Les administrations coloniales XIXe - XXe siècles. Esquisse d'une histoire comparée
El Mechat Samya
PU RENNES
18,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753509535
L'administration est au coeur de l'Etat, c'est elle qui assoit son pouvoir et lui fournit en temps de paix les moyens de sa puissance, comparable à celle que l'armée lui assure en temps de guerre ou de tension. Elle est aussi un des éléments cardinaux des processus constitutifs de la domination impériale et coloniale instaurée par les puissances européennes. Pourtant, les travaux historiques sur les administrations coloniales restent plutôt rares. Ce livre s'attache à combler cette lacune. Réunissant des chercheurs en histoire, en science politique et en droit, cette esquisse d'une histoire comparée des administrations coloniales se veut une contribution à la réflexion sur le rapport entre la domination et les pratiques des administrations coloniales. Afin de mieux comprendre la logique, les contradictions et la complexité des conduites administratives, celles-ci ont été abordées à partir de quatre axes: la formation, les trajectoires et les itinéraires des acteurs de l'administration permettent de saisir la nature du lien entre l'Etat colonial, les colons et les indigènes; l'évocation des rapports entre les autorités coloniales et les notables locaux analyse les interactions et les dynamiques à l'oeuvre au sein de chaque groupe; le poids des représentations, les pratiques et les usages administratifs permettent de repérer les analogies et les singularités des administrations coloniales européennes; enfin, les pouvoirs de l'administration et la fonction du droit soulignent la place du droit, qui apparaît comme la source de la morale et des conduites administratives. La prise en compte de ces dimensions renouvelle ainsi la connaissance des stratégies mises en oeuvre en situation coloniale, lesquelles ont oscillé entre domination et compromis.
Nombre de pages
265
Date de parution
03/12/2009
Poids
450g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753509535
Titre
Les administrations coloniales XIXe - XXe siècles. Esquisse d'une histoire comparée
Auteur
El Mechat Samya
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
450
Date de parution
20091203
Nombre de pages
265,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Trente-cinq ans après l'accession de la Tunisie à l'indépendance, le temps est venu pour l'historien de faire le point sur l'apport des forces internationales telles que la Ligue arabe, l'ONU et les puissances occidentales, au nationalisme tunisien de 1945 à 1956. Car à considérer l'histoire du mouvement d'indépendance tunisien, il semble qu'il n'ait pu s'épanouir et peut-être s'imposer de manière significative que par le biais de l'internationalisation. En mobilisant une documentation historique considérable, Samya El Mechat a tenté de cerner la réalité complexe des relations franco-tunisiennes, de l'action de la Ligue arabe, des pays d'Asie et des puissances occidentales. L'évocation de ces rapports est aussi celle du processus qui a conduit la Tunisie à l'indépendance. Dans cet effort, l'auteur a essayé de répondre à la question essentielle : quelle a été l'influence des forces internationales sur le déroulement et le dénouement de la crise tunisienne en 1956 ? Cette question est d'autant plus décisive que l'intervention notamment de l'ONU et des Etats-Unis n'a pas laissé indifférente la France, mais sans la déterminer exclusivement dans sa politique tunisienne.
Comprendre la crise qui a traversé le Destour et secoué le nationalisme tunisien, tel est l'objet de ce livre. La scission du Destour en 1934 modifie radicalement la donne et les rapports de force. Désormais, l'Archéo-Destour et le Néo-Destour vont suivre des routes divergentes. La rupture est définitive. L'affrontement demeure jusqu'en 1937 essentiellement verbal et ne prendra la forme d'une lutte sans merci qu'après le retour de Thaalbi en juillet 1937. L'auteur analyse minutieusement les causes de cette rupture essentielle, les ambitions contradictoires des principaux acteurs de la lutte pour l'indépendance, et l'échec de l'Archéo-Destour. La "guerre" des deux Destours n'a pas empêché le Néo - parti de masse - de prendre possession de la scène politique et d'imposer l'image de la résistance et du représentant unique en Tunisie.
Une fois l'indépendance négociée et acquise, les dirigeants tunisiens ont poursuivi une stratégie précise qui visait à arracher la souveraineté, tandis que la France s'est efforcée de préserver sa place particulière. Ce livre tente de saisir la logique qui sous-tend cette exigence et décrit les étapes historiques du transfert de souveraineté qui, entre 1955 et 1964, a profondément modifié la nature des relations franco-tunisiennes.
Résumé : En bref Comment les puissances coloniales européennes ont-elles géré leur territoire conquis ? Le livre En Afrique, en Asie ou en Méditerranée, les puissances européennes ont fait appel aux appareils militaire et administratif dans leur campagne de pacification. Comment l'articulation entre administrations coloniales et pacification s'est-elle opérée ? Sous quelle forme cette dernière a-t-elle fondé et établi la domination des administrations ? Autant de questions qui permettent à travers des études précises d'événements (la pacification du Golfe arabo-persique par les Anglais, la capture par les Français de Samory au Soudan) ou l'étude de personnages marquants (Sir Garnet Wolseley en Afrique du Sud, Théophile Pennequin " sorcier de la pacification ") de mettre en perspective la physionomie de la " pacification " et d'interroger ses résonances actuelles en Irak et en Afghanistan. L'auteur Samia el Mechat est professeur d'histoire à l'université de Nice et chercheur associé à l'Institut d'Histoire du Temps Présent. Ses recherches portent sur la colonisation et sa mise en ouvre. Arguments - Vogue des études coloniales.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.