La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression. Eté 1940-été 1941
Eismann Gaël ; Grenard Fabrice
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753599147
La phase initiale de la Résistance en France, souvent réduite à une forme de préhistoire du phénomène, reste peu étudiée par les historiens comparée à la période ultérieure, celle qui voit se mettre en place à partir de 1942 un processus de structuration et d’unification. Cette Résistance pionnière continue également de donner lieu à de nombreuses idées reçues comme le fait que les premiers résistants étaient très peu nombreux, souvent des marginaux très isolés, décalés du reste de la société qui acceptait passivement l’occupation.L’ouverture de l’ensemble des archives de la période depuis un décret de décembre 2015 permet de rouvrir ces questions à nouveaux frais. Cet ouvrage propose d’étudier les débuts de la Résistance en France au prisme des archives dites de « la répression », à savoir les rapports de police ou de gendarmerie, les synthèses des renseignements généraux, les enquêtes judiciaires pour ce qui concerne le régime de Vichy, mais aussi les archives de la répression allemande. Si ces fonds d’archives doivent être utilisés avec certaines précautions du fait de leur nature particulière, ils n’en apparaissent pas moins incontournables pour qui veut étudier de façon scientifique les débuts de la Résistance. Ils permettent de combler le manque de sources produit par les Résistants eux-mêmes pour cette période. L’usage de ces archives permet de repérer des traces précises des premières formes de résistance qui se sont développées au cours de la première année de l’Occupation (été 1940-début 1941), d’examiner comment l’Occupant et le régime de Vichy les a appréhendées et de les replacer dans leur contexte en fonction des différents territoires concernés, dès lors que la France se trouve divisée en différentes zones au lendemain de sa défaite face à l’Allemagne.
Nombre de pages
222
Date de parution
10/07/2025
Poids
300g
Largeur
155mm
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EAN
9782753599147
Titre
La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression. Été 1940-été 1941
Auteur
Eismann Gaël ; Grenard Fabrice
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
300
Date de parution
20250710
Nombre de pages
222,00 €
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En France, le souvenir des violences commises par l'occupant allemand dans les " années noires " est encore douloureusement vivant dans notre mémoire collective. Pourtant, l'histoire de l'occupation militaire allemande en France est très peu étudiée. Or, le Militürbefehlshaber in Frankreich (commandant militaire en France, MBF) constitue la pièce centrale du système d'occupation allemand. Installé à Paris à l'hôtel Majestic, le MBF s'apparente à un gouverneur militaire qui disposa, jusqu'en juin 1942, du monopole du " pouvoir exécutif ". Fondé sur les archives allemandes de l'Occupation, archives aujourd'hui encore largement délaissées par l'historiographie française, ce livre permet de rompre avec nombre d'idées reçues parmi lesquelles celle qui présente le rôle du MBF comme " convenable ", attribuant l'essentiel des atrocités commises en France pendant l'Occupation à la Gestapo et aux officines collaborationnistes françaises. Gaël Eismann revient par ailleurs sur la manière dont le traitement de la " question juive " s'insère dans la politique de " maintien de l'ordre et de la sécurité " du MBF et s'interroge : comment s'opère le glissement qui conduit de la répression de la Résistance à la déportation des Juifs ? Le MBF a-t-il freiné les initiatives d'autres instances allemandes chargées de la " question juive ", les a-t-il cautionnées passivement, ou a-t-il joué un rôle moteur, voire accélérateur, dans la mise en oeuvre de la " solution finale " ? C'est à ces questions que répond ce livre conçu comme une histoire globale de la politique de " maintien de l'ordre et de la sécurité " du MBF et qui permet de reconsidérer les responsabilités de chacun.
Cet ouvrage, issu d'un colloque international qui s'est tenu à l'Institut historique allemand de Paris, fait le point sur le rôle de la Wehrmacht dans la radicalisation de la violence allemande en Europe occupée et sur la perméabilité des pratiques de violences entre le front de l'Est et le front de l'Ouest. À la lecture de cet ouvrage, on pourra constater qu'en France, mais aussi en Italie et en Belgique, la Wehrmacht a accompli sa tâche répressive d'une manière qui était tout sauf « propre ».
Vous avez atteint un niveau de conversation courante en allemand avec la méthode Assimil ou par un autre moyen ? Il est temps de consolider vos acquis pour pouvoir passer à la vitesse supérieure et acquérir une aisance réelle : maîtriser les subtilités de l'allemand, les tournures idiomatiques, écrire sur des sujets complexes, comprendre un film sans sous-titrages... En 70 leçons et 130 exercices pratiques, cette méthode vous permet une autonomie correspondant au niveau Cl du cadre européen de référence des langues.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.