Le désir libertaire. Le surréalisme arabe à Paris (1973-1975)
El Janabi Abdul-Kader ; Kober Marc
ASYMETRIE
12,00 €
Epuisé
EAN :9791096441051
Le Désir libertaire, dont nous allons découvrir un choix de textes et d'illustrations, n'est autre que "la revue du surréalisme interdit chez les Arabes". Et, dans le Manifeste de 1975, on peut lire: "Nous crachons sur la patrie arabe jusqu'à la noyer dans la fumée de la mort non seulement parce que nous combattons l'idée de patrie, mais aussi parce que l'affirmation d'une patrie est une insulte à l'universalité de l'homme." Ou encore: "Nous ferons exploser les mosquées et les rues par le scandale du retour du sexe au corps qui s'enflamme dans chaque rencontre jusque-là secrète." La "fin de l'ère islamique" annoncée sur une couverture du Désir libertaire fait écho à la "fin de l'ère chrétienne" annoncée en couverture du troisième numéro de La Révolution surréaliste, le 15 avril 1925. L'anticléricalisme surréaliste, son antipatriotisme se déplacent vers l'Orient arabe, à par-tir d'un groupe de jeunes gens qui, pour la première fois, revendiquent un "surréalisme arabe", sans pouvoir être considérés comme des marginaux, parce qu'ils sont chrétiens ou minoritaires dans leur nation.
Nombre de pages
205
Date de parution
26/04/2018
Poids
326g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9791096441051
Titre
Le désir libertaire. Le surréalisme arabe à Paris (1973-1975)
Auteur
El Janabi Abdul-Kader ; Kober Marc
Editeur
ASYMETRIE
Largeur
153
Poids
326
Date de parution
20180426
Nombre de pages
205,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La poésie brûle ses feuilles anciennes. " Les feuilles mettent longtemps, très longtemps à brûler. Certains disent même qu'elles ne brûlent pas, qu'elles ne peuvent pas brûler. Que c'est une illusion. D'autres, les poètes ici rassemblés, se jettent dans le feu, avec les feuilles. Ils veulent renaître. Ils veulent que la poésie renaisse. Ils inventent une prose qui n'existe pas. Quoi de plus simple. Il y a la poésie en poésie, la poésie en poèmes, et la poésie en prose, la prose en poèmes : la langue vivante. La poésie tire la langue. Et tout reste à dire : les rues, les manteaux, les draps, les gares, le verre, les os, les terrains vagues. Tout, vraiment tout, maintenant, ici-même. Tout se passe comme si la chose la plus ancienne était aussi la plus neuve. La poésie arabe brûle et recommence. Jean-Marie Gleize
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