On ne saurait mieux redécouvrir Amelia B. Edwards qu'en lisant Monsieur Maurice, la plus exemplaire de ses oeuvres. En cent vingt pages, en effet, on trouve là l'indéfectible alliage de romantisme et de fantastique qu'affectionnait cette femme de lettres anglaise du siècle dernier. On y découvre, surtout, un émouvant portrait : celui d'une petite fille de dix ans devenue l'amie de "monsieur Maurice", le prisonnier dont son père a la garde au château de Bruhl. Dans une écriture délicate, frémissante d'émotion, Amelia B. Edwards explore la passion de cette enfant qu'elle fait bientôt le témoin d'épisodes tragiques - et de l'étrange sortilège par lequel le héros échappe à ses ennemis. Publier ce livre aujourd'hui, c'est donc rendre justice à une narratrice imaginative et de talent, en même temps que ressusciter un classique du genre.
Nombre de pages
146
Date de parution
10/08/1993
Poids
125g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782868696588
Titre
Monsieur Maurice
Auteur
Edwards Amelia-B
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
125
Date de parution
19930810
Nombre de pages
146,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il est incroyable qu'une femme aussi exceptionnelle qu'Amelia B. Edwards (1831-1892) ait dû souffrir un aussi long purgatoire. Égyptologue de renommée internationale, femme entièrement émancipée en pleine époque victorienne, au point d'afficher son homosexualité, auteur de récits de voyage qui n'ont pas pris une ride, romancière à succès, elle a laissé, en prime, dix-sept récits fantastiques tellement disséminés dans son ?uvre entière qu'avant 1999, il était bien difficile de les retrouver, même pour un spécialiste anglais. Les Français, jusqu'à cette année 2002, ne pouvaient lire que cinq textes - dont trois publiés dans des anthologies depuis longtemps épuisées. Voici enfin un recueil significatif, et peu de lecteurs résisteront au charme de ces nouvelles fantastiques typiquement victoriennes mais qui, pour une fois, ne sentent pas seulement le cake, le whisky, le whist et le thé, car elles entraînent un peu partout : en Angleterre, certes (dans des poteries, dans des mines de charbon, dans les méandres des voies ferrées), mais aussi en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, dans des îles mystérieuses - partout où a voyagé (où a rêvé voyager) l'infatigable Amelia B. Edwards. Ses tristes fantômes sont très particuliers : ils paraissent, en fin de compte, moins effroyables que les humains eux-mêmes, assez maladroits pour briser les plus nobles sentiments du monde - l'amour et l'amitié.
Dans les années 1870, une dame de la bourgeoisie anglaise ? presque une lady ? entreprend un voyage en carriole, à cheval et à pied dans les Dolomites. A un siècle de distance, son récit constitue encore un savoureux guide de ces vallées et montagnes qui allient le charme des paysages alpins à l'exotisme de l'Italie profonde.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
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