De l'organisation de l'unité Africaine à l'union Africaine. Un cercle vicieux?
Ehoke Tambashe diumi albert
L'HARMATTAN
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EAN :9782140295294
Par sa volonté de créer un cadre institutionnel de concertation pour la réalisation des objectifs communs, l'Afrique a bien compris que son unité et son agir ensemble de façon concertée sont les gages du développement, de la paix et de la sécurité. Malgré cette prise de conscience, depuis les idées de l'OUA jusqu'à celles de l'UA, l'Afrique traîne malheureusement encore les pieds et son économie est toujours extravertie par un système imposé par les colons qui ne profite pas aux populations africaines. Tout se passe comme si les pays africains vivaient une indépendance de droit et non de fait, symbolisée par un néocolonialisme et une exploitation sans loi par les anciennes métropoles. Dès lors, la zone de libre-échange continentale africaine offre une opportunité pour son réel décollage à travers ce que nous appelons "Etat régional" qui s'adapterait aux réalités des Etats régionaux. Ceci évitera toutes les velléités des guerres dans la mesure où les Etats travailleront dans un ensemble régionalisé dans la perspective de la paix et de la prospérité. En attendant l'avènement des Etats-Unis d'Afrique, objectif à long terme, le régionalisme devra constituer la première étape qui conduira l'Afrique des peuples et non celle des Etats. C'est ainsi qu'il faudra l'homogénéisation des politiques et des stratégies susceptibles de favoriser un développement endogène africain basé sur des diplomaties de transformations locales des matières premières.
Nombre de pages
202
Date de parution
17/11/2022
Poids
350g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140295294
Titre
De l'organisation de l'unité Africaine à l'union Africaine. Un cercle vicieux?
Auteur
Ehoke Tambashe diumi albert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
350
Date de parution
20221117
Nombre de pages
202,00 €
Disponibilité
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...