Les administrations coloniales XIXe - XXe siècles. Esquisse d'une histoire comparée
El Mechat Samya
PU RENNES
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EAN :9782753509535
L'administration est au coeur de l'Etat, c'est elle qui assoit son pouvoir et lui fournit en temps de paix les moyens de sa puissance, comparable à celle que l'armée lui assure en temps de guerre ou de tension. Elle est aussi un des éléments cardinaux des processus constitutifs de la domination impériale et coloniale instaurée par les puissances européennes. Pourtant, les travaux historiques sur les administrations coloniales restent plutôt rares. Ce livre s'attache à combler cette lacune. Réunissant des chercheurs en histoire, en science politique et en droit, cette esquisse d'une histoire comparée des administrations coloniales se veut une contribution à la réflexion sur le rapport entre la domination et les pratiques des administrations coloniales. Afin de mieux comprendre la logique, les contradictions et la complexité des conduites administratives, celles-ci ont été abordées à partir de quatre axes: la formation, les trajectoires et les itinéraires des acteurs de l'administration permettent de saisir la nature du lien entre l'Etat colonial, les colons et les indigènes; l'évocation des rapports entre les autorités coloniales et les notables locaux analyse les interactions et les dynamiques à l'oeuvre au sein de chaque groupe; le poids des représentations, les pratiques et les usages administratifs permettent de repérer les analogies et les singularités des administrations coloniales européennes; enfin, les pouvoirs de l'administration et la fonction du droit soulignent la place du droit, qui apparaît comme la source de la morale et des conduites administratives. La prise en compte de ces dimensions renouvelle ainsi la connaissance des stratégies mises en oeuvre en situation coloniale, lesquelles ont oscillé entre domination et compromis.
Nombre de pages
265
Date de parution
03/12/2009
Poids
450g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753509535
Titre
Les administrations coloniales XIXe - XXe siècles. Esquisse d'une histoire comparée
Auteur
El Mechat Samya
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
450
Date de parution
20091203
Nombre de pages
265,00 €
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Comprendre la crise qui a traversé le Destour et secoué le nationalisme tunisien, tel est l'objet de ce livre. L'auteur analyse minutieusement les causes de la rupture entre l'Archéo-Destour et le Néo-Destour, les ambitions contradictoires des principaux acteurs de la lutte pour l'indépendance, et l'échec de l'Archéo-Destour. La " guerre " des deux Destours n'a pas empêché le Néo - parti de masse - de prendre possession de la scène politique et d'imposer l'image de la résistance et du représentant unique en Tunisie.
Une fois l'indépendance négociée et acquise, les dirigeants tunisiens ont poursuivi une stratégie précise qui vise à arracher la souveraineté, tandis que la France s'est efforcée de préserver sa place particulière. Ce livre tente de saisir la logique qui sous-tend cette exigence et décrit les étapes historiques du transfert de souveraineté qui, entre 1955 et 1964, a profondément modifié la nature des relations franco-tunisiennes.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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