Eckermann Johann-Peter ; Goethe Johann Wolfgang vo
GALLIMARD
34,00 €
Épuisé
EAN :9782070712434
C'est un très vieil homme qui garde auprès de lui Johann Peter Eckermann, un jeune poète, sans grand talent, mais dont le principal mérite, aux yeux du vieux Goethe (et de la postérité), est d'être un des plus fidèles magnétophones de l'Histoire. Pendant neuf ans, Eckermann va recueillir les paroles de son dieu, dont l'âge n'émousse pas le génie, ni ne ralentit la parole : " Hiver et été semblaient toujours se combattre en lui, dit Eckermann, mais ce qui était admirable, c'était de voir chez ce vieillard la jeunesse prendre toujours le dessus. " Incité, provoqué, interrogé par son fidèle écouteur, Goethe va parcourir les chemins de sa vie et les allées de son ?uvre. Dans ses promenades à Weimar en compagnie de ce jeune dévot, il revoit les grandes rencontres de son destin, Napoléon et Byron, Schiller et Manzoni. Les yeux de la mémoire de Goethe ont une fraîcheur vivace, en même temps que ses jugements ont pris les distances de la sagesse et de l'ironie. Il ne renie certes pas le jeune homme romantique et passionné qu'il fut, aussi plein de feu que son ami Byron et que le jeune Schiller. Mais les querelles littéraires lui semblent maintenant dérisoires et les débats théoriques ennuyeux. Il n'écoute plus que ce " démon " intérieur, " libre et impétueux " dont Eckermann reproduit les confidentes jaillissantes. SI le Goethe intime, celui des amours de jadis et des sentiments personnels, est pudiquement maintenu à l'arrière-plan, le Goethe secret affleure pourtant aux détours de ces propos en liberté. Les limites mêmes d'Eckermann assurent qu'ils sont fidèles : il vénérait trop son grand homme pour avoir pu altérer beaucoup " la voix de son maître ".
Ruby, jeune Aborigène et unique survivante du massacre de son clan, erre seule dans le bush ne se fiant qu?à la nature et à son instinct. Quand son chemin croise celui de Jack, un trappeur irlandais, les deux êtres solitaires s'apprivoisent dans l'environnement raciste et violent de l'Australie du dix-neuvième siècle. Ali Cobby Eckermann tisse son intrigue avec élégance, oscille entre tendresse et violence, et entretient un suspense haletant entre le désir amoureux et le tourment de la peur.Roman phénomène couronné de nombreux prix, traduit en plusieurs langues, ruby moonlight est éblouissant de justesse. Ses images, fortes et évocatrices sont inoubliables.« Un récit en vers libres au minimalisme envoûtant, convaincant et déchirant »Ali Alizadeh, Overland Literary Journal4e de couverture : Ruby, jeune Aborigène et unique survivante du massacre de son clan, erre seule dans le bush ne se fiant qu?à la nature et à son instinct. Quand son chemin croise celui de Jack, un trappeur irlandais, les deux êtres solitaires s'apprivoisent dans l'environnement raciste et violent de l'Australie du dix-neuvième siècle. Ali Cobby Eckermann tisse son intrigue avec élégance, oscille entre tendresse et violence, et entretient un suspense haletant entre le désir amoureux et le tourment de la peur.Roman phénomène couronné de nombreux prix, traduit en plusieurs langues, ruby moonlight est éblouissant de justesse. Ses images, fortes et évocatrices sont inoubliables.« Un récit en vers libres au minimalisme envoûtant, convaincant et déchirant »Ali Alizadeh, Overland Literary Journal
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Un contrôle fiscal, un appartement fouillé dans ses moindres recoins, des lettres et documents personnels, accumulés depuis des décennies, épluchés : voilà qui réveille chez la narratrice colère et désir impérieux de revisiter sa propre existence, les histoires des vivants et les histoires des morts — des morts, surtout. Pour la première fois, celle qui se désigne comme "la dernière des Jelinek " assène au lecteur des éléments de sa biographie relatifs à sa famille juive exilée, déportée ou assassinée sous le nazisme. Parallèlement, elle mène une enquête implacable sur les flux mondiaux de capitaux, le profit que les Etats tirent encore aujourd'hui des biens juifs spoliés. Elle dresse un réquisitoire sévère contre les sociétés autrichienne et allemande, l'hypocrisie, le passé criminel non assumé, l'antisémitisme latent. Et, plus que jamais, contre le culte omniprésent de l'argent, qui favorise tous les stratagèmes de blanchiment, d'évasion fiscale et de fraude généralisée. Le récit, véritable tour de force d'écriture, maniant humour noir ravageur, jaillissement d'images et d'invectives, associations et jeux de mots virtuoses, renoue avec les oeuvres les plus virulentes de l'autrice.
Printemps 1945. Sur l'île d'Amrum, en mer du Nord, la guerre semble lointaine malgré les bombardiers qui sillonnent le ciel. Du haut de ses dix ans, Nanning n'a qu'une vague idée des orages d'acier que brave son père sur le continent. Les contours de son monde se résument aux dunes, aux prés-salés et aux vastes étendues de bruyère. Mais l'île, privée de ravitaillement, est minée par les tensions et sa petite communauté divisée par la guerre. Jour après jour, Nanning lutte pour subvenir aux besoins de sa famille. Il chasse, pêche et troque, affrontant un quotidien toujours plus rude. Alors que la défaite du Reich devient inévitable, il découvre à ses dépens que les siens ne sont pas du bon côté de l'Histoire. Porté par la beauté sauvage d'Amrum, ce roman d'apprentissage résonne comme lm hymne aux paradis perdus.