L'ouvrage "Repenser l'Economie Gabonaise Post Covid-19" n'est pas un traité sur l'économie du Gabon. Il s'agit d'un livre collectif, pluriel en ce qu'il est l'oeuvre de plusieurs auteurs. En effet, les chercheurs du Centre International de Recherche en Economie et Gestion pour le Développement (CIREGED) de l'Université Omar BONGO ont décidé d'unir leurs efforts pour relever un double défi : analyser les conséquences actuelles et prévisibles de la crise de la covid-19 sur l'économie gabonaise, d'une part, identifier les réformes ou mesures envisageables pour une économie gabonaise post covid-19 performante et susceptible d'assurer la prospérité des citoyens, d'autre part. Comme il s'agit d'un vaste chantier de reconstruction, le débat ne peut être circonscrit à la seule sphère académique. C'est pourquoi, les auteurs font le choix d'un Livre Blanc qui constitue, par sa vocation, un espace de débats et d'échanges. Cet espace se veut ouvert à toutes les composantes de la société gabonaise intéressées par les questions économiques et de management des entreprises. Il est également ouvert aux institutions sous régionales compte tenu de l'appartenance du Gabon à la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale, ainsi qu'aux Partenaires Techniques et Financiers qui accompagnent le pays dans divers programmes. Quelle économie pour le Gabon post covid-19 ...
L'iboga ou l'ébogha (Tabernanthe Iboga), encore appelé par les Gabonais « bois sacré », est une plante spirituelle africaine autour de laquelle s'est construit le Bwiti, un rite à la fois initiatique et thérapeutique en expansion. Il n'y a pas de Bwiti sans iboga, puisque c'est dans ce rite que cette plante révèle ses vertus visionnaires et divinatoires. Celles-ci s'avèrent déterminantes dans la compréhension de l'être spirituel que nous sommes et donneraient, par la même occasion, une meilleure connaissance de soi et du monde divin. L'initiation au Bwiti consiste ainsi à l'ingestion d'une grande quantité de râpures de l'écorce de ses racines, à l'aide de chants de guérison, du son de la « harpe sacrée » ou mongongo (arc musical), permettant d'atteindre un état second nécessaire à l'accès au « monde onirique ». Cette transcendance du monde tangible au monde spirituel fait finalement accéder à l'essence de tout être et amène le candidat à l'initiation (bandzi) à découvrir par lui-même l'origine de son infortune pour entamer le processus de guérison. Dans ce livre-entretien avec un connaisseur du rite Bwiti chez les Fang du Gabon, les questions et réponses notamment sur le processus initiatique permettent de mettre en lumière certains aspects de cette pratique spirituelle et religieuse authentique africaine.
En Guyane, il existe une partie de la communauté des Noirs marrons originaire de la Guyane hollandaise (actuel Suriname) appelée Bushinengué. Il s'agit des descendants d'esclaves africains rebelles, ayant acquis leur liberté par la force en combattant au XVIIIe siècle leurs anciens maîtres. Leur isolement dans les profondeurs de la forêt amazonienne leur a permis de reconstruire des sociétés tout à fait autonomes dont les modes de vie font souvent penser à l'Afrique noire. Les Bushinengué apparaissent sans doute comme la société la plus " africanisée " de Guyane, tant par leur physique que par leurs modes de vie, leurs croyances spirituelles et religieuses. Parmi ces souvenirs de l'Afrique en Amazonie, on note à titre d'exemple le style vestimentaire chez les femmes bushinengué caractérisé par le port du pagne autour de la taille. L'auteur, en partant de leurs différents usages du textile, ouvre une fenêtre sur l'univers culturel de cette société afro-amazonienne encore très mal connue. Il amène le lecteur à comprendre que, dans le contexte spécifique de l'Amazonie où a pris forme la culture bushinengué, ressemblance n'est pas synonyme d'assimilable. Autrement dit, en s'inspirant de l'Afrique, en prenant en compte l'expérience de la plantation et en s'adaptant au nouvel environnement amazonien, la culture bushinengué a pris une nouvelle trajectoire tout à fait originale qui mérite d'être connue par les Africains et les passionnés des cultures en mouvement.
Tradition initiatique la plus connue du Gabon, le Bwiti, à la fois rite de passage, philosophie, religion et voie spirituelle africaine, promet à ses adeptes de les envoyer dans l'au-delà pour "voir" Dieu et ses serviteurs grâce à une plante appelée Iboga. Considérée comme une drogue et donc prohibée dans la plupart des pays occidentaux, elle permet aux adeptes de vivre des expériences visionnaires parfois bouleversantes dans le cadre de rites structurés.
