Les espaces intimes féminins dans la littérature maghrébine d'expression française
Elbaz Robert ; Saquer-Sabin Françoise
L'HARMATTAN
40,50 €
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EAN :9782343041025
Le choix de traiter des espaces intimes de la féminité dans la littérature maghrébine de langue française s'est imposé au vu des changements historiques de grande envergure qui se sont produits ces dernières années au sein des sociétés maghrébines, et dans le monde arabe en général, avec l'avènement de ce qu'on a coutume d'appeler maintenant "le printemps arabe". Ces profondes mutations nécessitent une étude du statut de la femme dans ces sociétés, tel qu'il se manifeste dans la production littéraire. Ce volume se propose de faire le point sur le statut de la femme au Maghreb, tel qu'il est métaphorisé dans le système littéraire ; certaines thématiques reviennent comme un leitmotiv dans la majorité des essais, témoignant ainsi de leur centralité et de leur pertinence, chaque contribution apportant un éclairage différent sur la question et oeuvrant à une mise au point susceptible d'élaborer une synthèse des modélisations diverses et plurielles de la femme en tant que sujet et objet narratif, et donc discursif', de cette même littérature. Ce n'est pas pur hasard, mis à part les essais sur Ben Jelloun et Zaoui et quelques références à d'autres écrivains-hommes de renom, comme Dib, Feraoun, Boudjedra, si tout le volume manifeste, principalement, les expressions variées de l'écriture féminine d'origine maghrébine, qui connaît un grand essor ces dernières années, autant au Maghreb que sur le territoire français. Ces romancières oeuvrent, non seulement à la réappropriation de la parole féminine, mais aussi à un redressement historique, puisque la part de la femme dans les mouvements et guerres de libération avait été occultée par les hégémonies installées dans ces pays au lendemain de la colonisation.
Nombre de pages
366
Date de parution
04/11/2014
Poids
555g
Largeur
155mm
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EAN
9782343041025
Titre
Les espaces intimes féminins dans la littérature maghrébine d'expression française
Auteur
Elbaz Robert ; Saquer-Sabin Françoise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
555
Date de parution
20141104
Nombre de pages
366,00 €
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Si la littérature maghrébine revendique sa différence, c'est parce qu'elle traite d'une réalité qui lui est propre, la réalité d'un passé à jamais révolu, un passé textualisé qu'on essaie de reconstituer, je dirais même constituer. Un passé qui n'a peut-être jamais eu lieu mais auquel le discours, dans le jeu continu de sa propre productivité a perpétuellement recours en l'absence de toute finalité assignable à son désir narratif, qui demeure inassouvi à jamais. La dynamique textuelle du roman Ben Jellounien articule une série narrative des plus complexes où viendrait se déployer la relation multiple et variée entre l'oralité et l'écriture. Et c'est cette relation primordiale à la base de toute la production littéraire du Maghreb post-colonial, qui s'acharne à élucider, roman après roman, le texte pluriel de Tahar Ben Jelloun.
On a souvent consacré Mouloud Feraoun comme l'un des pionniers de la littérature maghrébine de langue française, sur des critères de chronologie. A-t-on toujours perçu comment, chez lui plus encore que chez d'autres écrivains qui commencent à publier autour de 1950, s'ébauche pour la première fois dans le Maghreb colonisé un projet d'écriture déterminé ... Feraoun en souligne lui-même l'enjeu en 1957, dans une présentation de la littérature algérienne : " La voie a été tracée par ceux qui ont rompu avec un Orient de pacotille pour décrire une humanité moins belle et plus vraie [...] ". Pourtant, cet enjeu est encore aujourd'hui ramené, chez de nombreux lecteurs, à celui d'un témoignage platement réaliste ou d'un discours simplement réactif au discours colonial. C'est restreindre considérablement la complexité de la stratégie énonciative adoptée. Avec Mouloud Feraoun, une voix originale se révèle, à la fois singulière et résonnant de la grande voix multiple de la Kabylie natale, porteuse aussi d'universel.
En 1988, Claude Liéod, jeune diplomate, est nommé à l'ambassade de France à Nicosie. Spécialiste du Moyen-Orient, il fait la rencontre lors d'un passage à Chypre-Nord d'un Syrien, antiquaire, avec lequel une relation amicale se crée. Claude découvre peu à peu que son nouvel ami est un ancien homme politique écarté du pouvoir après le coup d'État de Hafez el-Assad en 1970, raison pour laquelle il s'est lancé dans le commerce d'antiquités. L'expérience de cet homme permet à Claude de mieux cerner l'évolution politique régionale jusqu'au jour où son ami disparaît. Malgré une enquête menée par deux services français, rien ne permet d'expliquer cette disparition. Très affecté, il décide de quitter la carrière diplomatique et devient grand reporter. Trente ans plus tard, à Chypre où il est installé après une longue et heureuse carrière de journaliste, le fils de son ami le retrouve et parvient à le convaincre de reprendre l'enquête sur la disparition de son père sans savoir qu'à Damas, les services spéciaux syriens s'intéressent à la même affaire. Il ne faut pas aller au-devant des Syriens si on est incapable d'assumer ses intentions.
La chose sexuelle est un rhizome qui se glisse dans toutes les fissures de la société. Pas une institution n'est épargnée par cette chose protéiforme, que l'on a encore du mal à définir et que l'on réduit souvent à un binarisme qui occulte son ontologie plurielle. La chose sexuelle c'est la pratique des sexualités, mais c'est aussi son impact culturel. Les normes érigées pour en contrôler la définition et les pratiques ont toutefois été ébranlées par la mobilisation de nombreux groupes, qui ont ainsi redéfini la démocratie. Cet ouvrage explore les mutations de la question sexuelle dans les contextes caribéen et états-unien. De la circulation globalisée des modèles identitaires LGBTQ aux nouvelles formes de visibilité queer de la diaspora guadeloupéenne, et des séries télévisées comme outils d'affirmation identitaire des femmes africaine-américaines à la déconstruction des stéréotypes de genre dans l'enseignement public en Martinique, les auteur ? rices montrent que la chose sexuelle reste toujours l'objet de redéfinitions et de resignifications.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...