Eliot George ; Malfroy Auguste ; Viéville Degeorge
ARCHIPOCHE
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EAN :9782352874935
Extrait de la préfaceAu tout début du XIXe siècle, dans une ville industrielle du nord de l'Angleterre, le jeune Silas Marner, tisserand de son état, a confié son âme et sa foi à une petite congrégation sectaire qui forme son unique environnement. Simple, ouvert et droit, il est un jour accusé d'avoir volé l'argent de son Église par son meilleur ami, qui produit délibérément de fausses preuves contre lui. Proclamé coupable par l'assemblée des fidèles, spolié et abandonné de tous, rejeté par sa fiancée, Silas doit quitter son quartier de la cour de la Lanterne pour s'installer dans le village de Raveloe, au coeur de l'Angleterre rurale du Warwickshire. Il y est d'emblée perçu comme d'autant plus suspect qu'il ne va pas à l'office du dimanche et que nul ne connaît ses ancêtres. En exil de lui-même, loin de tout culte et de la vie communale, Silas Marner ne fait plus que travailler, réduisant ses besoins au strict nécessaire, amassant en peu d'années une fortune en pièces d'or, le seul soleil auquel il se réchauffe.Mais l'histoire se répète. Un soir de brume, l'or de Marner est volé par un inconnu. Le tisserand s'effondre. Un autre soir lui rapportera une brassée d'or d'un tout autre genre... mais, de ce qu'il en adviendra pour l'existence des uns et des autres, nous ne dirons rien. L'histoire se poursuit comme un fleuve ample arrivé à son delta. De calmes méandres en larges boucles, le tableau de la vie rurale des Midlands au début du XIXe siècle est dépeint avec une grande fraîcheur, et l'on sent toute la vivacité des souvenirs de l'auteur, auxquels se mêle la réflexion perpétuelle de cette intellectuelle qui avait traduit Feuerbach et qui s'était élevée, seule, par ses lectures et ses relations.«Lire George Eliot attentivement, c'est prendre conscience du peu que nous savons d'elle», dira Virginia Woolf. Défait, MaryAnn Evans (1819-1880), de son vrai nom, est assez secrète, bien qu'elle soit aujourd'hui reconnue comme l'une des grandes dames de la littérature victorienne. Son père, un fermier du Warwicksbire devenu régisseur, lui procura la chance de se voir ouvrir la bibliothèque d'Arbury Hall, domaine pour lequel il travaillait. Peu jolie, grave et religieuse, l'enfant dévore toute bribe de savoir à sa portée. Ses origines très modestes font d'elle un auteur atypique. «Nous [la] voyons s'élever, non sans luttes et gémissements, de l'ennui intolérable d'une petite société de province», poursuit Virginia Woolf.Elle a vingt et un ans quand son frère se marie et l'emmène à Coventry, où elle entre en contact avec des libres-penseurs. Elle fréquente alors Robert Owen, Herbert Spencer, Harriet Martineau et Ralph Waldo Emerson. Confrontée à ces nouvelles thèses, elle perd la foi et son père menace de la jeter dehors. Mary Ann décide de ne pas affronter le vieil homme et continue d'aller à la messe afin de pouvoir s'occuper de lui, tout en travaillant à une traduction de la Vie de Jésus de David Strauss. «Pauvre chose, écrit un ami qui la voit travailler dur, une statue du christ ressuscité devant elle. J'ai pitié d'elle quelquefois, avec son visage pâle et maladif, ses atroces maux de tête, son anxiété aussi au sujet de son père.»
Le jeune Daniel Deronda, qui a été élevé par son "oncle" en gentleman anglais, se voit attribuer des fonctions de passeur entre deux cultures, entre deux traditions religieuses: le hasard d'une rencontre l'amène à fréquenter la communauté juive de Londres. Son comportement généreux et chevaleresque le rapproche de la petite chanteuse Mirah et de son frère, véritable prophète des temps modernes rêvant d'un retour en Terre Sainte pour son peuple; mais Daniel reste attaché à la belle Gwendolen, qu'il a vue se précipiter dans un mariage d'intérêt désastreux, tournant au tragique. Dans ce roman novateur, qui, un quart de siècle avant le freudisme, pressent l'existence de territoires non cartographiés de la conscience, le héros est écartelé entre le rôle de confident que Gwendolen veut lui imposer pour échapper à ses peurs et à l'enfer de sa vie conjugale, et la mission qui lui est réservée dans le monde juif.
Le Prophète occupe une place unique dans la conscience et la vie des musulmans. Il est l'Envoyé de Dieu, celui qui a reçu et transmis le Coran. Il n'est pourtant pas un médiateur: Muhammad ne fut qu'un homme, qui a transformé le monde à la lumière des révélations et des inspirations qui lui sont parvenues de l'Unique. Cette humanité assumée, élue et inspirée fait de lui un modèle pour les fidèles d'aujourd'hui. Son parcours renvoie aux questions premières et éternelles: sa vie est une invite à l'humilité, à la fraternité, au respect, à la justice et à la paix. Mais aussi, et surtout, à l'amour. C'est pourquoi le souffle de la Révélation porte un enseignement utile à tous les hommes, qu'ils soient ou non musulmans. Humanité, exemplarité: telles sont les deux dimensions à travers lesquelles Tariq Ramadan restitue la figure fondatrice de l'islam. S'appuyant sur les sources les plus fiables, il restitue le parcours et les actions de Muhammad, accompagnant son récit de réflexions sur le sens profond de cette vie. Parce qu'il souligne l'actualité de la parole du Prophète, ce livre est également une introduction privilégiée à l'islam.
