire de sa maladie de coeur, de sa virginité, de ses listes de réponses toutes prêtes à des questions rêvées...? Oui, en quoi réside l'épouvantable drôlerie de cet écolier de trente-sept ans, cet Oedipe moderne venu prendre la place du père dans son appartement de Chicago ? A peine arrivé, et déjà exclu de la petite communauté juive des Harris Towers : 938 résidents, moyenne d'âge soixante et un ans... L'humour explosif de Stanley Elkin règne sur cette satire ravageuse, récit d'un vertigineux plongeon existentiel.
Elkin Stanley ; Carasso Jean-Pierre ; Huet Jacquel
Né à New York en 1930, Stanley Elkin commence à écrire dans les années 1960: jusqu?à sa mort en 1995, il publiera une dizaine de romans, des recueils de nouvelles et de novellas, quelques pièces de théâtre et des essais. Reconnu aux Etats-Unis comme un écrivain majeur, plusieurs fois couronné par des prix prestigieux (il a reçu deux fois le Book Critics Circle Award, pour Georges Mills en 1982 et Mrs Ted Bliss en 1995), ce serious funny writer demeure une référence pour ses pairs, « à équidistance de la tradition mimétique - Saul Bellow - et du formalisme le plus militant - William Gass - » (Marc Chénetier). La référence au jazz s'impose pour caractériser son style, exubérant, extravagant, foisonnant, qui joue des différents parlers américains, ceux des immigrés juifs de l'Europe de l'Est comme ceux des wasps. Cette pulsation musicale, nourrie d'oralité, est au service de romans à la tonalité satirique, qui visent la société de consommation américaine et ses cultures populaires. Mais le génie comique d'Elkin, champion de l'humour noir, va bien au delà de la critique sociale et explore de grandes questions morales et métaphysiques, à travers des personnages qui ont souvent une valeur archétypale.
Cincinnati, année 1960. Alexander Main est un bailbondsman, un marchand de liberté, qui monnaie ses services de garant auprès d'aspirants à la libération sous caution. Un métier un peu louche, qui demande du flair, de la poigne, mais surtout du bagout, pour mettre tout le monde dans sa poche, escrocs, avocats, flics, juges: la petite routine pittoresque et perverse de la justice américaine, la bonne vieille danse de L'argent et de la loi. Incroyable bonimenteur, Main, dit Le Phénicien, est un personnage complexe, imprévisible, un mélancolique manipulateur, drôle de type qui fait de drôles de rêves... Vive, magistralement rythmée, la langue d'Elkin entraîne le lecteur dans une irrésistible fête verbale, d'une drôlerie et d'une intelligence savoureuses.
La nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue Pierr
Sourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.
Résumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.