Ce texte est né d'une initiative singulière dans l'histoire intellectuelle européenne. En 1932, l'Institut international de coopération intellectuelle entreprit d'organiser une série d'échanges épistolaires entre grandes figures de la pensée contemporaine sur les questions fondamentales de la civilisation. C'est dans ce cadre qu'Albert Einstein, physicien mondialement reconnu et engagé dans les mouvements pacifistes depuis la Première Guerre mondiale, choisit d'adresser une question à Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse. Sa demande était d'une simplicité redoutable : Existe-t-il un moyen de délivrer l'humanité de la menace de la guerre ? La réponse de Freud constitue l'un des textes les plus remarquables qu'il ait consacrés à la violence et à la vie collective. Refusant toute illusion morale ou politique, Freud déplace immédiatement la question. Pour lui, la guerre ne peut être comprise uniquement à partir des institutions ou des rapports entre États : elle plonge ses racines dans la constitution psychique de l'être humain lui-même. Les sociétés ne cessent de tenter de canaliser l'agressivité inhérente à la condition humaine, sans jamais pouvoir l'abolir entièrement. Malgré tout ce qui les sépare, les deux hommes offrent une réflexion dense ? qui aujourd'hui conserve tout son sens ? sur la violence qui habite l'humanité et proposent un témoignage fervent en faveur du désarmement, de la non-violence et de la paix.
Nombre de pages
64
Date de parution
01/04/2026
Poids
70g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9791031904887
Auteur
Einstein Albert ; Freud Sigmund
Editeur
L'HERNE
Largeur
109
Date de parution
20260401
Nombre de pages
64,00 €
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Ce recueil rassemble deux groupes de textes. Le premier ensemble d'articles traite de la science, de la physique en général, et particulièrement de la théorie de la relativité. Figure parmi eux un des plus anciens exposés d'Einstein. Qu'est-ce que la théorie de la relativité ? (1919) - ainsi qu'un des articles les plus importants qu'il ait écrits, Physique et Réalité (1936). Les autres textes vont de 1940 à 1950 (Fondements de la physique théorique, Le langage commun de la science, Sur la théorie de la gravitation généralisée, etc.). Ils sont, dans l'ensemble, très accessibles. Un deuxième groupe de textes, plus restreint, rassemble des articles consacrés à de grands savants : Newton, Kepler, Marie Curie, Max Planck, Paul Langevin, Paul Ehrenfest.
Ce petit écrit entend rassembler, pour ainsi dire de manière dogmatique, les thèses de la psychanalyse sous la forme la plus ramassée et dans la version la plus définitive. Bien entendu, sa visée n'est pas d'exiger la croyance ni de susciter la conviction. Les assertions de la psychanalyse reposent sur un nombre incalculable d'observations et d'expériences, et seul celui qui répète ces observations sur lui-même et sur d'autres est engagé sur la voie menant à un jugement personnel.
L'anarchisme, au moins tel que je le comprends, est une tendance de la pensée et de l'action humaines qui cherche à identifier les structures d'autorité et de domination, à les appeler à se justifier, et dès qu'elles s'en montrent incapables, à travailler à les surmonter. Loin d'avoir "échoué", il se porte très bien. Il est à la source de beaucoup de progrès - très réels - des siècles passés, y compris depuis les années 1960-1970. Des formes d'oppression et d'injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, dans un passé récent, ne sont plus considérées aujourd'hui comme tolérables. C'est une réussite, pas un échec. N. C.
Quand Paul Celan (1920-1970) s'établit à Paris à l'été 1948 ses poèmes ne sont connus que d'une poignée de gens ; à sa mort, en avril 1970, son nom est associé à l'une des oeuvres poétiques les plus importantes de la littérature allemande. Pourtant, aborder cette oeuvre, a fortiori pour un lecteur francophone, n'a rien d'évident : si les poèmes relèvent bien d'une écriture qui réclame pour elle une "obscurité congénitale" la critique a aussi pu contribuer à en obscurcir le sens. Il faut donc sans cesse reprendre le travail de lecture d'après les coordonnées que Celan a fixées, en partant de ce qu'il appelle "l'accent aigu de l'actualité", inséparable de "l'accent grave de l'histoire" et de "l'accent circonflexe de l'éternité". Appuyé sur de nombreux documents inédits (lettres, traductions et notes privées) qui éclairent sa vie et ses choix poétiques, ce volume donne accès à un "autre" Celan qui se situe tant dans une tradition dont il discute la pertinence que dans une époque qu'il guette avec une acuité implacable, attrapant dans son écriture les mots, les textes et les personnes de son temps. Juif, Celan a ancré son écriture dans l'événement de l'extermination des siens pour en faire une arme critique et analytique, esthétique aussi. Grâce aux contributions de spécialistes de l'oeuvre, cette entreprise est placée dans un réseau de discussions critiques qui l'éclairent depuis des positions multiples : linguistique, traductologique, philosophique et biographique mais aussi historique et poétique, etc.
Madame la vicomtesse de Beauséant était blonde, blanche comme une blonde, et avait les yeux bruns. Elle présentait noblement son front, un front d'ange déchu qui s'enorgueillit de sa faute et ne veut point de pardon. Ses cheveux, abondants et tressés en hauteur au-dessus de deux bandeaux, qui décrivaient sur ce front de larges courbes, ajoutaient encore à la majesté de sa tête. L'imagination retrouvait, dans les spirales de cette chevelure dorée, la couronne ducale de Bourgogne ; et, dans les yeux brillants de cette grande dame, tout le courage de sa maison ; le courage d'une femme forte seulement pour repousser le mépris ou l'audace, mais pleine de tendresse pour les sentiments doux." Honoré de Balzac.