La première fois que j'ai vu Batia, c'était à Jérusalem en automne. Jérusalem qui est en pays d'Israël, Israël qui est une terre et un peuple, une terre qui vit de pluies célestes et de paroles, qui a soif de bénédictions, une terre qui entend nos paroles, qui boit nos paroles, qui absorbe nos paroles dans son grain, une terre qui compte les pas de tous et les noms de chacun, qui nous regarde du dedans de son Livre et nous offre le sens, c'est là que j'ai vu Batia pour la première fois, Batia qui est un visage particulier du peuple et une lettre du Livre, un visage qui respire l'âme du peuple, et pour conquérir cette femme il faut mériter cette âme, et aussi la Loi de cette âme qui est le Livre. Batia est une partie de la terre et du peuple, et vouloir cette femme, c'est vouloir l'une et l'autre, et si l'on a dit oui à la terre et au peuple qui sont véritablement Israël, alors on voit Batia qui vient vers soi, toute seule, et s'offre comme une rose tendue. Mais si l'on dit non à l'une et à l'autre et à la Loi de l'âme qui les unit, on ne peut rien connaître du secret de Batia qui se ferme comme la nuit.
Nombre de pages
92
Date de parution
04/06/2009
Poids
154g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782356080103
Titre
Le jardin des roses
Auteur
Elishama Abraham
Editeur
ESCAMPETTE
Largeur
140
Poids
154
Date de parution
20090604
Nombre de pages
92,00 €
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La recherche du nom et de l'identité, la crédibilité de l'homme dans le monde, sont les préoccupations majeures de ce livre grave aux images parfois oniriques, et non dépourvu d'un certain humour. Biographie: Abraham Elishama est né à Nancy. La découverte, puis l'approfondissement de son identité juive l'amènent très vite à s'installer à Jérusalem, où il adopte la nationalité israélienne. Actuellement, il réside à Toulouse avec sa famille.
La recherche du nom et de l'identité, la crédibilité de l'homme dans le monde, sont les préoccupations majeures de ce livre grave aux images parfois oniriques, et non dépourvu d'un certain humour. Biographie: Abraham Elishama est né à Nancy. La découverte, puis l'approfondissement de son identité juive l'amènent très vite à s'installer à Jérusalem, où il adopte la nationalité israélienne. Actuellement, il réside à Toulouse avec sa famille.
Il y a aussi dans la palourde et étrangement pour moi plus que dans tout autre bivalve, du petit coffre naturel, extrait de l'ombre, un coffre abritant un secret sur lequel la main, dans une sorte de protection redoublée, se referme entièrement. C'est la raison pour laquelle elle demeure liée si fortement aux anciennes cérémonies du don enfantin quand l'autre, les yeux fermés, devait deviner. L'autre souvent, c'était la petite fille qu'on aimait. Une scène rêveuse et lente, un peu somnambulique, à la Delvaux... Comme si c'était cette part en soi, incommunicable, obscure, mais infiniment précieuse aussi qu'on voulait offrir: un gage secret, le signe d'une reconnaissance ou, à l'instar de la coquille du saint de Compostelle, d'une élection. Brillant exercice de style et savante leçon de choses, cette réhabilitation de la palourde est une introduction digressive et détournée à la meilleure des littératures.
Amputé d'une part de lui-même, Kowalski erre dans les couloirs d'un hôpital, en proie à d'insolubles questions sur la réalité du monde et de sa vie. Sans début ni fin, le roman s'enroule sur lui-même à l'image de cette conscience désorientée.
Je tiens beaucoup à ce texte mais j'ignore s'il est publiable... Après être passé par une phase initiatique et aussi une longue et douloureuse période de doute, je voulais interroger la problématique identitaire. Sans trop parler de moi. À travers l'acte créateur. Pour plusieurs raisons, j'ai pensé que le tableau de Gauguin, D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?, convenait à ce travail. L'oeuvre connue permet aussi d'aborder, sans avoir l'air d'y toucher, quelques questions politiques. Le texte se veut une flânerie et pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses, puisque c'est de cela justement qu'il s'agit..." Serge Delaive, lettre à l'éditeur du 28 octobre 2009. " J'ai reçu ton manuscrit avant-hier, l'ai lu hier et te dis aujourd'hui que je l'aime beaucoup. Je l'aime beaucoup pour son écriture, sa construction et la profondeur de sa pensée. J'aime cette façon d'avancer d'une démarche légère avec, dans sa besace, les questions les plus essentielles qui soient ". Réponse de l'éditeur à Serge Delaive du 2 novembre 2009.