Qu'attendons-nous au juste, et que fait l'attente de nous ? Attendre un rendez-vous, un amour, une réponse, un miracle, la fin d'un voyage ou simplement que "ça passe"... L'attente imprègne nos vies quotidiennes, nos gestes ordinaires, nos plus grandes espérances et nos renoncements silencieux. Dans cet essai littéraire et philosophique, Jessica Vilarroig explore la poétique de l'attente, ses nuances, ses langages, ses vertiges. De l'attente amoureuse à l'attente de la mort, en passant par la salle d'attente, l'attente d'un événement ou d'un être, l'autrice revisite nos expressions, nos sensations, nos postures. Chaque chapitre interroge le temps suspendu, la tension intérieure, la rêverie, l'impatience ou l'ennui. Avec une plume à la fois précise, élégante et profondément humaine, Attendez-moi sous l'orme tisse une réflexion existentielle où se croisent philosophie du quotidien, littérature, peinture, psychanalyse et arts du langage. De Flaubert à Barthes, de Baudelaire à Edward Hopper, l'essai dialogue avec les grands textes pour mieux éclairer notre condition moderne : celle d'un être en attente constante. Un livre singulier, aussi intelligent que sensible, pour qui s'interroge sur le rapport au temps, au désir, au manque, à l'inattendu. Car au fond, vivre, n'est-ce pas attendre ...
Crépy-en-Valois, Quimper, Lille, Ménerbes, Libourne, Honfleur, Compiègne, Paris... Et, avec ou sans passeport : Québec, Milwaukee, Tokyo... A travers 28 récits insolites, Gérard Bertuzzi vous entraîne dans un univers où se mêlent humour, poésie, suspense, fantaisie et surprises. D'une ville à l'autre, d'un rêve à la réalité, de l'enfance à l'âge adulte, il raconte des histoires qui émeuvent, bousculent, intriguent et divertissent. Un recueil de nouvelles vif et singulier, entre fiction contemporaine, conte moderne et plaisir des mots. Méfiez-vous : Gérard Bertuzzi va vous raconter des histoires.
1800. Sur les rivages de Bretagne, à Saint-Gildas-de-Rhuys, Garance s'est retirée avec Erwan, face à l'océan. A trente ans à peine, elle est déjà une femme brisée, hantée par un passé dont elle ne parvient pas à se libérer. Car dix ans plus tôt, à Paris, au coeur de la Révolution française, tout semblait possible. Sur les ruines de la Bastille, Garance découvrait l'amour dans les bras d'Erwan et s'engageait, avec ferveur, dans les combats de son temps. Aux côtés de figures emblématiques comme Olympe de Gouges et Théroigne de Méricourt, elle rêvait d'un monde plus juste, où les femmes auraient enfin leur place. Mais aux espoirs humanistes succèdent bientôt les violences de la Terreur. Entre passion amoureuse, engagement politique et tragédies intimes, Garance devra apprendre à s'imposer, à choisir, et à survivre. Aujourd'hui, alors que les blessures du passé menacent de l'engloutir, plusieurs questions demeurent : saura-t-elle faire vivre l'héritage de celles qui ont combattu avant elle ? Et peut-on aimer encore après avoir tout perdu ...
L'objectif du présent volume est, comme cela a été le cas dans deux opuscules précédents de cette même collection, de présenter au lecteur francophone une synthèse des principaux résultats de toute une série d'études d'éthique empirique ayant porté sur l'acceptabilité, du point de vue du public, des décisions de fin de vie. Ces études ont, pour la plupart, été menées en France, mais pas exclusivement. Les décisions étudiées incluent, entre autres, le recours au suicide médicalement assisté ou à l'euthanasie, le refus ou l'arrêt des traitements, le recours à la sédation temporaire ou terminale, ou encore la réanimation cardio-vasculaire. Le lecteur ne trouvera pas, ici, les réponses normatives habituelles aux interrogations que posent ces décisions, qu'il s'agisse de normes légales, religieuses ou culturelles. Il ne trouvera d'ailleurs pas de réponse du tout. Juste un exposé détaillé de ce que pense, sur toutes ces questions, l'homme de la rue : un miroir en quelque sorte.