Etudes rurales N° 200, juillet-décembre 2017 : Verte, la steppe ? Agriculture et environnement en As
Elie Marc ; Ferret Carole
EHESS
33,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782713227004
Terre vierge, conquise, ensemencée, surpâturée, polluée, érodée, la steppe centrasiatique a bien perdu de sa verdeur. Elle a été le jouet de grandes entreprises volontaristes du pouvoir soviétique : monoculture du blé, irrigation effrénée, intensification de l'élevage ont entraîné des catastrophes écologiques. Experts ou praticiens, des acteurs aux niveaux local, national ou international ont tenté de les freiner, avec des succès divers. La déprise agricole des années 1990 a allégé la pression sur les milieux, mais au prix d'un effondrement de l'agriculture et d'un désastre social dont les campagnes ne se remettent que lentement. Les bouleversements politiques, économiques et sociaux traversés au sein de l'URSS puis des Etats indépendants se sont accompagnés d'une transformation du rapport à la nature, qui se manifeste dans l'usage pastoral et l'exploitation agricole des territoires. Ce 200e numéro d'Etudes rurales aborde ces questions sur des échelles spatio-temporelles variables, faisant dialoguer l'histoire, l'ethnologie, la géographie et l'écologie.
Nombre de pages
295
Date de parution
12/04/2018
Poids
548g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713227004
Titre
Etudes rurales N° 200, juillet-décembre 2017 : Verte, la steppe ? Agriculture et environnement en As
Auteur
Elie Marc ; Ferret Carole
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
548
Date de parution
20180412
Nombre de pages
295,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Directement associé à la dictature de Staline, le goulag enferma et soumit au travail forcé plus de 22 millions d'individus dans des établissements aussi divers que des prisons, des camps barbelés et des villages d'exil. Il fut alimenté par les répressions de masse, qu'elles visent à lutter contre les opposants politiques ou, plus massivement encore, à discipliner la population soviétique. Composant une main-d'oeuvre corvéable à merci, les détenus étaient au service d'une entreprise productiviste inédite. Comment expliquer la rapidité de l'expansion et l'ampleur du phénomène du goulag en l'espace d'une vingtaine d'années (1930-1953) ? Quelle place le travail forcé a-t-il occupé dans les dynamiques de croissance extensive et de " modernisation " de l'URSS ? Quels types de société et de liens sociaux se sont mis en place au goulag et quelle influence ce système pénitentiaire a-t-il exercé sur l'ensemble de la société stalinienne ? Enfin, pourquoi et comment les compagnons de Staline ont-ils décidé de se défaire rapidement du goulag à sa mort ? L'expérience de privation de liberté et de travail forcé concerna des Soviétiques de toutes nationalités, mais aussi des centaines de milliers d'Européens et d'Asiatiques : elle dépasse le cadre de la seule histoire soviétique, elle se place au centre de notre compréhension de l'histoire du XXe siècle.
L'histoire de l'ex-Empire russe, de l'URSS et du monde post-soviétique est essentielle à la compréhension des enjeux géopolitiques actuels. Cet ouvrage en propose une lecture claire en étudiant des problématiques communes à l'histoire de la fin de l'empire russe (à partir de la Révolution de 1905), à l'URSS et aux Etats post-soviétiques. Cet ouvrage, à travers une histoire thématique et chronologique, traite de plus d'un siècle d'histoire d'un Empire qui éclate à la fin des années 1980 avec la fin de l'URSS, laissant chacun des Etats qui en sont issus suivre des trajectoires divergentes, mais présentant souvent des traits communs. Cette histoire sera abordée à travers un ensemble de thématiques essentielles pour comprendre l'articulation entre les dynamiques sociales, politiques, économiques et culturelles de sociétés extrêmement diverses. Chaque thème, objet d'un chapitre, couvrira l'ensemble de la période qui s'étend du début du xxe siècle à aujourd'hui.
Sinon on te mange ! raconte une famille d'ogres·sse·s. PERE, MERE, FILS et FILLE ont décidé de ne plus se cacher et de vivre au milieu des humains. Mais s'intégrer n'est pas si simple : disproportionné·e·s dans un monde fait pour de petits êtres, iels sont maladroit·e·s et marginalisé·e·s. Cette nouvelle vie crée son lot d'émotions négatives. Pour s'adapter, iels remplacent la chair des enfants par des légumes (au moins, leur peau est tout aussi douce...). Seulement voilà, une vieille croyance définit les légumes comme dangereux : il ne faut surtout pas les croquer !
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.