Petit livre sur la surabondance des grâces. Suivi de "Etre une femme au Moyen Age et écrire"
Ebner Christine ; Bayard Florence
SUP
19,00 €
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EAN :9791023106800
Il fut difficile pour les femmes du Moyen Age de trouver une juste place entre les figures d'Eve et de Marie. Entre la séduction et la maternité, elles étaient bien souvent réduites à leur corps ; tout droit et toute aptitude à penser leur étaient déniés. C'est le regard masculin qui les faisait exister, qui les façonnait, qui témoignait pour elles. Pourtant, quelques rares voix féminines, de l'Antiquité au haut Moyen Age, se firent entendre en dépit des interdits ; mais la censure restait forte. Alors les femmes observèrent, écoutèrent, imitèrent au besoin, apprirent, s'adaptèrent et trouvèrent les détours qui leur permettraient d'exprimer leur point de vue. Paradoxalement, la clôture sera pour elles un des moyens d'accéder à une forme de liberté, que ce soit dans les béguinages ou les monastères. En ces lieux, elles ne sont plus des mères, ni des épouses ; elles se réapproprient leur corps qui devient lui-même un moyen d'expression par l'ascèse ou la sainteté ; puis elles parviennent à la parole, soit directement, soit — le plus souvent — par l'intermédiaire d'un confesseur. Mais c'est bien leur voix qui porte enfin. Bien sûr, seule une partie de la population féminine accède à ces monastères et donc à cette libération, mais l'exemple des vies des béguines ou des moniales et leur parole parfois même se propagent dans la société laïque et proposent à toutes les femmes d'autres modèles que ceux jusqu'alors valorisés.
Nombre de pages
158
Date de parution
17/09/2020
Poids
282g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791023106800
Titre
Petit livre sur la surabondance des grâces. Suivi de "Etre une femme au Moyen Age et écrire"
Auteur
Ebner Christine ; Bayard Florence
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
282
Date de parution
20200917
Nombre de pages
158,00 €
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En tant qu'écrivain ou écrivaine on se pose parfois la question pourquoi l'on écrit de la littérature. L'Autrichien Klaus Ebner essaie de trouver une réponse en analysant son propre développement professionnel. Ses réflexions le mènent à l'enfance et à l'école ainsi qu'aux premiers succès littéraires. Après avoir rédigé cet essai autobiographique en allemand, il le traduisit en français et en d'autres langues.
Résumé : Né avec la nationalité autrichienne en Bucovine en 1907, arrivé en France avec la nationalité roumaine en 1926, puis médecin français pendant la deuxième guerre mondiale, on dit que les chats ont sept vies, Albert Ebner, lui, en a eu trois. Il a su traverser indemne deux guerres mondiales, échapper à la Shoah, et survivre tout en restant fidèle à ses principes d'humanisme et de tolérance. C'est cet itinéraire de vie hors norme et cette volonté sans faille que son fils Olivier a voulu faire partager en publiant ses mémoires.
Dans l'entre deux : une double page s'ouvre et se ferme, un regard se replie sur lui même, une bouche s'entrouvre, une césure, un amour. Stéphane Ebner raconte en mots et en images une histoire d'amour où alternent des autoportraits partiellement dessinés, des formes rouges, des mots. Ces éléments donnent aux amants une forme fragmentaire qui les révèle petit à petit. Les amants monotypes, exemplaires uniques d'un moment à venir, emmènent le lecteur dans la part aléatoire de l'amour. Au bord d'une histoire à construire. Ainsi l'image de soi face à l'être aimé se révèle fragmentaire et incomplète. L'un et l'autre se cherchent, se fondent, s'absentent, s'aimantent... entraînant le lecteur dans leur quête et leur rencontre amoureuse.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.