La présente traduction est la première à pouvoir se reposer sur le texte original de 1826 tel qu'il vient d'être réédité par Harry Fröhlich (Reclam, 2012) ainsi que sur le monumental travail d'exégèse d'Otto Eberhardt (Eichendorffs Taugenichts. Quellen und Bedeutungshintergrund, Königshausen & Neumann, 2000), qui fait un sort définitif à l'image convenue d'un texte plein de fraîcheur mais sans profondeur ni complexité. Ce roman fondateur apparaît dorénavant pour ce qu'il est : un texte aux multiples strates et aux renvois incessants, conforme à l'écriture d'Eichendorff, en constante dérive puisqu'il s'agit de construire un texte où le déplacement correspond à une conception existentielle, la vie étant elle-même un voyage poétique, et la poésie un voyage dans la langue créatrice d'infini dans le fini et par là-même anticipation de cet "autre pays" qu'est l'au-delà. Cette traduction nouvelle n'est pas simplement une nouvelle traduction, après les six déjà existantes. Elle est l'expression aboutie de principes traductologiques élaborés depuis une trentaine d'années et déjà mis en oeuvre par Philippe Forget dans les retraductions de classiques que sont La Nouvelle rêvée de Schnitzler (1991, Livre de poche, 2002), Les Passions du jeune Werther de Goethe ("La Salamandre"/imprimerie nationale, 1994), et les Tableaux nocturnes de ETA Hoffmann (deux volumes, "La Salamandre"/imprimerie nationale, 1999 et 2002).
Nombre de pages
124
Date de parution
14/11/2013
Poids
200g
Largeur
128mm
Plus d'informations
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EAN
9782251830087
Titre
De la vie d'un vaurien
Auteur
Eichendorff Joseph von ; Forget Philippe
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
128
Poids
200
Date de parution
20131114
Nombre de pages
124,00 €
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Un jeune meunier, dit le " propre-à-rien ", poussé par le goût de l'aventure et de la liberté, mène une vie d'errance et d'insouciance. Au terme d'un long voyage et de nombreuses aventures, il retrouve sa bien-aimée, une inaccessible comtesse, qui se révèle n'être qu'une soubrette ! Conte romantique, drôle et séduisant, Scènes de la vie d'un propre-à-rien emporte le lecteur sur les traces d'un homme à la recherche du paradis perdu.
Rêvasser... se laisser aller à la fantaisie du voyageur qui choisit entre le chemin tranquille ou le vert d'un pré, être libre de visiter le vaste monde en ne répondant qu'aux seuls caprices de son insouciance, avec pour seul talent une immense aptitude à profiter des choses... Scènes de la vie d'un propre à rien, simple et déchirant, trompeur et romantique, demeure inexplicablement mé¬connu en France. Ce texte, où la musique est à chaque phrase présente et où vivre comme un "jeune homme sans qualité" demeure la plus grande des richesses, figure pourtant parmi les plus beaux romans de la littérature allemande du dix-neuvième siècle.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
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Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine