Je tiens beaucoup à ce texte mais j'ignore s'il est publiable... Après être passé par une phase initiatique et aussi une longue et douloureuse période de doute, je voulais interroger la problématique identitaire. Sans trop parler de moi. À travers l'acte créateur. Pour plusieurs raisons, j'ai pensé que le tableau de Gauguin, D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?, convenait à ce travail. L'oeuvre connue permet aussi d'aborder, sans avoir l'air d'y toucher, quelques questions politiques. Le texte se veut une flânerie et pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses, puisque c'est de cela justement qu'il s'agit..." Serge Delaive, lettre à l'éditeur du 28 octobre 2009. " J'ai reçu ton manuscrit avant-hier, l'ai lu hier et te dis aujourd'hui que je l'aime beaucoup. Je l'aime beaucoup pour son écriture, sa construction et la profondeur de sa pensée. J'aime cette façon d'avancer d'une démarche légère avec, dans sa besace, les questions les plus essentielles qui soient ". Réponse de l'éditeur à Serge Delaive du 2 novembre 2009.
Nombre de pages
92
Date de parution
18/01/2011
Poids
142g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782356080288
Titre
Paul Gauguin. Etrange attraction
Auteur
Delaive Serge
Editeur
ESCAMPETTE
Largeur
140
Poids
142
Date de parution
20110118
Nombre de pages
92,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jean-Jacques Salgon est né en Ardèche où il a fréquenté la petite école de son père, instituteur laïque, républicain et pédagogue adepte des méthodes Freinet. Ce rude pays et ce père au caractère trempé auront sur lui et sur ses livres une influence profonde. Papa firme la pipe est un hommage à ce père mort à 96 ans. Le premier tableau du livre nous le montre, couché dans son cercueil, revêtu d'habits qui le font ressembler à un Communard fusillé par des Versaillais. Puis, de tableau en tableau, on remonte le temps dans un récit empreint de nostalgie et d'humour. On aperçoit Gérard Philipe à Avignon, Geneviève Page au volant de sa BMW décapotable bleue et quelques autres, on part en vacances en Italie en caravane, on roule en 2 CV glorieuse, et à force de remonter le temps on se retrouve en culottes courtes, dans la classe de l'instituteur, où le futur auteur s'exerce à écrire au tableau: "Papa fume la pipe, maman fait du café"
« Treize personnages féminins du cinéma. Sans doute ai-je pris les films pour des livres comme les autres, avec ce qu'ils portent en eux d'un monde inconnu et les portraits de nous-mêmes qu'ils retiennent, depuis notre première vision, dans les plis de leurs chapitres. Je me suis appliqué à travailler ce chiné que tissent ensemble les ?uvres aimées et notre propre vie. J'ai aussi tenté de préserver l'état d'enchantement dans lequel m'a laissé, à l'origine, le déroulé de la pellicule. »
Ecrit après une rupture sentimentale et une douloureuse expérience de la solitude, ce livre est un florilège de petites pièces très musicales, empreintes de mélancolie. C'est aussi un acte de confiance en la poésie pour réinventer la vie..."J'aime le mot sonate que même les musicologues éprouvent bien du mal à définir. Sonate est ce qui vibre, s'opposant à ce qui chante, la cantate. Voilà bien ce que je cherchais ici, vu le thème de la solitude, une vibration plutôt qu'un chant, encore moins un cri, un soupir."
Qu'est-ce pour vous que la poésie ? " demandait-on un jour à Antonella Anedda. Et telle fut sa réponse : " C'est ma réalité, enfoncée dans ma vie : c'est une racine, et parfois une lame. " Une racine qui la relie à la totalité de la terre et du cosmos, aux vivants et aux morts, à la parole même de ce qui semble ne pas avoir de voix. Et une lame qui ouvre au monde, annonce une blessure, mais devient aussi l'emblème du tranchant de la poésie. La force d'un livre comme Nuits de paix occidentale (1999) semble tenir à une tension toujours renouvelée entre un souci de réserve pudique, de loyale retenue où le chant révèle sa part d'ombre et de silence, et un élan profond, une ardeur immédiate dans le don de soi, dans l'incandescente offrande de parole.