Je serai sombre, française, à la mode et difficile; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons! Quel homme pourra nous résister?" Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l'endroit de sa soeur Marie quand elle la rejoint, en 1522, à la cour d'Angleterre. Introduite au palais de Westminster, à l'âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D'abord éblouie par le souverain, elle comprend qu'elle sert d'appât au milieu des complots dynastiques. Quand l'intérêt du roi pour elle s'émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour. Désir, haine, ambitions, trahisons. Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang.
Ce roman est issu des Crimes célèbres d'Alexandre Dumas (1839-1840), l'un des premiers recueils de Dumas. Modèle du Prince de Machiavel (l'une des lectures de Dumas), César Borgia, fils du pape Alexandre VI, étend sa puissance sur Rome. Tous les moyens sont bons pour écarter ennemis et rivaux. Ses crimes n'auront aucune limite, puisqu'il va jusqu'à éliminer, par le poison ou les armes, les membres de sa propre famille: son frère aîné Francesco, les maris de sa soeur Lucrèce et les maîtresses qui eurent le malheur de se laisser attirer par son pouvoir et de partager son lit. Le poison qu'il verse finira cependant par se retourner contre lui...Écrivant cette sanglante histoire, Dumas revient à la voluptueuse et cruelle Renaissance, cadre de son premier triomphe théâtral, Henri III et sa cour (1829).
En 1536, Henry VIII, roi d'Angleterre, a fait décapiter pour adultère, inceste et haute trahison sa deuxième épouse, Anne Boleyn, qui n'a pas enfanté l'héritier mâle qu'il espérait. Quelques jours plus tard, il épouse Jane Seymour, qui lui donnera un fils, le futur Edouard VI, mais décèdera en couches en 1537. Moins de trois ans plus tard, il se marie avec Anne de Clèves dans le cadre d'une alliance avec les Protestants. Mais, incapable de consommer son mariage, il décide d'en obtenir l'annulation pour convoler avec la très jeune Katherine Howard, nièce de l'ambitieux Thomas, duc de Norfolk. Malgré la vigilance de Jane Boleyn, sa dame d'atour alliée du duc, la nouvelle reine noue une liaison avec Thomas Culpepper. En 1542, cette infidélité causera sa perte. Elle aussi subira le sort réservé à sa cousine Anne six ans plus tôt. Trois épouses, trois destins tragiques... Avec brio, Philippa Gregory nous plonge dans les arcanes de la cour, où machinations, intrigues et complots pour accéder ou conserver le pouvoir se succèdent, et dont les femmes sont souvent les premières victimes...
Résumé : Siggy et Graff, les deux narrateurs farfelus de ce roman, sont une version moderne de Don Quichotte et Sancho Pança. Seules différences : ils sillonnent la campagne autrichienne sur une énorme moto et se battent pour la libération des animaux du zoo de Vienne. Avec sa richesse, sa vitalité, sa fraîcheur, Liberté pour les ours !, premier roman de John Irving, cache cependant une intrigue plus grave : celle qui explore l'histoire, tour à tour tragique et grotesque, de l'Europe centrale de ces cinq dernières décennies.
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du Monde selon Garp, L'Hotel New Hampshire contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son oeuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu conventionnelle. Nostalgique et passionnée est la voix de John Berry, le narrateur qui parle sans équivoque du rêve de son père : tenir un hôtel. La famille Berry, les deux parents et leurs cinq enfants, ainsi qu'un ours et un chien, vont ainsi vivre des péripéties hilarantes dans trois hôtels différents, sur deux continents. Avec gravité, parfois, et toujours avec un humour grinçant, Irving fascine le lecteur au travers de cette histoire peu banale. Frank, l'aîné, Franny, la plus étrange, John, Lily et Egg le cadet sont les héros d'aventures loufoques. Des déboires de leur labrador Sorrow, d'abord empaillé puis victime d'un cruel accident d'avion, aux désirs incestueux de John et Franny, c'est un monde étrange selon Irving auquel nous sommes ici confrontés. Ce roman fait d'Irving l'un des écrivains les plus talentueux et imaginatifs de sa génération.
À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d'une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n'est pas sa stupeur lorsqu'il se réveille... dans sa chambre d'étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu'il a gardé le souvenir de sa précédente existence...Qui n'a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d'aujourd'hui ?
Sur le dessus de cheminée, dominant l'âtre, la Femme aux melons de Cézanne et sa sueur jumelle les contemplaient, placides, belles, apparemment identiques. Cyrus s'approcha en secouant la tête: - Vraiment, Nico, je vous félicite. C'est tout à fait extraordinaire. Dites-moi un secret: combien ça vous prend de temps de... - Cyrus! Ayant entendu le bruit d'un moteur, André avait jeté un coup d'oeil par la fenêtre...'"