Le bassin du lac Tchad. Géostratégie à l'ère de la guerre contre Boko Haram
Ebogo Frank
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782343248837
Comment le bassin du lac Tchad, espace hydrographique, plus connu pour son potentiel déficitaire en ressources hydriques et la précarité de son écosystème, est-il devenu l'un des plus grands foyers africains d'instabilité ? Voilà la question à laquelle l'auteur tente d'apporter une réponse précise à travers l'analyse des éléments qui structurent le théâtre géostratégique du bassin du lac Tchad. Sans sombrer dans un déterminisme géographique, il montre que la géostratégie du bassin du lac Tchad est travaillée et traversée par une intrication des facteurs statiques et dynamiques. Au terme de ce travail qui a nécessité une introspection dans les champs disciplinaires de la stratégie, de l'anthropologie, de la sociologie, de l'histoire et de la géographie, le bassin du lac Tchad apparait comme un théâtre géostratégique singulier. Si la morphologie, la topographie et la physiologie particulières de cette région conditionnent le comportement des belligérants, c'est davantage la bonne exploitation de ces éléments naturels, combinée à l'empreinte de l'homme sur le champ d'opérations, qui permet d'obtenir une victoire décisive.
Nombre de pages
164
Date de parution
29/06/2022
Poids
219g
Largeur
135mm
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EAN
9782343248837
Titre
Le bassin du lac Tchad. Géostratégie à l'ère de la guerre contre Boko Haram
Auteur
Ebogo Frank
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
219
Date de parution
20220629
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Débutée en mai 2014, la guerre contre Boko Haram s'est d'abord présentée comme une activité politico-stratégique. A cet effet, le Président Paul Biya engageait le peuple camerounais à assurer la défense de l'intégrité territoriale du Cameroun face aux attaques répétées du groupe terroriste. Des initiatives endogènes ont ainsi foisonné dans le champ des mobilisations populaires. Hétérogènes, voire éclectiques, des actions pacifiques ou violentes, spontanées ou programmées, politisées ou dépolitisées ont marqué la résilience du peuple camerounais à faire face à un ennemi incernable. D'autres initiatives résultant d'une synergie d'actions avec des partenaires extérieurs ont vu le jour pour juguler cette menace terroriste qui ne cessait de s'internationaliser. Dans cet ouvrage, Frank Ebogo nous montre que les actions mobilisatrices initiées par des entrepreneurs camerounais et étrangers sont tantôt cristallisées par des calculs politiques, tantôt exacerbées par un patriotisme opportuniste ou encore sous-tendues par des solidarités transversales.
A la différence des mouvements djihadistes classiques, et dans la continuité des groupes terroristes à orientation califatiste, Boko Haram a inscrit l'enjeu territorial au cur de son insurrection armée. Profitant d'une projection insuffisante des Etats de la sous-région, ce groupe terroriste est parvenu, au mépris de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation, à se constituer comme un quasi-état, le Bokostan. La réimposition de l'autorité de l'Etat dans ces territoires conquis par l'organisation terroriste a débouché sur une guerre hybride. Dans cet ouvrage de stratégie appliquée, l'auteur montre que l'hypothèse d'une guerre hybride dans le bassin du lac Tchad reste plausible. Les techniques guerrières s'exportent, se diffusent et se reproduisent au gré des flux migratoires et de l'internationalisation du terrorisme. En fonction de leurs ressources (matérielles ou immatérielles), de leurs options politiques ou idéologiques, des choix stratégiques, des constructions objectivées de l'ennemi, et surtout des représentations intersubjectives, le Cameroun et le Bokostan ont inscrit, simultanément et parfois successivement, leurs stratégies guerrières dans le registre de la symétrie et de l'asymétrie.
La problématique actuelle des changements climatiques a précipité l'insertion et l'inscription de l'eau dans l'agenda politique national et international des Etats. En tant que deuxième province hydrologique et aquifère du continent africain, le Cameroun est au coeur des batailles de positionnement entre les différents acteurs intervenant dans son champ hydropolitique. Il est question dans ce livre de déconstruire les modèles figés qui ont été faits sur l'eau pour parvenir à une reconstruction des différents modes de gestion de l'eau.
Ebogo Frank ; Joubert Jean-Paul ; Nguegan Jean-Fra
Parcourir la riche et dense production scientifique d'un Maitre peut se révéler ardu, voire prétentieux, pour des disciples. Comment parvenir à restituer la pensée de l'auteur, sans sombrer dans des digressions et des hors-sujets ? Doit-on, par conséquent, restreindre cet exercice aux seuls pairs ou chercheurs avertis ? Que non ! Ce premier volume des "Offrandes" condense les témoignages recueillis auprès de nombreux collègues et amis du maitre, rencontrés parfois au hasard de ses activités académiques et professionnelles. Loin de toutes perspectives laudatives, il rafraichit, au travers des recensions et des notes critiques de lecture, les problématiques généralement abordées par le maitre. Au terme de cet exercice, qui a su allier, subjectivité émotionnelle et objectivité scientifique, la pensée géopolitique du Professeur Joseph Vincent Ntuda Ebodé apparait très originale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...